jeudi, août 28, 2008

Une éducation-instruction parentales.

À partir de cette année, tous les enfants du Québec - qu'ils soient catholiques, juifs, musulmans ou bouddhistes - devront apprendre qui est Jésus, ce qu'est Noël, qui est Bouddha et quels sont les cinq piliers de l'islam. On leur expliquera que tout ça, ce sont des croyances et pas nécessairement des faits avérés.

En dehors de l'instruction, l'école usurpe un pouvoir détenu par les parents. L'éducation est un devoir parental. Notre « Ministère » s'affuble d'un substantif discordant :
Ministère de l'Éducation... (À écouter!) Comme on avait hâte d'enterrer la loi créant le Ministère (département) de l'Instruction publique votée en 1897. En 1964, démocratiser l'instruction était un développement nécessaire. Élargir le mandat public jusqu'à remplacer les parents, jusqu'à faire des enseignants des « surveillants éducatifs », il y a de l'errance. L'école publique n'a pas à transmettre de valeurs religieuses ni de valeurs a-religieuses. L'école n'a pas à 'transmettre' le doute...

Quand le système juge à propos, dans le curriculum de l'élève, d'enseigner l'histoire du Québec, l'évolution mondiale, il pourrait aussi enrichir ce contexte historique par un canevas étoffé sur les principales religions. Ça ne porterait pas le nom « d'éthique » mais d'un savoir transmissible qui, de tout temps, se nomme « histoire ».


Je prédis que dans moins de trois ans, le Ministère de l'Éducation parlera de réforme... du cours d'éthique!

mercredi, août 27, 2008

dimanche, août 24, 2008

Pour plusieurs comme pour moi, des moments d'amitié ne se renouvelleront plus.

Ghislain est décédé, ce vendredi, le 22 août.

Lise, son gros chien de 13 ans qui ne comprend rien, tout en va-et vient dans la maison, les deux demeurent seuls.

lundi, août 18, 2008

J'aurai connu le saumon d'Hélène...

N'en méritais pas tant.

L'amateur en chair que je suis, pousse au bout de la table, sa dernière prise de doré. L'attente recréera le désir... Faute du saumon d'Hélène, je mangerai bien du doré, un jour ou l'autre...

Mon Dieu que c'était bon, ce saumon, des merguez, ces tuti-zamise-gueules. Du six sevices en lieu confortable! D'un goût à vivre pour manger! Les from's, la t'chocolate de fin de table!!! Ça nous poussait pas dehors!

Dieu? Mon ami en a parlé. Connaissant aussi mes goûts natures et autres sujets où j'y mets la dent, il me suggère une lecture. "Dans la belle nature de Dieu." Rapidement, j'ai noté.

Depuis mon passage-pensionnaire à Chertsey, j'ai collé dans mes valeurs, mes briques, à l'époxy, le dieu d'une chapelle et ces chevreuils ayant dévoré les jeunes pousses de mon jardin. Que j'aurais aimé les suivre sous la voûte des grands arbres. Partir. Partir dans un 'vers' profond.

Au sifflet, je suis revenu, en grains de chapelet, suivre. Un chemin a toujours une fin.

"Dans la belle nature de Dieu." De qui? Mgr Tihamer Toth... Fébrile, Internet, Google, pitonne... Déception! Je n'ai pas trouvé d'info ni de texte en rapport avec la bonne oeuvre suggérée.. Par contre, j'ai mis les yeux sur du « 1938+ ». Daté, repris le 11 juillet 2008...

Le chemin de l’incroyance - I - La science
Le Symbole des Apôtres - Introduction. LA FOI L'EXISTENCE DE DIEU, sermons prononcés dans l'église de l'Université de Budapest, par Mgr TIHAMER TOTH. (traduits du hongrois par l'Abbé Marcel GRANCLAUDON). Editions SALVATOR, 1938)

Enregistré dans :
Société, Connaissance de Dieu, Sujets qui fâchent — 11 juillet 2008 @ 17:35
Si vous êtes darwiniens, vous ne vous rendrez pas au bout!

