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jeudi, décembre 09, 2010

John Lennon : 30 ans après sa mort, il règne encore...



John Lennon - Happy Xmas (War Is Over)

(Happy Xmas Kyoko
Happy Xmas Julian)

So this is Xmas
And what have you done
Another year over
And a new one just begun
And so this is Xmas
I hope you have fun
The near and the dear one
The old and the young

A very Merry Xmas
And a happy New Year
Let's hope it's a good one
Without any fear

And so this is Xmas
For weak and for strong
For rich and the poor ones
The world is so wrong
And so happy Xmas
For black and for white
For yellow and red ones
Let's stop all the fight

A very Merry Xmas
And a happy New Year
Let's hope it's a good one
Without any fear

And so this is Xmas
And what have we done
Another year over
A new one just begun
And so happy Xmas
We hope you have fun
The near and the dear one
The old and the young

A very Merry Xmas
And a happy New Year
Let's hope it's a good one
Without any fear
War is over, if you want it
War is over now

Happy Xmas

dimanche, juin 13, 2010

Tous les gens d'Église ne sont pas admirables

Ou ce long titre.
Le pape et le sexe. Encore! Va-t-on finir de ternir, par ricochet, la réputation des religieuses, des religieux qui construisaient le Québec et des ailleurs. La romaine religion pourrait-elle s'occuper à autres "activités" humaines?

Acquiescement, parallèle, accord, aval, cohérence, entente, solidarité, complicité, compatibilité, disposition, syntonie. Substantifs désignant mon état de lecteur du dernier texte d'Yves Boisvert.

(Justification secondaire: en reconnaissance au Frère Ernest Rocheleau s.c. dont j'ai bu l'influence sans étancher ma soif de 'la nature', valeur qu'il m'a transmise. Il acceptait la familiarité, le surnom Ti-Ness et je glissais souvent sur Ti-Nestimable! - - Au bas de la page, on apprend qui est ce personnage-enseignant.)
Avis. La couleur verte met en exergue les mots du chroniqueur Yves Boisvert.

En voici, en décousus, tels des bouts de fil blanc, bien voyants, sur la soutane noire.

Il faut peut-être commencer par une sorte de note introductive: ceci n'est pas le texte d'un anticlérical.

Assez vieux pour avoir connu plusieurs religieux, (...)

Des frères et des soeurs de mes parents ont été dans les ordres, comme on dit, et c'étaient à mes yeux des gens remarquables. Mes tantes qui sont des soeurs sont des femmes supérieurement intelligentes, polyglottes, cultivées qui ont consacré leur vie au soin des autres. (...)

On ne peut pas transposer dans notre monde individualiste et hédoniste des vies (entendre religieux, religieuses) tout entières tournées vers autrui.

J'ai connu les dernières générations de prêtres enseignants. Des clercs de Saint-Viateur, à l'école publique, «naturalistes» héritiers de Marie-Victorin, pionniers de l'écologie, amoureux fous de la nature (c'est ainsi qu'on nommait «l'environnement»), passionnés de science biologique.
(…) j'ai eu la chance d'avoir quelques jésuites, professeurs érudits et généreux.

Aucun de ces enseignants ne m'a tripoté, soit dit en passant.
(...)
Tous les gens d'Église admirables que j'ai pu connaître avaient ceci en commun. Ils pensaient incarner l'exemple du Christ dans ce qu'on appelle l'amour du prochain: don de soi, aide, enseignement, etc. Ils n'avaient pas d'intérêt particulier et connu pour la morale sexuelle de l'Église et je ne me souviens pas qu'ils aient perdu beaucoup de temps à tenter de nous l'injecter. (...)

Ça semble pourtant encore et toujours la grande obsession de la hiérarchie catholique, ces jours-ci.

Avant de reformuler hier ses excuses ratées du printemps pour les milliers de victimes des prêtres pédophiles, Benoît XVI s'est lancé jeudi dans une apologie du célibat des prêtres.

Il ne lui suffisait pas de dire que le célibat forcé n'est pas la cause des scandales de pédophilie - (...)

Non, le pape est allé jusqu'à dire que le célibat est «le meilleur antidote» contre le péché et «d'autres scandales causés par nos insuffisances de mortels».

(…) Mais en quoi le fait de n'être pas marié ou en couple éloigne-t-il le prêtre du péché et des déviances? Voilà qui est bien mystérieux (...)

Le pape va jusqu'à dire que s'il fallait que disparaisse le célibat des prêtres, ce sont les racines mêmes de la culture chrétienne qui s'évanouiraient. Le «fondement de la culture chrétienne» serait donc ce mariage entre le prêtre et Dieu, comme entre un homme et une femme. Ce «oui définitif».

Les protestants connaissent pourtant des prêtres mariés comme d'autres célibataires qui tous se réclament du christianisme.

Le célibat des prêtres n'est rien d'autre qu'un dogme catholique historiquement daté. On peut s'attendre à ce qu'un pape, et celui-là en particulier, défende les anciens dogmes. Mais en faire un fondement de la culture chrétienne révèle plutôt une sorte d'obsession sexuelle. Une obsession de contrôle de la sexualité, qui se manifeste à intervalles réguliers sous différentes formes chez le pape comme chez le cardinal Ouellet.

Moi qui croyais que le fondement de la culture chrétienne était la vie de Jésus, pas dans son célibat, mais dans une certaine idée de l'amour. (...)

J'observe seulement cette Église crispée dans sa morale sexuelle, qui s'y accroche désespérément comme un noyé à sa bouée.
(...)
«La plus grande persécution contre l'Église ne vient pas de ses ennemis de l'extérieur mais naît des péchés de l'Église», a dit le pape le mois dernier.
(...)

Pour parfaire une réflexion sur le sujet, on se rend à l'intégral de monsieur Boisvert.
. . . o o o 0 0 0

Frère Ernest Rocheleau (Fr. S.-C.) (1984) Prix Raymond-Gervais Enseignement des sciences
Né à Saint-Gabriel-de-Brandon, il grandit et fit ses études primaires à Montréal. Il entra en religion chez les Frères du Sacré-Coeur à Saint-Hyacinthe en 1926. Il se spécialisa dans les sciences naturelles à l’Université Laval et étudia la biologie marine à Sainte-Anne-de-la-Pocatière. L’Estrie, la Gaspésie, la région montréalaise, les îles de la Madeleine furent l’objet des minutieuses investigations du frère Rocheleau ('disciple' du frère Marie-Victorin é. c.) Plusieurs spécimens qu’il a recueillis sont conservés à l’Université de Montréal et à l’Université d’Ottawa. Une magnifique collection de plus de 1 200 plantes identifiées et montées ainsi qu’une collection d’animaux (*) ont été le point d’admiration dans bon nombre d’expositions. Huit fois boursier du gouvernement provincial, ce grand éducateur fut honoré a maintes reprises. Il a reçu plusieurs trophées, médailles et décorations, dont le titre de l’Ordre du Mérite du Canada en 1976. Le frère Rocheleau a été durant 47 années au service des jeunes québécois. Pendant 28 ans, il a oeuvré comme professeur de sciences naturelles puis d’écologie au collège Roussin de Pointe-aux-Trembles (et Comm.scol. Jérôme-Le-Royer). À son palmarès, il faut aussi noter qu’il a été le fondateur de plusieurs clubs 4-H et qu’il fut le directeur du Bout-en-train pour jeunes naturalistes. Le frère Ernest Rocheleau est décédé en août 1985.

