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dimanche, août 29, 2010

Océan, un Titan, le seigneur du fleuve Océan, rivière immense qui entoure la terre, aura gratifié mon hameçon...


Vendredi dernier, heures de belle pêche.

Dans une quinzaine de pieds de profondeur, au abord d'une île de Boucherville, face à la ville du même nom, une petite touche, terreur envahissante venue d'un vieux monde,


un gobie à taches noires comme décrit lors d'un reportage de Radio-Canada.



La surprise fut doublée sur la pointe amont de l'île Ste-Thérèse. La population de gobies est tellement dense que l'hameçon en a remonté un par le ventre! 


Les perchaudes auront beau pondre des milliers d'oeufs,
le vorace à grande gueule gobie-gobe-tout s'en trouvera plus heureux.

À plus d'un titre, les migrations chamboulent notre culture des profondeurs!
Le doré, la perchaude, l'achigan se font tasser au profit de nouveaux arrivants.   (++ moules zébrées )
Une désertification du fleuve par nos poissons de souche, à l'instar des fidèles romains en nos bucoliques clochers...
Et pour parodier encore, ce foutu roseau commun qui s'est réveillé dans les années cinquante et qui me rappelle des flèches de minarets en lieu et place de notre humble et douce quenouille...

Il en va de nos écologies sportive et sociale!


Jacques duFleuve


dimanche, juin 13, 2010

Tous les gens d'Église ne sont pas admirables

Ou ce long titre.
Le pape et le sexe. Encore! Va-t-on finir de ternir, par ricochet, la réputation des religieuses, des religieux qui construisaient le Québec et des ailleurs. La romaine religion pourrait-elle s'occuper à autres "activités" humaines?

Acquiescement, parallèle, accord, aval, cohérence, entente, solidarité, complicité, compatibilité, disposition, syntonie. Substantifs désignant mon état de lecteur du dernier texte d'Yves Boisvert.

(Justification secondaire: en reconnaissance au Frère Ernest Rocheleau s.c. dont j'ai bu l'influence sans étancher ma soif de 'la nature', valeur qu'il m'a transmise. Il acceptait la familiarité, le surnom Ti-Ness et je glissais souvent sur Ti-Nestimable! - - Au bas de la page, on apprend qui est ce personnage-enseignant.)
Avis. La couleur verte met en exergue les mots du chroniqueur Yves Boisvert.

En voici, en décousus, tels des bouts de fil blanc, bien voyants, sur la soutane noire.

Il faut peut-être commencer par une sorte de note introductive: ceci n'est pas le texte d'un anticlérical.

Assez vieux pour avoir connu plusieurs religieux, (...)

Des frères et des soeurs de mes parents ont été dans les ordres, comme on dit, et c'étaient à mes yeux des gens remarquables. Mes tantes qui sont des soeurs sont des femmes supérieurement intelligentes, polyglottes, cultivées qui ont consacré leur vie au soin des autres. (...)

On ne peut pas transposer dans notre monde individualiste et hédoniste des vies (entendre religieux, religieuses) tout entières tournées vers autrui.

J'ai connu les dernières générations de prêtres enseignants. Des clercs de Saint-Viateur, à l'école publique, «naturalistes» héritiers de Marie-Victorin, pionniers de l'écologie, amoureux fous de la nature (c'est ainsi qu'on nommait «l'environnement»), passionnés de science biologique.
(…) j'ai eu la chance d'avoir quelques jésuites, professeurs érudits et généreux.

Aucun de ces enseignants ne m'a tripoté, soit dit en passant.
(...)
Tous les gens d'Église admirables que j'ai pu connaître avaient ceci en commun. Ils pensaient incarner l'exemple du Christ dans ce qu'on appelle l'amour du prochain: don de soi, aide, enseignement, etc. Ils n'avaient pas d'intérêt particulier et connu pour la morale sexuelle de l'Église et je ne me souviens pas qu'ils aient perdu beaucoup de temps à tenter de nous l'injecter. (...)

Ça semble pourtant encore et toujours la grande obsession de la hiérarchie catholique, ces jours-ci.