(Prenez le temps de vous mettre à la place des oreilles qui écoutaient... Des yeux qui dormaient... Des foi's' qui fuyaient... Des chevreuils 'prosélytant'...)

Pister une trace, oui. Suivre une ornière? On veut en sortir au moment où on sent la 'direction' gênée...

dimanche, août 17, 2008

J'adore la cartoufle.Et vous?


17 août 1737
Naissance de Parmentier, qui réhabilita la pomme de terre en France.

La première trace dont l'Histoire ait gardé le souvenir d'une consommation de pommes de terre dans notre pays (on l'appelait alors la cartoufle), serait d'avoir été servie à la table de Louis XIII en 1616, mais le roi dut les trouver immangeables car il n'y eut absolument aucune suite donnée à cette tentative. Turgot fit de nouveau un essai pour tenter de répandre l'emploi de la cartoufle en France. Il avait commencer à en lancer la culture dans certaines régions comme le Limousin ou l'Angoumois, mais les préventions de l'opinion publique étaient telles que, malgré un avis favorable et rassurant de l'Académie de médecine, il avait dû renoncer à son projet.

Quand Parmentier reprit l'idée, il publia une analyse chimique de la pomme de terre, essayant ainsi de démontrer qu'elle ne présentait véritablement aucun danger. Mais les Français demeuraient toujours aussi réticents. Pour secourt leur routine, pour réussir à les convaincre, il fallait, pensait-il, un coup d'éclat et tout d'abord la protection d'un haut personnage. Il obtint celle de Louis XIV lui-même, à qui il demanda aussitôt cinquante arpents de la plaine des Sablons. Ce terrain était fait de sables qui semblaient à première vue assez stériles, mais Parmentier s'acharna : il laboura lui-même et planta les cinquante arpents. Les premières fleurs qui poussèrent furent aussitôt cueillies et portées au roi. Et l'on raconte que, malgré le sourire moqueur de nombreux courtisans, le 24 août 1786, veille de la Saint-Louis, le roi parut, une fleur de pomme de terre à la boutonnière. La vogue de la fleur entraîna celle du tubercule.

Avant de devenir utile, la pomme de terre était devenue à la mode. Pour exciter encore la curiosité des Parisiens, Parmentier avait fait placer des gardes autour de ses champs. Pourtant, une nuit, une bonne partie des pommes de terre furent volées. En apprenant le larcin, Parmentier fut ravi et récompensa largement le porteur de la nouvelle : c'était pour lui la certitude « qu'il n'existait plus de préjugés contre la pomme de terre » disait-il. Quelque temps plus tard, il organisa un grand repas en invitant toutes les notabilités de l'époque, dont Franklin et Lavoisier. La pomme de terre avait été préparée sous toutes les formes possibles et imaginables : elle constituait absolument tous les services du repas, depuis le potage en allant même jusqu'à la liqueur, qui en avait été, elle aussi, extraite.

Mot d'enfant.
-- Qui aimes-tu le mieux mon petit Jérôme, ton père ou ta mère?
-- Le patates, tabarnak!

samedi, août 16, 2008

Corollaire à Darwin 101 – Fin.

(précédaient, sept rencontres.)

Le champ de vos réflexions sera le cahier de votre évaluation et sanctionnera votre morale tenace à suivre mes misères.

NIVEAU UN.
Ce qui se place bien dans une conversation de type « Femmes savantes »...
-- Tout changement du vivant est le résultat de lois et non d'interventions miraculeuses.
-- L'homme ne descend pas du singe; il est un singe.
-- L'intelligence n'est qu'une adaptation dans un but de survie.
-- L'homme, c'est un animal de dernière minute.


NIVEAU DEUX.
Pour débuter
un conte à tenir les enfants sur le bout du lit... Depuis que l'homme développe une tête-chercheuse.