(*) Partie de 'sa' collection d'animaux. Ci-gît ma jeunesse! Moniteur-fondateur du « camp Boute-en-Train » et pédagogue en formation, cette belle 'job' d'été m'était facilité avec ce que je sortais du zoo-inventaire de Ti-Nestimable.


lundi, mai 10, 2010

Vers la Coupe Stanley...

n'Y'en aura pas d'facile!


Le Canadien de Montréal me tiendra-t-il réveillé durant cette soirée (aujourd'hui) au Centre Bell?


En cas de déception, je me suis préparé à retourner dans mes souvenirs... du temps où les cartes des joueurs de hockey sentaient bon la gomme rose.


Beaux souvenirs conservés dans les Archives de Radio-Canada.


Bonne soirée aux amateurs.

dimanche, mars 28, 2010

Je me souviens d'un temps de Pâques où...

...nous sortions enfin nos vélos... les décorions de fleurs de papier offertes à l'occasion des premiers jours du printemps par le vendeur de "mello rolls", de "boules de coco-nut", de "lunes de miel", d'Orangade Crush (bouteille brune), de pétards; un temps où rien ne coûtait plus d'un dollar et donnait un paradis aux enfants. Le semainier paroissial insistait, deux ou trois semaines à l'avance, "Cérémonie/célébration/bénédiction de nos engins". Enfant-de-choeur-surplis-soutane, je tenais le bénitier et le curé Gagnon "arrosait" d'une généreuse ondée, la masse grouillante des bicycles et leur pilote. Arborant de tout ce qui attirait l'attention,  les "béssiks" à trois vitesses créaient des envies, des rêves d'avenir.



Seulement 50 ans d'écart entre 1960 et 2010. Quel monde de différence… (extrait d'un courriel du jour)
Michel apporte son couteau à l’école car il ira dans la forêt après la classe. Il montre son couteau à Jean et lui dit qu’il pense se fabriquer un lance-pierre.
Année 1960 :

Le directeur voit son couteau et lui demande où il l'a acheté pour aller s'en acheter un pareil.

Année 2010 :

L'école ferme, on appelle la POLICE , on emmène Michel en préventive. TVA monte le cas en épingle aux informations, en direct depuis la porte de l'école.
****************

Tu fais une bêtise en classe.
Année 1960 :
Le prof t'en sacre deux derrière la tête. En arrivant chez toi, ton père t'en sacre deux autres.

Année 2010 :

Le prof te demande pardon. Ton père te demande pardon et t'achète une moto.
****************
Daniel et Marc se disputent et se flanquent quelques coups de poing après la classe…

Année 1960 :

Les autres les encouragent, Marc gagne. Ils se serrent la main et ils sont copains pour toute la vie.

Année 2010 :

L'école ferme. TVA
souligne la violence scolaire, le Journal de Montréal en fait sa première page et en consacre 2 autres à "l'affaire".
****************

Eric vole un paquet de gomme à l’épicerie du quartier ; son père lui administre une correction et lui fait comprendre les choses.

Année 1960 :

Eric ne volera plus, grandit normalement, fait des études, va à l’université et devient un excellent homme d'affaire.

Année 2010 :

La police arrête le père d'Eric pour maltraitance sur un mineur. Eric rejoint une bande de délinquants. Le psy arrive à convaincre sa soeur, que son père abusait d'elle et on le met en prison.

****************


À la course à pied, Jean se blesse au genou et pleure. Sa prof Jocelyne le rejoint, le prend dans ses bras pour le réconforter.

Année 1960 :

En deux minutes Jean va beaucoup mieux et continue la course.

Année 2010 :

Jocelyne est accusée de perversion sur mineur, se retrouve au chômage et est condamnée à 3 ans de prison. Jean fait thérapie sur thérapie pendant 5 ans. Ses parents réclament des dommages et intérêts à l'école pour négligence et à la prof pour traumatisme émotionnel. Ils gagnent les deux procès. La prof au chômage et endettée, se suicide.

***************
Changement de l’heure à l’automne.

Année 1960 :

Arrive le jour du changement de l'heure d'été à l'heure d'hiver. Rien d'autre à signaler.

Année 2010 :

Arrive le jour du changement de l’heure d'été à l'heure d'hiver.
Les gens souffrent d'insomnie et de dépression.
*****************

jeudi, mars 18, 2010

50 buts en 50 parties!


(…) Le 28 décembre 1944 restera longtemps dans la mémoire du Rocket. Ce jour-là, le joueur de 23 ans emménage dans une nouvelle maison, y transportant son mobilier, dont un piano. Le soir même, au cours de la partie opposant le Canadien aux Red Wings de Détroit, il mène son équipe à une victoire de 9 à 1 en comptant cinq buts et en récoltant trois passes. Le 18 mars 1945, le Rocket établit ce qui s'avérera le record le plus envié de la Ligne nationale de hockey pendant des années : c'est la première fois qu'un joueur de la LNH atteint la marque de 50 buts en 50 parties au cours de la même saison. Il termine la saison au deuxième rang des compteurs avec 73, derrière son coéquipier Elmer Lach, qui en a 80, et devant Toe Blake, qui a cumulé 67 points. La « Ligne de frappe » a cumulé 220 points, un record pour l'époque. (..)


Rocket, la Comète.

Anecdote trop personnelle.

Maurice Richard était un amateur de pêche passionné. À sa retraite du hockey, il a même possédé une cie qui fabriquait (vendait) de la « ligne à pêche », le monobrin de nylon 'Clipper', les hameçons 'Président'. Commercialement, ça n'a pas été un « 50 parties/50 buts ».

Toujours-zé-til, pour un pêcheur québécois, le Réservoir Gouin n'est pas un lieu inconnu. Dans cette mer intérieure, mainte fois fréquentée par le Rocket, une baie porte son nom. - - J'ai pêché dans la baie « Du Rocket ». J'ai pêché un doré gros comme ça. Quand j'ai éviscéré le poisson, fileté sa chair, j'ai trouvé ceci dans l'estomac du monstre!