Avant de reformuler hier ses excuses ratées du printemps pour les milliers de victimes des prêtres pédophiles, Benoît XVI s'est lancé jeudi dans une apologie du célibat des prêtres.

Il ne lui suffisait pas de dire que le célibat forcé n'est pas la cause des scandales de pédophilie - (...)

Non, le pape est allé jusqu'à dire que le célibat est «le meilleur antidote» contre le péché et «d'autres scandales causés par nos insuffisances de mortels».

(…) Mais en quoi le fait de n'être pas marié ou en couple éloigne-t-il le prêtre du péché et des déviances? Voilà qui est bien mystérieux (...)

Le pape va jusqu'à dire que s'il fallait que disparaisse le célibat des prêtres, ce sont les racines mêmes de la culture chrétienne qui s'évanouiraient. Le «fondement de la culture chrétienne» serait donc ce mariage entre le prêtre et Dieu, comme entre un homme et une femme. Ce «oui définitif».

Les protestants connaissent pourtant des prêtres mariés comme d'autres célibataires qui tous se réclament du christianisme.

Le célibat des prêtres n'est rien d'autre qu'un dogme catholique historiquement daté. On peut s'attendre à ce qu'un pape, et celui-là en particulier, défende les anciens dogmes. Mais en faire un fondement de la culture chrétienne révèle plutôt une sorte d'obsession sexuelle. Une obsession de contrôle de la sexualité, qui se manifeste à intervalles réguliers sous différentes formes chez le pape comme chez le cardinal Ouellet.

Moi qui croyais que le fondement de la culture chrétienne était la vie de Jésus, pas dans son célibat, mais dans une certaine idée de l'amour. (...)

J'observe seulement cette Église crispée dans sa morale sexuelle, qui s'y accroche désespérément comme un noyé à sa bouée.
(...)
«La plus grande persécution contre l'Église ne vient pas de ses ennemis de l'extérieur mais naît des péchés de l'Église», a dit le pape le mois dernier.
(...)

Pour parfaire une réflexion sur le sujet, on se rend à l'intégral de monsieur Boisvert.
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Frère Ernest Rocheleau (Fr. S.-C.) (1984) Prix Raymond-Gervais Enseignement des sciences
Né à Saint-Gabriel-de-Brandon, il grandit et fit ses études primaires à Montréal. Il entra en religion chez les Frères du Sacré-Coeur à Saint-Hyacinthe en 1926. Il se spécialisa dans les sciences naturelles à l’Université Laval et étudia la biologie marine à Sainte-Anne-de-la-Pocatière. L’Estrie, la Gaspésie, la région montréalaise, les îles de la Madeleine furent l’objet des minutieuses investigations du frère Rocheleau ('disciple' du frère Marie-Victorin é. c.) Plusieurs spécimens qu’il a recueillis sont conservés à l’Université de Montréal et à l’Université d’Ottawa. Une magnifique collection de plus de 1 200 plantes identifiées et montées ainsi qu’une collection d’animaux (*) ont été le point d’admiration dans bon nombre d’expositions. Huit fois boursier du gouvernement provincial, ce grand éducateur fut honoré a maintes reprises. Il a reçu plusieurs trophées, médailles et décorations, dont le titre de l’Ordre du Mérite du Canada en 1976. Le frère Rocheleau a été durant 47 années au service des jeunes québécois. Pendant 28 ans, il a oeuvré comme professeur de sciences naturelles puis d’écologie au collège Roussin de Pointe-aux-Trembles (et Comm.scol. Jérôme-Le-Royer). À son palmarès, il faut aussi noter qu’il a été le fondateur de plusieurs clubs 4-H et qu’il fut le directeur du Bout-en-train pour jeunes naturalistes. Le frère Ernest Rocheleau est décédé en août 1985.

(*) Partie de 'sa' collection d'animaux. Ci-gît ma jeunesse! Moniteur-fondateur du « camp Boute-en-Train » et pédagogue en formation, cette belle 'job' d'été m'était facilité avec ce que je sortais du zoo-inventaire de Ti-Nestimable.


mercredi, juin 02, 2010

Ai-je assez vu mourir?