« Les créatures vivantes naquirent de l’élément humide, quand il eut été évaporé par le Soleil. L’homme était au début semblable à un poisson » (Hippolyte)
... ¤¤¤ °°°


« Les premiers animaux furent produits dans l’eau, enfermés dans une écorce épineuse. Avec le temps il firent leur apparition sur la partie la plus sèche. Quant l’écorce eut éclaté, ils modifièrent leur genre de vie en peu de temps. » (Aétius)
... ¤¤¤ °°°

« À l’origine l’homme naquit d’animaux d’une autre espèce. La raison en est que, tandis que les autres animaux trouvent tout de suite leur nourriture par eux-mêmes, l’homme a besoin d’une longue période d’allaitement. Il en résulte que s’il avait été à l’origine ce qu’il est maintenant, il n’aurait jamais survécu.» (Pseudo-Plutarque)
... ¤¤¤ °°°

Empédocle, né à Agrigente vers 495 avant J-C, stipule que la nature a d’abord créé des ébauches imparfaites, des êtres incapables de survivre et surtout de se reproduire.
« Des visages en ébauche, dit-il, ont bourgeonné sans être rivés à aucun cou ; des bras erraient sans épaules, des yeux privés de front... »

Ces membres épars se sont d’abord assemblés au hasard :
« Maints furent ceux qui naquirent alors avec deux poitrines et deux visages ; il y eut des boeufs à tête humaine, des têtes de taureau sur des bustes d’hommes ; les formes des mâles se mêlaient à celles des femelles... »

Finalement, toujours par cause du hasard, divers organes se sont assemblés de façon à former des êtres bien constitués, avec des sexes séparés. Ils survécurent, se reproduisirent et produisirent des êtres à leur image.
... ¤¤¤ °°°

Le grand poète latin Lucrèce s’exprime lui aussi sur le sujet. (...) On le décrit comme un précurseur darwinien en partie pour les affirmations suivantes :

On pourrait voir ici une théorie de sélection naturelle par adaptation :
« La nature du monde entier se modifie avec le temps : sans cesse un nouvel état succède au plus ancien selon un ordre nécessaire ; aucune chose ne demeure semblable à elle-même ; tout passe, tout change et se transforme aux ordres de la nature. »

« Ni la vision n’existait avant la naissance des yeux, ni la parole avant la création de la langue ; c’est bien plutôt la naissance de la langue qui a précédé de loin celle de la parole... Tous les organes sont antérieurs à l’usage qu’on en a pu faire. »

NIVEAU TROIS.
Implications philosophiques des innovations de la théorie darwinienne.

-- Le remplacement d'un monde fixe, statique, par un monde dynamique en évolution (cette proposition n'est pas originale à Darwin).

-- La démonstration de l'implausibilité du créationnisme.


-- La réfutation d'une théologie cosmique.

-- L'abolition de toute justification pour un anthropomorphisme absolu en appliquant à l'homme le principe d'ascendance unique.

-- L'explication du "dessein" du monde par le processus matérialiste de la sélection naturelle, entièrement étranger aux dogmes du christianisme.

Je sais; vous savez; nous disparaîtrons. Conjuguons nos efforts à éloigner ce temps relatif. L'espoir d'une vie meilleure ne me gruge aucune énergie. Et vous?




Note au lecteur. C'est à larges lampées que j'ai bu, que je me suis nourri du travail de Louise Gendron, L'Actualité, 15 mai 2008. Voir la note de départ.)

mercredi, août 13, 2008

Le téléphon qui son...

Nino Ferrer est mort, il y a dix ans. Suicide. Une balle au coeur. 64 ans. Parti dans les blés.

Dans mon échelle de valeurs, pour parodier « dans mon livre à moi », ce gars a marqué la chanson française.

Une bonne âme musicale entretient un
site dédié. Jetez un oeil, tendez une oreille... C'est charmantement inventif. Partage d'émotions.

Oui, oui, il y a le téléphon qui son...

Le contrôle du rythme. Petits mots, petites histoires, miettes de quotidien.

J'adore "le cornichon". Me penche bas, bas pour le cueillir. Fais mes prières. Je lui dis "Ave, Cucumis sativus", ça va chez vous? Le cucurbitacé me musulmanise.


Les Français de France l'ont oublié. Même son « Mao Mao » olympique!

Un rare journal français qui parle de lui, ce matin...
Le Parisien.

Cette histoire me rappelle. 'Attendez que je me souvienne'... Qui a écrit, chanté, '
Amène-nous à la ronde'... Triste destin.