Depuis ce temps, la baie « du Rocket » m'est un temple au démiurge. Quand je l'invoque, c'est pour qu'il m'aide à réussir un 'tour du chapeau', c'est-à-dire, trois poissons en trois minutes!

lundi, septembre 28, 2009

La liberté n'est pas une marque de yogourt.

La première fois que j'ai.... Pardon. La dernière fois que j'ai rencontré... Pardon. La première et dernière fois que j'ai rencontré ces deux gars-là, en personne, c'était dû au hasard d'un jour oublié.

Luc Picard était mon voisin de chaise. Tout comme moi, il attendait d'être appelé pour une ponction sanguine. Pas un mot entre nous deux; c'est ainsi quand deux grands timides n'ont que le regard oblique.

Pierre Falardeau était devant nous dans le magasin d'articles de plein-air « Le Baron », rue St-Laurent-Montréal-c'printemps. Ma compagne Lucie lui glisse un mot. Il a fait son 'indépendantiste'.

PHOTO ARMAND TROTTIER ARCHIVES LA PRESSE

Ces deux grands citoyens ont épaulé le Québec culturel.

La Révolution tranquille, culturelle du Québec a 50 c'année. Les historiens la font naître à la mort de Maurice Le Noblet Duplessis, 1959. Suivra, tout près, « C'est le temps que ça change! », slogan électoral libéral.

Pierre Falardeau? Un 'Chevalier de Lorimier' à sa façon. C'est un jeune participant de la Révolution des années 60...

«J'avais quinze ans. Chez mes parents, à Châteauguay, il y avait quatre ou cinq livres, pas plus. Dans le tas, Les Patriotes de David, réédité pour le centenaire de la rébellion en 1937. Je découvrais un trésor. Un trésor dont la couverture cartonnée tenait par un fil. Le papier jauni craquait sous mes doigts.Je tournais les pages avec précaution. L'Histoire se révélait. Mon histoire. J'apprenais des mots nouveaux. Des mots absents de l'école. Absents de la radio. Absents de la télévision. Des noms de villages où des hommes s'étaient battus jusqu'à la mort pour la liberté et l'indépendance de leur pays. De mon pays. J'apprenais les noms de Cardinal et de Duquet, deux gars de Châteauguay morts sur l'échafaud, pour avoir défendu leur peuple. J'apprenais les noms de Chevrefils, Guimond, Thibert, Laberge, tous de mon village, déportés en Australie pour haute trahison. Ces noms, je les connaissais bien. C'étaient ceux de mes voisins, de mes parents, de mes amis. L'Histoire soudain cessait d'être un mot abstrait. L'Histoire devenait essentielle, partie intégrante de ma vie. (…)>

Extrait de

Le blogue de Pierre Falardeau.

Radio-Canada a mis en ondes en septembre 10 émissions pour souligner le 50e de la Révolution tranquille.

* Un Québec en retard

* Un vent de changement

* La nationalisation de l’électricité

* «Qui s’instruit s’enrichit»

* L’affirmation culturelle

* Le déclin de l'Église et la libération de la femme

* La montée du nationalisme

* L’ouverture sur le monde

* L’État, moteur de développement

* L’élan de la Révolution tranquille

« La liberté n'est pas une marque de yogourt ». C'est de pouvoir écouter ces documents de l'histoire récente.


lundi, août 31, 2009

Temps d'été, camp d'été.

31 Août

1924: Une tempête colossale fait des dommages importants dans les Laurentides, au Québec. Elle abat les chalets d'été fragiles, les granges et les dépendances, projette une grange sur l'autoroute près de Trois Rivières, et fait tomber plusieurs plaisanciers dans l'eau. Un propriétaire essaie de couper le courant, craignant la foudre, mais il est jeté dans les airs par le vent et s'écrase contre la façade du bâtiment.

Extrait de «l'Almanach météorologique canadien» de David Phillips. © Environment Canada

dimanche, juin 21, 2009

De Ali Khamenei et du Saint-Office,

Durant sa prêche de vendredi, Ali Khamenei, le gros ayatollah, ce guide coiffé de superbe, dit aux millions d'Irakiens dans la rue « C'est pas beau ce que vous faites. Rentrez chez vous. Sinon... ». À l'instant de sa prêche, 20 journalistes étaient déjà au trou. Une démocratie qui emprisonnent les journalistes...

Quand j'ai entendu ces paroles d'un pouvoir dictatorial, un flash historique m'est revenu. Un parallèle est à faire.

2009 moins 1633... Ça fait 376 ans, aujourd'hui, que l'ignorance corporatiste a fait taire Galilée. Faut pas tirer sur le Pape du temps. À lire sur l'époque, j'ai senti qu'Urbain, le huitième à s'urbaniser, était homme de connaissance. Aurait-il troqué sa blanche soutane pour acquérir un télescope fait main de Galilée? Mon rêve me dit que oui. La 'mécréance dictatoriale' venait d'ailleurs. Du Saint-Office, successeur en ligne directe de l'inquisition médiévale. Peste puisqu'il faut bien la nommer: PESTE. Institution fort probablement louable au niveau des intentions de départ, mais dont l'évolution avait échappée à tout ce qui était civilisé, urbanisé, papauté, d'une quelconque ouverture aux droits individuels.

Je ne connais pas de dieu qui ne veut des genoux meurtris et pire sacrifice encore. L'existence d'un état islamique y a ses sources. L'homme qui se dit le représentant d'un dieu, n'a que faire des libertés individuelles. La démocratie n'a pas d'avenir entre ses mains; elle est sans fondement. Un dictateur s'impose par la force et les filouteries. Force est de constater.

Le 22 juin 1633, au couvent dominicain de Santa-Maria, la sentence est rendue : Galilée est condamné à la prison à vie (peine immédiatement commuée en résidence à vie par Urbain VIII) et l'ouvrage est interdit. Il prononce également la formule d'abjuration que le Saint-Office avait préparée :

« Moi, Galiléo, fils de feu Vincenzio Galilei de Florence, âgé de soixante dix ans, ici traduit pour y être jugé, agenouillé devant les très éminents et révérés cardinaux inquisiteurs généraux contre toute hérésie dans la chrétienté, ayant devant les yeux et touchant de ma main les Saints Évangiles, jure que j'ai toujours tenu pour vrai, et tiens encore pour vrai, et avec l'aide de Dieu tiendrai pour vrai dans le futur, tout ce que la Sainte Église Catholique et Apostolique affirme, présente et enseigne. Cependant, alors que j'avais été condamné par injonction du Saint Office d'abandonner complètement la croyance fausse que le Soleil est au centre du monde et ne se déplace pas, et que la Terre n'est pas au centre du monde et se déplace, et de ne pas défendre ni enseigner cette doctrine erronée de quelque manière que ce soit, par oral ou par écrit; et après avoir été averti que cette doctrine n'est pas conforme à ce que disent les Saintes Écritures, j'ai écrit et publié un livre dans lequel je traite de cette doctrine condamnée et la présente par des arguments très pressants, sans la réfuter en aucune manière; ce pour quoi j'ai été tenu pour hautement suspect d'hérésie, pour avoir professé et cru que le Soleil est le centre du monde, et est sans mouvement, et que la terre n'est pas le centre, et se meut. [...][5] »

Le fameux aparté attribué à Galilée E pur si muove! (ou Eppur si muove - « Et pourtant elle tourne ») est probablement apocryphe[6].