... passage de La peste.    Dans le roman de Camus, des personnages tentent de soulager leurs semblables dans Oran en quarantaine, accablé par une épidémie de peste. Autour de Rieux, le médecin-héros de La peste, qui ne croit pas en Dieu, il y a Tarrou, l'humaniste; Paneloux, le père jésuite; Rambert, le journaliste...

L'échange envoyé par M. Collin se déroule entre Rieux et Tarrou et évoque Paneloux, le jésuite moralisateur:

«Tarrou se carra un peu dans son fauteuil et avança la tête dans la lumière.

- Croyez-vous en Dieu, docteur?

La question était encore posée naturellement. Mais cette fois, Rieux hésita.

- Non, mais qu'est-ce que cela veut dire? Je suis dans la nuit, et j'essaie d'y voir clair. Il y a longtemps que j'ai cessé de trouver ça original.

- N'est-ce pas ce qui vous sépare de Paneloux?

- Je ne crois pas. Paneloux est un homme d'études. Il n'a pas vu assez mourir et c'est pourquoi il parle au nom d'une vérité. Mais le moindre prêtre de campagne qui administre ses paroissiens et qui a entendu la respiration d'un mourant pense comme moi. Il soignerait la misère avant de vouloir en démontrer l'excellence.»

(Les SOURCES liées:  s1,    s2,    s3. )

mardi, mai 18, 2010

"Sac-à-femme"

La France est toute prête à légiférer sur le sujet. Les Belges ont précédé.



Les speakerines de France 2, de TV5 utiliseront bientôt l'expression « women's bags » pour signaler des burqas ambulantes!

Sac. Définition (une ou deux parmi mille): >> Habit simple et grossier, qui sert de signe et d'instrument de pénitence et d'affliction.  >>Espèce de poche en toile, en cuir ou étoffe, ouverte par le haut et cousue par le bas et par les côtés.

Un sac de crin. À la gueule du sac. L'entrée, l'ouverture du sac.

Sac de blé, de charbon, d'avoine, de plâtre, de farine, de pommes de terre, de femmes musulmanes inégales de l'homme, etc.,

...du lat. saccus, qui vient du grec, dérivé des langues sémitiques : hébreu, schak. - - Un autre fort lien avec ce peuple originaire de la péninsule arabique...
Les Hébreux et les Arabes sont frères. Par son épée, Mahomet est venu mettre une chicane atavique entre eux.

Une invention mahométane, l'Allah pour la nommer, est fortement récupérée, ces dernières décennies, par les intégristes de la violence sous biens des formes mêmes féminines.
  

Le parfait submitter, l'élogieux coraniste aiment à dire et s'en convaincre « Il y a tout dans le saint Coran », même l'humour.

lundi, mai 17, 2010

Pro-Vie et amalgame.


Ce sourire paternaliste est celui du berger Ouellet. 
Berger sous houppelande, tuque et belle crosse. La crosse épiscopale est un bâton surmonté d'une croisette entourée de deux figures de serpents affrontés qui symbolisent la prudence et la sagesse. ---- Tout comme l'habit ne fait pas le moine, la crosse ne donne pas la sagesse.


(...)pour dénoncer le barbarisme, on trouve toujours dans ces zones désespérées des prêtres et des religieuses catholiques héroïques, prêts à tout pour sauver des vies de civils innocents.

C'est à ces prêtres et à ces religieuses, de Montréal ou de Kinshasa, que le cardinal Ouellet plante un couteau dans le dos. C'est le drame de tout ça: les bonnes actions des églises sont constamment sapées par les salopards du Vatican comme Ouellet.

Je refuse de croire que tous les prêtres catholiques du Québec pensent comme le cardinal Ouellet. (...)

Pour remonter à LA SOURCE.


«Déconnecté.» «Rétrograde.» «Inacceptable.» Le cardinal Marc Ouellet est sévèrement critiqué pour ses déclarations prononcées vendredi dernier au congrès de Campagne Québec-Vie. Devant environ 200 personnes, (...)
Autre SOURCE.