Comme les Français, les Québécois savent tuer.

Darwin 101, 7e rencontre.

Si la société avait tenu compte de Darwin...

Conclusion de ces rencontres. Pour revoir, relire ces rencontres, on clique sur le tag ou le label « Darwin ».

En 1831, c'est un naturaliste amateur de 22 ans qui monte à bord du Beagle. Cinq ans plus tard, c'est un scientifique accompli qui débarquera.

Où est Darwin? Partout!

En être à la conclusion des six rencontres ayant pour but de jeter un regard contemporain sur ce que tout le monde sait, soit la description du cheminement de la vie selon Darwin, précurseur, maintenant entourés d'amis!, me contraint à un retour en arrière.

Quel contexte social portait le savant 'déducteur' à élaborer sa laborieuse réflexion? Lui qui a dû littéralement cacher « la transmutation des espèces » dans un fond de tiroir durant vingt ans... Comme Galileo Galilei, Nicolas Copernic ou Isaac Newton, il est devenu un des ces explorateurs immobiles sans presque jamais quitter leur bureau et ont réussi à changer profondément notre vision et notre compréhension du monde. Darwin n'était pas un reclus pour autant. Durant 30 ans, il entretient une correspondance avec 2000 scientifiques! Publie, publie, publie sur des dizaines de sujets.

Un jour décisionnel, 22 ans après être débarqué du Beagle, il est conduit à publier sa célèbre théorie, son explication causale; un autre naturaliste,
Alfred Russel Wallace lui écrivait pour lui soumettre sa théorie... qui se révélait à peu près la sienne! Et up! chez l'imprimeur...

Bien avant, le milieu philosophique, scientifique avaient poussé ses influences: «
l'esprit de Buffon », Antoine-Nicolas Duchesne , le Chevalier de Lamarck, Robert Edmond Grant.

L'époque... 1859. Publication « De l'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ». Tous les exemplaires s'envolent en un jour. Quel boucan dans l'aristocratie britannique, « nous sommes des singes »! Les esprits religieux se scandalisent, « contredire la Bible »!

Copernic, montrant que la Terre tourne autour du Soleil (et non l'inverse), avait ébranlé le piédestal sur lequel l'homme s'était juché. Darwin l'en a fait dégringoler en faisant de lui un animal comme les autres.

Sommes en pleine Révolution Industrielle, dans ses différentes vagues d'industrialisation. Darwin n'est pas seul à brasser la société...


« Au même moment, alors que s'achève enfin la première traduction anglaise du livre premier du Capital, Marx, selon certaines sources, écrirait à Darwin pour lui proposer de la lui dédier. Darwin déclinera cet honneur dans une lettre polie et réservée, tout comme il avait accueilli avec froideur l'envoi de l'édition allemande, quelques années plus tôt. Dans sa réponse, il qualifiera même au passage la propagande athée ou antichrétienne de « préjudiciable à la libération de l'esprit ». En réalité, cette histoire répétée par tous les biographes n'est pas exacte. Darwin répond dans cette lettre à un autre livre et Marx ne croit pas que les idées de Darwin soient transposables à l'analyse sociale.

Pourtant, que de points communs entre la théorie de la sélection naturelle (qui aboutit a la mutation des espèces vivantes), la théorie de la lutte des classes (qui aboutit à la mutation des espèces sociales), et l'autre grande théorie du XIXe siècle, celle de la thermodynamique (qui aboutit à la mutation des états de la matière)! Toutes trois parlent de variations infinitésimales et de sauts majeurs ; toutes trois parlent aussi d'un temps qui s'écoule irréversiblement: vers Ie désordre, dit Carnot; vers la liberté, dit Marx; vers le mieux adapté, dit Darwin. S'adapter aux désordres de la liberté: tel est ce qui réunit Carnot, Marx, Darwin, les trois géants de ce siècle. »

-- Karl Marx ou l'esprit du monde (Fayard) Jacques Attali page 403

(Pour apprécier Sadi Carnot .)