Le texte de la sentence est diffusé largement : à Rome le 2 juillet, le 12 août à Florence. La nouvelle arrive en Allemagne fin août, en Belgique en septembre. Les décrets du Saint-Office ne seront jamais publiés en France, mais, prudemment et pour éviter la controverse, René Descartes renonce à faire paraître son traité du monde et de la lumière.

Beaucoup (y compris Descartes), à l'époque, pensèrent que Galilée était la victime d'une cabale des Jésuites qui se vengeaient ainsi de l'affront subi par Horatio Grassi dans le Saggiatore.

Les positions du théologien liégeois Libert Froidmont (de l'Université de Louvain) éclairent bien toute l'équivoque de la condamnation de Galilée.

En conclusion, j'avance que la peur de connaître, d'encourager la science, le développement de l'homme est le même sentiment quand on craint les libertés individuelles, l'expression démocratique, quand on craint de placer sa vie terrestre au-dessus de tout principe.

mardi, mai 05, 2009

Récits de voyage -- Six et fin

MARCO POLO (1254-1324), La Description du monde (1298)

Marco Polo, né en 1254 et mort en 1324, à Venise, appartient à une famille de marchands. En 1253, Maffeo et Nicolo, dont la femme est alors enceinte, quittent leur ville natale pour rejoindre le comptoir fondé à Constantinople par leur frère, Marco l'Ancien. En 1261, un voyage commercial en Asie les mène jusqu'à Karakorum, la capitale des Mongols où ils rencontrent le Grand Khan Khubilaï Khan, qui les charge d'une ambassade auprès du pape. De retour à Venise, les frères Polo ne peuvent s'acquitter de leur mission: le souverain pontife est mort et l'on tarde à élire un successeur. Ils repartent en 1270, emmenant avec eux le fils de Nicolo, le jeune Marco. Le voyage, par voie de terre jusqu'à Cambaluc (Pékin), dont Khubilaï a fait sa capitale, dure jusqu'en 1275. Marco Polo séjourne alors en Chine jusqu'en 1292, auprès du Grand Khan qui lui confie des missions diplomatiques et administratives en diverses provinces de l'Empire. En 1291, les Polo quittent la Chine; empruntant cette fois-ci une voie maritime, ils arrivent à Venise en 1295.

En 1298, à la suite de combats entre navires vénitiens et génois, Marco Polo est emprisonné à Gênes où il a pour compagnon de captivité l'écrivain Rustichello de Pise. De cette rencontre naît une œuvre fondatrice du genre du récit de voyage, dans la mesure où l'itinéraire suivi ordonne la trame narrative dans laquelle s'inscrivent les descriptions. Après le prologue et l'implication des circonstances qui président au voyage, le livre Jque les contrées traversées ou approchées par les Polo dans Ia route vers le Grand Khan, puis le monde mongol et en particulier la Chine où s'est installé Khubilaï; enfin, le trajet du :our nourrit l'une des premières descriptions occidentales de ce 'on appelait alors les Indes.

Le livre de Marco Polo rencontra d'emblée un grand succès, comme l'atteste le nombre des manuscrits, auxquels les copistes donnent divers titres: La Description du monde (Le Devisee,nt du monde, en ancien français), Le Livre des Merveilles, Il Millione en italien.

Ceylan: tombeau d'Adam (?...) du Bouddha

Sachez encore qu'il y a dans cette Île de Ceylan une très grande et haute montagne, si abrupte et escarpée que nul ne peut y monter sans utiliser de grandes et grosses chaînes de fer, disposées de telle sorte que les gens puissent faire l'ascension de la montagne. J'ajoute qu'on dit qu'au sommet de cette montagne se trouve le tombeau d'Adam, notre premier père. Selon les sarrasins, il s'agit en effet du tombeau d'Adam, mais selon les idolâtres, il s'agit du premier tombeau du premier idolâtre du monde, qu'ils nomment Bouddha Sakyamouni. Ils disent que ce fut le meilleur homme du monde et qu'il fut un saint, à leur manière. Ils racontent qu'il était le fils d'un riche roi, mais menait une vie si pure qu'il ne se souciait pas des choses de ce monde et ne voulait nullement être roi. Quand son père vit son mépris des choses terrestres, sa répugnance à régner, il en futt fort fâché, il le tenta par de nombreuses promesses, mais le fils ne voulait de rien. Ce fut pour le père une grande douleur, d'autant plus qu'il n'avait pas d'autre fils à qui il pût transmettre son royaume après sa mort. Aussi eut-il l'idée de faire construire pour son fils un magnifique palais où il le fit servir par de nombreuses jeunes filles, les plus belles qu'on pût voir, auxquelles il commanda de jouer jour et nuit avec lui, de danser et de chanter pour lui et que le cœur de son fils s'intéressât enfin aux choses de ce siècle. Mais ce fut peine perdue, car le fils disait qu'il voulait partir à la recherche de celui qui ne mourra jamais, bien que tout homme est promis à la mort, vieux ou jeune. Ainsi fit-il. Une nuit, il sortit en secret de son palais, rendit dans des montagnes très hautes et écartées où il se retira pour mener une vie très vertueuse, rude, aussi ardente que s'il eût été chrétien, et s'il l'eût été en effet, c'eut été un grand saint, à la façon de Notre-Seigneur Jésus, tant il menait une vie pure et vertueuse. Quand il mourut, on en informa son père. Quand celui-ci vit mort celui qu'il aimait plus que lui-même, il faillit en perdre la raison, fit faire à son image une statue en or, incrustée de pierres précieuses et la fit adorer aux habitants du pays, et ils disaient qu'il était dieu. Ils le disent encore aujourd'hui joutent qu'il est mort quatre-vingt-quatre fois. La première fois qu'il mourut, il mourut homme, puis ressuscita, devint bœuf et mourut bœuf, ressuscita et devint cheval, et disent-ils qu'il mourut quatre-vingt-quatre fois, et chaque fois il devenait un animal d'une espèce différente; la dernière fois qu'il mourut il devint dieu - à ce qu'ils disent - et ils le tiennent pour le plus grand dieu ...

C'est ainsi que les Récits de mes voyages voyagent.

mardi, mars 17, 2009

Êtes-vous amortel?