(...) Mais de quel Dieu fait-vous la promotion (...)
(...) Dans la religion catholique, la femme n'a aucun droit. Elle sert presque exclusivement à faire des enfants. Alors c'est sur que l'avortement et la contraception pour eux...ça les bousculent. (...)
Autre SOURCE. (LIRE LES COMMENTAIRES)


Ad nauseam jusqu'au mal de mère!
Corollaire.
L’obscurantisme du Vatican alimente l’homophobie.
Des religieux s’engagent contre les LGBTphobies.


mercredi, mai 12, 2010

Pilule anticonceptionnelle, moeurs, libération.

Il y a 50 ans ce mois-ci que les autorités médicales américaines ont autorisé la vente de la pilule anticonceptionnelle. Le Canada, qui n'a emboîté le pas que neuf ans plus tard, a tout de même été plus précoce que la France, qui n'a autorisé la pilule anticonceptionnelle qu'en 1973. Mathieu Perreault (La Presse)


Bien que mise au point en 1955 par un Américain, le Dr Gregory Pincus (1903-1967), elle est tout d'abord commercialisée en Allemagne fédérale en 1956, quatre ans avant les Etats-Unis. RTL INFO.

Situons-nous en France, au début du XIXe siècle. La Révolution avait guillotiné suffisamment pour inquiéter le clergé de la disparition des fidèles. Après la Restauration, il n'y avait que des femmes dans les églises. Fallait travailler à renouveler le cheptel, reprendre autorité. La solution envisagée: créer de nouveaux péchés!

La sexualité conjugale, le « péché d'Onan » n'étaient pas à l'ordre des visites aux confessionnaux du temps. On s'attaquera donc aux femmes toujours présentes sur le parvis. Une théologie rigoriste condamnera la sexualité sans natalité, et Vlan! Contraception et masturbation seront, dans un premier temps, « valorisées » quelque peu par le trop tolérant bureau pastoral bien nommé « Sacrée Pénitence ». Le Saint Office, héritier de l'Inquisition, en fera des défenses très strictes. Une encyclique viendra nourrir ce sujet de sexe.

L'Église respirant lentement et constante dans ses erreurs, le 50e anniversaire de ce décrétale sera soulignée par Pie XI, en 1930, pour sa condamnation du divorce et sa réprobation de la contraception.
(texte rappel, largement inspiré des travaux de Mathieu Perreault et de la revue catho-franco Esprit, no: février 2010, LANGLOIS Claude)

Puisqu'il faut bien en rire, je vais tenter l'impossible.
Situons-nous en Gaspésie, Québec profond, à l'été de 1970. Je campe un temps divin avec une belle « ma blonde ». Les chansons de Georges Dor et sa poésie nourrissent les émotions des plus blasés hippies errant de Matane à Havre-Aubert. J'ai besoin de condoms! Coudon! Faut bien que le corps exulte dans ce bain d'influences.

« Courageusement », j'entre dans la pharmacie du village (dont je ne me souviens pas du nom). Ce n'était pas une surface Jean-Coutu! La gentille commis me dit d'adresser ma requête qui la rend rougissante, directement au pharmacien.
  • Bonjour, je désire une boîte de préservatifs... Des capotes.
  • Oui, oui. J'avais compris. Avez-vous votre prescription du médecin?
  • Non. Pourquoi?
  • Le clerc (*) confirme: « Je ne peux vous en vendre sans ordonnance! »
(*) Clerc... clergé. Oui, encore en ce temps, la Gaspésie était dominée par un clergé d'obédience strictement catholique romaine.
De retour à Montréal où ce « problème » n'existait plus, j'en parle à un ami d'origine gaspésienne. Après son gros rire, il me dit cette histoire commerciale.
« Quand je projète de descendre en Gaspésie, j'achète des boîtes de capotes. Je les revends aux gars d'en-bas. Le profit paie mon voyage! ». Un marché noir caché par les soutanes noires des curés.

dimanche, avril 25, 2010

Un islamiste et son devoir religieux de tuer; un résultat.

Pourquoi?


Extrait de « Ma vie rebelle », Ayaan Hirsi Ali, Nil Editions, 2006, p. 461...