Une fois le travail « sur la vie » de Darwin localisé dans son époque, situons la vie et finalement, celle de l'homme dans le temps universel... Toute une tâche en quelques lignes! Une image classique aidera.



À partir de 600 Ma (10h25 sur l'horloge), il y aura une sorte d'accélération dans le développement de la Vie: d'abord de nombreux animaux étranges (la faune d'Édiacara), considérés par certains comme les premiers métazoaires connus (organismes pluricellulaires), ainsi que les premiers squelettes minéralisés; puis, ce que certains ont appelé le "big bang" de la vie, avec la faune de Burgess (-525 Ma). Pour présenter la relativité du développement de la vie, l'horloge indique la durée de vie des fameux dinosaures (de 11h19 à 11h48, soit de -230 à -66 Ma); quant à l'homme, c'est un animal de dernière minute, étant apparu vers les 11h58 (il y a moins de 1 Ma).

Par ignorance, comme moyen se survivre, l'homme s'était juché sur un piédestal... Il me vient une phrase de M. Pagnol (La gloire de mon père) que j'exprime dans mes mots: la faiblesse de notre raison justifie nos croyances.

L'animal pensant a mis du temps à saisir toutes les implications de la théorie de l'évolution; encore plus à en tenir compte. Il va le payer...

La médecine, notamment, en négligeant de penser de façon darwinienne, a permis l'apparition de micro-organismes résistants aux médicaments conçus pour les combattre, tels les antibiotiques. La pharmacorésistance pourrait bien être l'un des plus grands défis de la médecine du XXIe siècle. En exemple, arrive en 1940, la pénicilline, un vrai miracle contre la tuberculose. La pénicilline est maintenant presqu'innofensive... La tuberculose revient. Le Canada recense près de 2 000 nouveaux cas par année depuis quinze ans!

Pesticides, herbicides, même canon. Et la transgénèse qui en inquiète plus d'un. Lectures suggérées: «
Ni Dieu ni Gène.». « Alerte aux antibiotiques. »

Sans référence au psy Mailloux, au travers des bicycles de Darwin, on peut certainement s'interroger face aux beaux principes onusiens: égalité des chances pour tous; tous les hommes sont égaux. L'espèce humaine poursuivra-t-elle son existence avec les peuples, les races que nous connaissons maintenant? Puisqu'ils n'ont pas toujours été du parcours...

Darwin est-il le précurseur du racisme moderne? Ha! Ah! crierait M'sieu Familiprix.

... ooo 000 ooo ...
La 8e et dernière rencontre apporte, en corollaire, trois niveaux de réflexions.

lundi, août 11, 2008

J'arrive du cinéma Star Cité, Montréal.

Tout à fait bien ressenti. J'ai les 'nerfs' à vif; sentiment d'épuisement; comme écrasé. Un honneur du vide mental dont j'ai profité. Durant plus de trois heures, incluant la conversation avec des gens de la salle, après la projection, « La graine et le mulet » m'a sorti de mon nombrilisme estival-pluvial-fluvial.

Un suspens de haut niveau. Inclassable. Aux antipodes des séries noires. Rien, mais rien d'hollywoodien. Une caméra collée aux visages. Visages paysages plein écran. Plans mimesques. Traduction de sentiments, d'états d'âme, d'éclats de présence; révélation du vrai ou rappel du cinéma vérité.

Pas un coup de feu. Pas une poursuite en auto. Pas un coup de poing. Aucun pétard. Des voix à vous déchirer le tympan. Des monologues d'une intensité à vous questionner sur la médaille d'or d'Yvon Deschamps. Du cinéma, sous tension, réinventé. Le spectateur est tenu en lévitation.

Il m'est arrivé, pulsivement, le désir d'aller à l'écran, de vouloir aider... Ridicule?

Les acteurs? Du vrai vrai monde. Illusion parfaite. On les écoute. On a le fixe. On veux goûter à ce qu'ils mangent ( La graine? Les petites graines dans le couscous. Le mulet? Le poisson méditerranéen dans la recette du couscous au poisson... Tellement bon à l'écran!). On touche à leur humanité. Des talents à faire école.

L'histoire? Bien petite et tellement grande de réalisme. Je vous la raconte.