« L’amortalité n’est pas un mot, c’est la journaliste Catherine Mayer qui l’a inventé. Elle fait référence à ce nouvel état d’esprit qui fait en sorte que l’âge physique n’a plus d’importance. De plus en plus, les gens vivent leur vie de la même façon qu’ils soient âgés de 20, 50 ou 80 ans. Ils s’habillent à peu près de la même manière, s’intéressent aux mêmes choses (livres, musique, voyages), se conduisent tous de façon semblable.

En d’autres mots, il n’y a plus les jeunes d’un côté et les vieux de l’autre. Il y a des gens avec leurs goûts, leurs intérêts, leur personnalité.

Certains diront que ce refus de vieillir trahit une profonde immaturité. » Bof! Plus j'avance dans mon temps imparti, mois l'immaturité m'est un reproche. Ça commence plutôt à s'apparenter à un compliment! Suivais-je la mode jeune, quand...

I'm a blog you're a blog kiss me!

And I'll turn into a scribe… suddenly!

Donne-moé des pinottes ,

J'm'en vas te transcrire de mes notes!

Pas de blague, voici des blogues à visiter et peut-être à prendre l'habitude de les lire.

Le tout récent Mémoires à l'ultraviolet sur un départ « chapeaux de roues ». Parce que tout neuf, il vaut le plaisir de commencer par la fin... Le tout premier billet. (Malheureusement, il transporte une page de spam à chaque visite. Laissons le temps au technicien de régler le sort à l'importun.)

.....00o0oo..o..

Franchement, il vaut "la peine" de fouiller les archives de ce blogue, autres mémoires ROM du cyberespace, devenu inactif :-(

Il était 26 juin 2006. Le blogueur écrivait...

Au bord de ma rivière, ici j'entends le courant de mes peines ...

Il était 31 décembre 2004. Le blogueur écrivait...

J'ai ouvert ce blogue le premier jour de janvier 2004 en pastichant Alain qui écrivait dans ses Propos sur le bonheur : « Agir, c'est oser. Penser, c'est oser. » En écrivant alors « Bloguer, c'est oser! », je n'aurais su mieux dire. Chaque jour, pour être fidèle au leitmotiv de ce blogue, il m'a fallu oser. Ce que je ne savais pas à ce moment et que je puis affirmer aujourd'hui, c'est que plus encore, bloguer, c'est créer des liens.

.....00o0oo..o..

Bloguevision

Un super blogue à trésors, à sourires, à lippes et à rire!

L'idée...

Il se dit tellement de choses importantes chez les blogueurs et blogueuses que je fréquente, aussi bien dans leurs billets que dans les commentaires qu'ils provoquent... Elles aboutissent malheureusement trop souvent aux oubliettes. L'idée de Bloguevision, c'est de m'arrêter certains jours et de noter au passage celles qui m'interpellent plus particulièrement au fil de mes lectures, de les marquer et d'y revenir éventuellement...

.....00o0oo..o..

Voici des gens de tête. L'exécutif pour qui rien n'est coi. Quoi font-ils? (simple clic!sur leur photo)

D'un lac de tête, de la tête d'une rivière. Sans la tête du metteur en scène, ÉditiQue SM, tout serait presque coi.

(Ce blogue missisquoi, un monument mégabyte, renferme une foule de trucsss pour développeurs de pages WEB. Konsledise.)

.....00o0oo..o..

« Bloguer, c'est oser! » écrivait-on plus haut. Alors je prends le risque de tout gâcher, de jeter votre belle humeur par terre. Encore une fois, il faut que je rationalise. C'est un défaut qui se défend pourtant. (Laissez, pour aujourd'hui, laissez de côté ce lien. Revenez-y un autre jour... J'observe le compteur de 'bonhommes' et mon égo s'aiguise.)

dimanche, novembre 23, 2008

Demandez-vous belle jeunesse

Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps de souffle d'un soupir (Jacques Brel)


J'apprécie, sans amour, me remémorer des pans, en apprendre un peu plus chaque fois sur ces pans, lorsque l'occasion se présente à ma conscience d'homme, de ces pans dis-je, de l'Histoire où l'homme vit de haine pour l'homme, ses motivations étant diverses. Pour dissiper la brume de cette mise en situation, je passe aux exemples.

___ L'hiver dernier, en Syrie, j'ai arpenté des châteaux-forteresses en ruines érigés par les « Croisés »... Ce que j'ai appris sur ces bandits-assassins-maîtres-d'esclaves de grands et de très grands chemins, ne s'ajuste en rien à l'image idyllique des beaux contes prêchés du pape Urbain II ou de Richard Coeur-de-Lion! -- "Mais ceux-là, mes ennemis, qui n'ont pas voulu que je régnasse sur eux, amenez-les ici et tuez-les devant moi." — Luc 19:27

___ La réalisation actuelle de Dubaï m'est un écoeurement total par son exemple de concentrations des capitaux au plus haut mépris des dépossédés par le capitalisme sauvage. --- Pour entretenir ce faux sourire que je tente de vous dessiner, vous pourriez « relire » la parabole de la mine de Luc 19:11-27


___ Le jour du coquelicot-souvenir est tout juste fané. Il y a 80 ans, il en restait moins à haïr; on mit fin à la guerre. La Grande guerre. Premier conflit majeur de l'ère contemporaine, la Grande guerre de 1914-1918, à laquelle ont participé 19 nations (sans compter leurs colonies), a fait près de dix millions de morts et vingt millions de blessés. L'élément déclencheur? - 28 juin: acte fondateur du conflit, l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand de Habsbourg à Sarajevo par un étudiant nationaliste serbe entraîne un mois plus tard la déclaration de guerre de l'Autriche-Hongrie à la Serbie. Le jeu des alliances entre puissances va faire basculer le monde dans un conflit sans précédent. Puis ce fut l'assassinat de
Jean Jaurès (et paroles) à Paris, le 31 juillet.

___ Tout dernièrement, j'écrivais le billet «
La Nuit de cristal », me remémorant l'Histoire terrible. Encore, il me fallait en apprendre sur l'événement-mort. Avant de rapporter le livre à la biblio, j'extrais de « Le rapport de Brodeck » (Philippe Claudel – Prix Goncourt des lycéens 2007, pp 250-251), pour partager simplement.

(...)

Moi, je ne demandais pas grand-chose. J'aurais aimé ne jamais quitter le
village. Les montagnes, les bois, nos rivières, tout cela m'aurait suffi. J'aurais aimé être tenu loin de la rumeur du monde, mais autour de moi bien des peuples se sont entretués. Bien des pays sont morts et ne sont plus que des noms dans les livres d'Histoire. Certains en ont dévore d'autres, les ont éventrés, violés, souillés. Et ce qui est juste n'a pas toujours triomphé de ce qui est sale.


Pourquoi ai-je dû, comme des milliers d'autres hommes, porter une
croix que je n'avais pas choisie, endurer un calvaire qui n'était pas fait pour
mes épaules et qui ne me concernait pas? Qui a donc décidé de venir fouiller mon obscure existence, de déterrer ma maigre tranquillité, mon anonymat gris, pour me lancer comme une boule folle et minuscule dans un immense jeu de quilles.? Dieu ? Mais alors, s'll existe, s'll existe vraiment, qu'll se cache. Qu'll pose Ses deux mains sur Sa tête, et qu'Il la courbe. Peut-être, comme nous l'apprenait jadis Peiper, que beaucoup d'hommes ne sont pas dignes de Lui, mais aujourd'hui je sais aussi qu'll n'est pas digne de la plupart d' entre nous, et que si la créature a pu engendrer l'horreur c'est uniquement parce que son Créateur lui en a soufflé la recette.

(...)

Coudon, "je donne mon avis non comme bon mais comme mien." (Montaigne)

dimanche, novembre 09, 2008

Un bon fasciste est un fasciste mort !

Puis-je me réjouir de la mort d'un politicien? Ce n'est pas une permission que je demande; c'est votre attention!

J'apprends la mort de Jörg Halder (Vienne, Autriche). Pro-nazi, antisémite, xénophobe, il réussissait à captiver une population du sud de l'Autriche, la Carinthie. Il en était le gouverneur admiré... Une histoire a toujours un début. Celle-ci finit bien. Il en reste des traces malheureuses...

Jörg Halder est mort comme le chien de l'histoire de monsieur Stéphane Dion, souvenez-vous: PAF! Sur le poteau! Ce 11 octobre. Bravo! pour l'Autriche. Hourra! pour l'Europe!

Un bon fasciste est un fasciste mort !

Jörg Haider roulait à 142 km/h, au lieu de 70 km/h autorisés, à l'endroit où s'est produit le drame. Vive la vitesse!

Les expertises ont démontré que le politicien avait
une alcoolémie plusieurs fois supérieure au maximum légal. Vive la gnôle!

Si l'actualité (internationale) des droits de l'homme vous intéresse, n'hésitez pas à fréquenter ce site sous l'image aminée.




lundi, octobre 13, 2008

Méninges en alerte.

Tout comme en Laurentie et en Abitibi-Témiscamingue, nous anticipions le même phénomène, soit tout l'Estrie offrant son chevalet d'artiste au temps-peintre. Émerveillement d'une courte durée de deux jours, les 8 et 9 octobre.
L'autoroute des Cantons-de-l'Est, en ce temps d'automne, est une artère nourrissant les paysages de toutes couleurs comme ça n'a pas de bon 'sang'.

S'il y a moins de carmin et plus d'ambré qu'à Mont-Laurier, il ne manque absolument rien.


Un premier arrêt prévu, au piémont du massif Orford. Plus secrètement, au lac Stuckely, domaine des Étoiles, la retraite d'un jeune retraité, installé-là depuis dix mois à peine. Quitter la ville pour le compagnonnage des chevreuils quotidiens lui apprenant ce nouveau pays? Oui! Par une volonté tranquille dont l'énergie s'apparente à celle de l'erre d'un paquebot. Bonheur-du-jour de constater qu'il soit arrivé à bon port, arrimé à Eastman.

Chemin faisant hors autoroute, presqu'à pas d'âne, pour respecter l'offrande picturale des « Eastern Townships », nous stoppons le mulet pour un deuxième arrêt, imprévu celui-là, à Cookshire-Eaton. Les Abénakis partis, James Cook y a accompagné les premiers colons américains s'établissant le long de la rivière Eaton. Appréciant le coup de main du guide, les Loyalistes baptisèrent la place de son nom. Voilà pour l'ancienne histoire. La récente, la mienne raconte que j'y viens saluer des amis. Du genre de monde que tu rencontres une fois et que tu sais que ta mémoire ne les perdra pas. C'est tout simple. On ouvre la porte, on dit 'Tourlou!', et 'La santé?' puis c'est le moment de les quitter parce que le soleil descend déjà et qu'il nous reste des montagnes peintes à voir, des 'Mont Ste-Victoire' à collectionner. À l'automne de la vie, le temps manque pour déplier les amitiés.

Presque pieusement, se parlant à demi voix, nous commentons nos impressions devant les campagnes et villages... Bury, Scotstown, La Patrie, Chartierville, St-Isidore-de-Clifton,
St-Malo (Ce village le plus haut du Québec qui a vu naître l'ami que nous venons tout juste de quitter.), St-Venant-de-Paquette, East Hereford, notre lit d'une nuit, à quelques enjambées du territoire de m'sieu Bush.

Depuis quelques automnes, nous projetons marcher le
Sentier Poétique. Nous y sommes enfin. St-Venant-de-Paquette qui renonce à renoncer... Belle histoire à voir! Les Amis du Patrimoine. La paroisse ferme à la fin de 1999. Qu'arrive-t-il? Plus d'école, plus de bureau de poste, plus de Caisse Populaire, plus de dépanneur, plus de culte, cent personnes résidentes... Histoire d'église.

Nous avons tellement aimé; nous avons été tellement impressionnés; nous avons senti l'appartenance au pays! De La Sarre à St-Venant!

Étant donné que le climat électoral actuel ne m'a soutiré aucune cotisation partisane, il a été facile de devenir Ami$ du Patrimoine de St-Venant très politicaly correct.

Les méninges en alerte mais physiquement moulus, les bottines de marche en échange de souliers frais, il a bien fallu dire à Madame Bessette de la Maison de l'Arbre 'Merci pour votre accueil chaleureux. Au revoir! Ce n'est qu'un au revoir'.

Pégase pris l'ordre de nous ramener par monts et par vaux, de prendre un chemin qui rallonge, de ne pas se préoccuper des yearlings sur la route.

Sortant d'un temple presque laïcisé mais pas trop, il nous fut encore pertinent de continuer, les regards méditatifs, et d'égrener notre chapelet de grains de beauté. St-Herménégilde, Coaticook, Barnston, Ayer's Clift, Magog...

Magog, sur la '10'. À notre étonnement, la virée est finie... D'artère, l'autoroute devient un ruban d'asphalte jusqu'à la stalle de Bucéphale. À l'instar d'Alexandre le Grand, d'autres conquêtes occuperont le bourrin.


Promesse de politicien, je vous y amènerai.
--- ---
J'ai scanné une image venant d'un livre... à la rescousse d’un village :
Un Vaisseau dans les Brumes représentant une partie importante de l'intérieur de l'église. Ma foi! que je trouve ce cliché superbe et entretenant l'émotion que j'ai eu en pénétrant dans le temple. 30 ans d'artisanat; 19 essences de bois (?) de la région que les colons apportaient de leur terre et qu'ils oeuvraient eux-même...