Il était une fois, des algériens, voulant survivre, qui piétinèrent leur instinct d'appartenance, migrèrent dans le sud de la France, au point d'en acquérir la nationalité. Vous allez voir le film? Vous entrerez chez eux. Vous voudrez de leur chaleur.

Observations sociales de Français coupe-coupe, d'immigrés chargés d'amour et de haine.

L'entonnoir humaine. L'entraide. La survie. Du darwinisme pur et dur.

vendredi, août 08, 2008

Chaque pomme est une fleur qui a connu l'amour. F. L.

Superstition, crédulité, fétichisme, le 8 du 8, 2008 nourrit bien des chinoiseries. C'est par milliers, aujourd'hui, que des couples se passent mutuellement l'anneau 'olympique' au doigt. Je leur souhaite un nid, que dis-je, un stade de bonheur!

(Le spectacle d'ouverture! Quel chinois bonheur! Le globe terrestre devenant une lanterne chinoise...)

Au Québec, pendant ce temps, ce jour d'aujourd'hui, rappelle le départ de notre héros, géant culturel, pôle d'identification, repère dans nos valeurs.
Félix Leclerc est né le 2/08/1914 et décédait le 8/08/1988



Membres fondateurs de l’OBT et leurs invités au grand bal costumé du 12 janvier 1946, au Monument National, boulevard Saint-Laurent, à Montréal.

1er rang : Félix Leclerc, Yolande Cloutier, Madame Pierre Dupuy, Andrée Viens-Leclerc, Père Émile Legault c.s.c.;
2e rang : Gina Vaubois, Marcel Thérien, Roger Varin, Ninon Pedneault, Denyse Marsan, Rosario Fortin;
3e rang : Georges Kelly, Georges Groulx, Jacqueline Rathé -Varin, Noël Brunet, Louise D'Amours, Lionel Renaud et son épouse.

L’honorable jury comprend le jeune auteur-compositeur-interprète Félix Leclerc et le cofondateur du théâtre des Compagnons de saint Laurent, le Père Émile Legault.

jeudi, août 07, 2008

C'est bon pour le moral!



Publicité cinéphile!!!
Bienvenue chez les Ch'tis! A et B

La graine et le mulet. A

mercredi, août 06, 2008

What a glorious feeling!!!

Vigneault parle bien du pays.
Bécaud chante bien la pluie.
Nous avons le pays et sa pluie.

"...I've a smile on my face
I'll walk down the lane
With a happy refrain
'Cause I'm singing
Just singing in the rain..."

Le jour où la pluie viendra
Nous serons, toi et moi
Les plus riches du monde
Les plus riches du monde
Les arbres, pleurant de joie
Offriront dans leurs bras
Les plus beaux fruits du monde
Les plus beaux fruits du monde
Ce jour-là

La triste, triste terre rouge
Qui craque, craque à l'infini
Les branches nues que rien ne bouge
Se gorgeront de pluie, de pluie
Et le blé roulera par vagues
Au fond de greniers endormis
Et je t'enroulerai de bagues
Et de colliers jolis, jolis

Le jour où la pluie viendra
Nous serons, toi et moi
Les fiancés du monde
Les plus riches du monde
Les arbres, pleurant de joie
Offriront dans leurs bras
Les plus beaux fruits du monde
Les plus beaux fruits du monde
Ce jour-là...

Tous ces jours-là.

dimanche, août 03, 2008

Changement de compteurs


Le visiteur aura remarqué un changement dans la colonne de droite: le compteur de visites.

Quand on offre un service sur le grand WEB, je ;-) ... Si, parfois, c'est bien vrai, dans d'autres occasions, la gratuité n'a qu'un temps. Au début, j'ouvrais la colonne de droite avec une horloge. Elle n'y est plus. Après un certain temps, un certain nombre de fois que le blogue était appelé dans vos ordinateurs, une 'PUB' a commencé à apparaître, une fois par jour, sur votre écran. si vous reveniez une deuxième fois dans la même journée, la 'PUB' ne vous importunait plus... Stratégie de marketing et gagne-sous pour les 'spamers'.