De ce scan, j'en ai fait un
fond d'écran, si le coeur vous en dit. (Disponible sur demande pour une plus haute résolution.)


mercredi, août 27, 2008

mercredi, août 13, 2008

Le téléphon qui son...

Nino Ferrer est mort, il y a dix ans. Suicide. Une balle au coeur. 64 ans. Parti dans les blés.

Dans mon échelle de valeurs, pour parodier « dans mon livre à moi », ce gars a marqué la chanson française.

Une bonne âme musicale entretient un
site dédié. Jetez un oeil, tendez une oreille... C'est charmantement inventif. Partage d'émotions.

Oui, oui, il y a le téléphon qui son...

Le contrôle du rythme. Petits mots, petites histoires, miettes de quotidien.

J'adore "le cornichon". Me penche bas, bas pour le cueillir. Fais mes prières. Je lui dis "Ave, Cucumis sativus", ça va chez vous? Le cucurbitacé me musulmanise.


Les Français de France l'ont oublié. Même son « Mao Mao » olympique!

Un rare journal français qui parle de lui, ce matin...
Le Parisien.

Cette histoire me rappelle. 'Attendez que je me souvienne'... Qui a écrit, chanté, '
Amène-nous à la ronde'... Triste destin.

Comme les Français, les Québécois savent tuer.

Darwin 101, 7e rencontre.

Si la société avait tenu compte de Darwin...

Conclusion de ces rencontres. Pour revoir, relire ces rencontres, on clique sur le tag ou le label « Darwin ».

En 1831, c'est un naturaliste amateur de 22 ans qui monte à bord du Beagle. Cinq ans plus tard, c'est un scientifique accompli qui débarquera.

Où est Darwin? Partout!

En être à la conclusion des six rencontres ayant pour but de jeter un regard contemporain sur ce que tout le monde sait, soit la description du cheminement de la vie selon Darwin, précurseur, maintenant entourés d'amis!, me contraint à un retour en arrière.

Quel contexte social portait le savant 'déducteur' à élaborer sa laborieuse réflexion? Lui qui a dû littéralement cacher « la transmutation des espèces » dans un fond de tiroir durant vingt ans... Comme Galileo Galilei, Nicolas Copernic ou Isaac Newton, il est devenu un des ces explorateurs immobiles sans presque jamais quitter leur bureau et ont réussi à changer profondément notre vision et notre compréhension du monde. Darwin n'était pas un reclus pour autant. Durant 30 ans, il entretient une correspondance avec 2000 scientifiques! Publie, publie, publie sur des dizaines de sujets.

Un jour décisionnel, 22 ans après être débarqué du Beagle, il est conduit à publier sa célèbre théorie, son explication causale; un autre naturaliste,
Alfred Russel Wallace lui écrivait pour lui soumettre sa théorie... qui se révélait à peu près la sienne! Et up! chez l'imprimeur...

Bien avant, le milieu philosophique, scientifique avaient poussé ses influences: «
l'esprit de Buffon », Antoine-Nicolas Duchesne , le Chevalier de Lamarck, Robert Edmond Grant.

L'époque... 1859. Publication « De l'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ». Tous les exemplaires s'envolent en un jour. Quel boucan dans l'aristocratie britannique, « nous sommes des singes »! Les esprits religieux se scandalisent, « contredire la Bible »!

Copernic, montrant que la Terre tourne autour du Soleil (et non l'inverse), avait ébranlé le piédestal sur lequel l'homme s'était juché. Darwin l'en a fait dégringoler en faisant de lui un animal comme les autres.

Sommes en pleine Révolution Industrielle, dans ses différentes vagues d'industrialisation. Darwin n'est pas seul à brasser la société...


« Au même moment, alors que s'achève enfin la première traduction anglaise du livre premier du Capital, Marx, selon certaines sources, écrirait à Darwin pour lui proposer de la lui dédier. Darwin déclinera cet honneur dans une lettre polie et réservée, tout comme il avait accueilli avec froideur l'envoi de l'édition allemande, quelques années plus tôt. Dans sa réponse, il qualifiera même au passage la propagande athée ou antichrétienne de « préjudiciable à la libération de l'esprit ». En réalité, cette histoire répétée par tous les biographes n'est pas exacte. Darwin répond dans cette lettre à un autre livre et Marx ne croit pas que les idées de Darwin soient transposables à l'analyse sociale.

Pourtant, que de points communs entre la théorie de la sélection naturelle (qui aboutit a la mutation des espèces vivantes), la théorie de la lutte des classes (qui aboutit à la mutation des espèces sociales), et l'autre grande théorie du XIXe siècle, celle de la thermodynamique (qui aboutit à la mutation des états de la matière)! Toutes trois parlent de variations infinitésimales et de sauts majeurs ; toutes trois parlent aussi d'un temps qui s'écoule irréversiblement: vers Ie désordre, dit Carnot; vers la liberté, dit Marx; vers le mieux adapté, dit Darwin. S'adapter aux désordres de la liberté: tel est ce qui réunit Carnot, Marx, Darwin, les trois géants de ce siècle. »

-- Karl Marx ou l'esprit du monde (Fayard) Jacques Attali page 403

(Pour apprécier Sadi Carnot .)


Une fois le travail « sur la vie » de Darwin localisé dans son époque, situons la vie et finalement, celle de l'homme dans le temps universel... Toute une tâche en quelques lignes! Une image classique aidera.



À partir de 600 Ma (10h25 sur l'horloge), il y aura une sorte d'accélération dans le développement de la Vie: d'abord de nombreux animaux étranges (la faune d'Édiacara), considérés par certains comme les premiers métazoaires connus (organismes pluricellulaires), ainsi que les premiers squelettes minéralisés; puis, ce que certains ont appelé le "big bang" de la vie, avec la faune de Burgess (-525 Ma). Pour présenter la relativité du développement de la vie, l'horloge indique la durée de vie des fameux dinosaures (de 11h19 à 11h48, soit de -230 à -66 Ma); quant à l'homme, c'est un animal de dernière minute, étant apparu vers les 11h58 (il y a moins de 1 Ma).

Par ignorance, comme moyen se survivre, l'homme s'était juché sur un piédestal... Il me vient une phrase de M. Pagnol (La gloire de mon père) que j'exprime dans mes mots: la faiblesse de notre raison justifie nos croyances.

L'animal pensant a mis du temps à saisir toutes les implications de la théorie de l'évolution; encore plus à en tenir compte. Il va le payer...

La médecine, notamment, en négligeant de penser de façon darwinienne, a permis l'apparition de micro-organismes résistants aux médicaments conçus pour les combattre, tels les antibiotiques. La pharmacorésistance pourrait bien être l'un des plus grands défis de la médecine du XXIe siècle. En exemple, arrive en 1940, la pénicilline, un vrai miracle contre la tuberculose. La pénicilline est maintenant presqu'innofensive... La tuberculose revient. Le Canada recense près de 2 000 nouveaux cas par année depuis quinze ans!

Pesticides, herbicides, même canon. Et la transgénèse qui en inquiète plus d'un. Lectures suggérées: «
Ni Dieu ni Gène.». « Alerte aux antibiotiques. »

Sans référence au psy Mailloux, au travers des bicycles de Darwin, on peut certainement s'interroger face aux beaux principes onusiens: égalité des chances pour tous; tous les hommes sont égaux. L'espèce humaine poursuivra-t-elle son existence avec les peuples, les races que nous connaissons maintenant? Puisqu'ils n'ont pas toujours été du parcours...

Darwin est-il le précurseur du racisme moderne? Ha! Ah! crierait M'sieu Familiprix.

... ooo 000 ooo ...
La 8e et dernière rencontre apporte, en corollaire, trois niveaux de réflexions.

samedi, août 02, 2008

Un conte pour vous, vos tout-petits...



Félix souhaite
une bonne nuit
à vos tout-petits.

Un petit bouton,

4 flèches,
vos permettra le plein écran.

La voix du fabuliste, du conteur, du paysagiste est unique...

(À la toute fin du conte, la possibilité d'envoyer le lien à un ami, des tout-petits, est offerte. Cette fonction "ne fonctionne pas" en mode grand écran. Faudra revenir au mode normal.)

vendredi, août 01, 2008

L'homme noble. Né a'a Tuque.

La souveraineté vue par ..., c'était une chose grande, noble, tranquille et polie.

Exactement comme lui l'était.


S'il faut réécouter une seule chanson de ..., le choix sera déchirant - l'oeuvre sur disque est foisonnante, sans parler de la littérature qu'il a laissée aussi.

Pourtant, il en existe bien une qui a été conçue presque en forme de testament, par laquelle il rejoint certainement le cercle fermé des grands chansonniers humanistes et imagistes où on trouve aussi Léo Ferré, par exemple - ... est tout juste moins enclin au désespoir.

Cette chanson, c'est Mon Fils (1978), orchestrée aussi par Dompierre, une parabole qui montre un dieu s'adressant à sa créature, cet « orgueilleux tas de glaise» C'est un poème qui élève l'esprit et serre le coeur, et qu'il faudrait citer au long pour en donner une juste idée. C'est un condensé du regard qu'a posé ... sur le monde et sur la vie. Et, autant que la noblesse, on y trouve la sérénité, celle qui vient après «soixante ans d'une vie», après «les migrations / les transits, les voyages»

Extrait de l'édito de Mario Roy.




Je le cite au long.

Je t'ai montré, mon fils
Ce que j'ai fait de mieux

Un soleil plein les nues

Des aurores boréales

Des cascades d'étoiles

Tombant dans le néant

Sur les branches du vent
Je t'ai prêté, mon fils

Soixante ans d'une vie

Cinq fois celle du cheval

Deux fois celle de Jésus

T'en a passés quarante

À te ronger d'angoisse

À boucher l'horizon

N'y laissant que des fentes
Ne t'ai-je pas donné

Talent, santé, salaire

Enfants, saisons, maison

Et femmes à aimer

T'as préféré les routes

Nu comme un épervier

Manteau de la déroute

Sur blessures cachées
Orgueilleux tas de glaise

Tu me mets mal à l'aise

Quand ils ont vu la mer, tes yeux

Quand ta langue a goûté le vin

Tu m'as souri, je crois

Une des rares fois
Il est temps que tu rentres

Finis les migrations

Les transits, les voyages

Il est l'heure, couche-toi

Et viens dans mon Royaume

Tu ne partiras plus

Viens pour te reposer

Viens savoir si j'existe

Je ne peux le quitter. Standing ovation... Je cris encore.... Il revient sur scène.




Bloque de l'Édito... Félix Leclerc: votre chanson préférée?

La discographie de Félix Leclerc.

jeudi, juillet 31, 2008

Août, Dany Boon , Claude Stratz

J'aoûte
tu aoûtes
il aoûte
nous aoûtons
vous aoûtez
ils aoûtent

La "Départementale" vous y conduit....
Ça me donne le goût de retourner sur les petites routes de France quand les maudits Français sont retournés au travail! Quand le Français dégage la route, ça en fait une maudite bonne route à tout rêve, de dépaysement plein, full paysages. Paisible et cool voyagement.

Puis j'attends à 17 heures pour choisir ma nuit... C'est full vide partout.

Tout juste, j'arrive du Pas de Calais. J'étais Bienvenue chez les Ch'tis. Allez-y; vous vous bidonnerez. C'est dans un cinéma pas loin de vos repères. Humour français, humour gestuel, humour quiproquo. Pas de pipi-caca. Pas de gros gnagna tarte à la crème. Pas de curé-absorbant. Juste un beau gag de société.

Un parallèle est à établir avec "t'sé le film su'a Côte-Nord, pi le m'dcin, là"...

La semaine dernière, théâtre du Nouveau-Monde, je spectatais "Le Malade Imaginaire" d'une troupe de la Comédie française... quintessence du génie moliéresque.

À vouloir renouveler de vieux cierges culturels dans nos mots d'aujourd'hui, on cultive l'obscurantisme sur ce qu'était le verbe qui a consolidé notre langue. -- Je vous déconseille cette adaptation de Molière. Je haiiis le caca-pipi et la jouissance anale pour amuser. Mon quotidien abuse assez de ma personne sans que j'ai à chercher ailleurs.

lundi, juillet 21, 2008

À Québec, il y a un monde fou. "Shocking my dear!"

« Le christianisme disparaîtra. Il s'évaporera, décroîtra. Je n'ai pas à discuter là-dessus. J'ai raison, il sera prouvé que j'ai raison. Nous sommes plus populaires que Jesus, désormais. Je ne sais pas ce qui disparaîtra en premier, le rock 'n' roll ou le christianisme […]. »

Qui a dit ça? John Lennon. Popularité des Beatles non démentie.

Une foule record de plus de 200 000 personnes s’est entassée sur les plaines d’Abraham pour entendre Paul McCartney... (LeSoleil)

Ouff! Ouf! Ou...

Le 49e Congrès eucharistique international a pris fin dimanche à Québec avec la célébration d'une grande messe. Environ 60 000 personnes ont convergé vers les plaines d'Abraham pour le déroulement de cet événement.

Du 15 au 22 juin s’est tenu le 49ème Congrès eucharistique international, à Québec. Quinze mille participants, un enthousiasme soutenu, de splendides liturgies, des centaines d’évêques et de prêtres présents, beaucoup de jeunes, dont de nombreux membres de communautés nouvelles, mais un temps détestable, frais et pluvieux, trois fois pire que ce que l’on peut connaître en Belgique à pareille saison.