Feu le compteur en était rendu à une semblable stratégie. J'espère avoir bien ciblé l'importun.

Le nouveau compteur vient d'un site de 'malades des puces'. Du sérieux de jeunes français. Leur travail m'est sympa! Une offre à ne pas refuser pour les webmestres... Clique sur un des diptères... Si tu préfères écouter Joe Dassin!

samedi, août 02, 2008

Un conte pour vous, vos tout-petits...



Félix souhaite
une bonne nuit
à vos tout-petits.

Un petit bouton,

4 flèches,
vos permettra le plein écran.

La voix du fabuliste, du conteur, du paysagiste est unique...

(À la toute fin du conte, la possibilité d'envoyer le lien à un ami, des tout-petits, est offerte. Cette fonction "ne fonctionne pas" en mode grand écran. Faudra revenir au mode normal.)

Monument national. National.

Nous sommes au début du siècle dans une petite ville située aux marches du Québec habité. Un enfant de 12 ans fait l'apprentissage de la vie. Chaque rencontre, chaque expérience contient sa leçon. L'amitié, l'amour, la mort, la misère, mais aussi le bonheur lui sont tour à tour révélés. Et la nature vierge, où on peut s'échapper, est aux portes de la petite ville pionnière… Mais très vite--trop vite- arrive le moment où l'enfance devient « comme un vêtement trop étroit » qu'il faut quitter. Félix Leclerc fait ici la preuve qu'il savait mieux que personne magnifier la vie, celle des humains et celle de la nature. Cette chronique des jours heureux est aussi un tendre chant du monde.

Le voir, c'est l'entendre.

vendredi, août 01, 2008

L'homme noble. Né a'a Tuque.

La souveraineté vue par ..., c'était une chose grande, noble, tranquille et polie.

Exactement comme lui l'était.


S'il faut réécouter une seule chanson de ..., le choix sera déchirant - l'oeuvre sur disque est foisonnante, sans parler de la littérature qu'il a laissée aussi.

Pourtant, il en existe bien une qui a été conçue presque en forme de testament, par laquelle il rejoint certainement le cercle fermé des grands chansonniers humanistes et imagistes où on trouve aussi Léo Ferré, par exemple - ... est tout juste moins enclin au désespoir.

Cette chanson, c'est Mon Fils (1978), orchestrée aussi par Dompierre, une parabole qui montre un dieu s'adressant à sa créature, cet « orgueilleux tas de glaise» C'est un poème qui élève l'esprit et serre le coeur, et qu'il faudrait citer au long pour en donner une juste idée. C'est un condensé du regard qu'a posé ... sur le monde et sur la vie. Et, autant que la noblesse, on y trouve la sérénité, celle qui vient après «soixante ans d'une vie», après «les migrations / les transits, les voyages»

Extrait de l'édito de Mario Roy.




Je le cite au long.

Je t'ai montré, mon fils
Ce que j'ai fait de mieux

Un soleil plein les nues

Des aurores boréales

Des cascades d'étoiles

Tombant dans le néant

Sur les branches du vent
Je t'ai prêté, mon fils

Soixante ans d'une vie

Cinq fois celle du cheval

Deux fois celle de Jésus

T'en a passés quarante

À te ronger d'angoisse

À boucher l'horizon

N'y laissant que des fentes
Ne t'ai-je pas donné

Talent, santé, salaire

Enfants, saisons, maison

Et femmes à aimer

T'as préféré les routes

Nu comme un épervier

Manteau de la déroute

Sur blessures cachées
Orgueilleux tas de glaise

Tu me mets mal à l'aise

Quand ils ont vu la mer, tes yeux

Quand ta langue a goûté le vin

Tu m'as souri, je crois

Une des rares fois
Il est temps que tu rentres

Finis les migrations

Les transits, les voyages

Il est l'heure, couche-toi

Et viens dans mon Royaume

Tu ne partiras plus

Viens pour te reposer

Viens savoir si j'existe

Je ne peux le quitter. Standing ovation... Je cris encore.... Il revient sur scène.




Bloque de l'Édito... Félix Leclerc: votre chanson préférée?

La discographie de Félix Leclerc.