« Quelques jours plus tard, j'avais rendez-vous avec la production d'une émission de télévision on' ne peut plus néerlandaise, Les Invités de l'été, à laquelle je devais participer à la fin du mois d'août. C'est une émission où les invités parlent d'eux pendant trois heures et sélectionnent des extraits d'autres programmes qui les ont marqués : vieilles sitcoms, événements sportifs historiques, documentaires ou émissions pour enfants. Les spectateurs prennentplaisir à se remémorer ces souvenirs inscrits dans la
mémoire collective, en même temps que la personne interviewée. N'ayant pas vécu assez longtemps aux Pays-Bas pour avoir ce genre de souvenirs, j'ai demandé à l'équipe de production si elle accepterait de diffuser à la place un court-métrage sur lequel je travaillais avec Theo Van Gogh. Il pourrait être prêt le 29 août, le jour de l'enregistrement de l'émission. Je leur ai décrit le film dans ses grandes lignes. Ils m'ont dit que ce serait inhabituel, mais ils ont
accepté. J'ai appelé Theo, et nous avons décidé de nous lancer.

Le film que nous avons fait ensemble, Submission, Part One, s'intéresse avant tout à la relation entre l'individu et Allah. L'islam se distingue du christianisme et du judaïsme par le fait que l'homme doit à Dieu une soumission totale : c'est une relation de maître à esclave. Le culte d'Allah implique l'obéissance absolue aux règles qu'Il a édictées et le renoncement absolu aux pensées et aux actes qu'Il a proscrits. Moderniser l'islam, l'adapter aux idéaux contemporains requerrait de remettre en question ces règles, mais l'islam est ainsi fait que tout désaccord avec Dieu est blas­phème : on n'a pas le droit de se considérer comme Son égal.

Le Coran raconte l'histoire frappante de la façon dont Satan fut chassé du royaume des anges. Après la création d'Adam, Allah ordonna aux anges de s'incliner devant premier homme, mais Satan refusa d'obéir. Il tint tête à Allah : pourquoi lui, ange éminent, devrait-il s'humilier devant une créature de boue? Pour le punir, Allah l' expulsa du paradis, et depuis ce jour Satan essaye de détourner Adam et sa descendance du Droit Chemin. Tout homme qui doute du bien-fondé des lois d'Allah est la proie de Satan.

On raconte cette histoire à la plupart des petits musulmans. Enfant, elle m'obsédait. À présent, je me rendais compte que pour réussir à émanciper les musul­manes il fallait d'abord libérer l'esprit de l'ensemble des musulmans de cette obligation rigide et dogmatique d'obéissance. Le Coran décrit sans cesse Allah comme «L'Indulgent, Le Très Miséricordieux» et répète qu'Il nous a donné une volonté propre. Dans ce cas, me suis-je dit, pourquoi s'opposerait-II à un petit débat?

Quand j'ai commencé l'écriture du scénario, j'ai décidé d'utiliser la forme de la prière pour un dialogue avec Allah. J'ai imaginé une femme debout au milieu d'une pièce. À ses pieds, un tapis de prière. Dans chaque coin, quatre autres femmes illustrent les souffrances provoquées par le respect littéral de certains versets du Coran. La femme au centre de la pièce est voilée, mais son voile est transparent de façon à mettre Allah au défi de contempler ce qu'II a créé, le corps de la femme. Sur son torse nu est inscrite la première sourate du Coran, la Sura Fatiha, par lequel les musulmans doivent commencer chacune de leurs prières. 
  La femme garde la tête baissée et le regard fixé sur l'ex­trémité du tapis, où se pose d'habitude son front quand elle se prosterne pour exprimer sa soumission absolue. Mai après avoir récité la Sura Fatiha, elle relève la tête. Et, tandis que la caméra se déplace vers la femme qui se trouve dans le premier coin, elle s'adresse à Allah. Elle lui dit qu'elle s'est toujours efforcée de lui obéir, mais que, sur Ses ordres, on l'a blessée et brisée. Parce qu'elle est tombée amoureuse, on lui a infligé, en Son nom, cent coups de bâton. Elle termine, très simplement, par la phrase : « Je pourrais ne plus me soumettre. »

Dans le deuxième coin, il y a une femme que l'odeur de son mari dégoûte. On l'a forcée à l'épouser, et à présent elle doit se soumettre à lui sexuellement, car le Coran dit : « Quand vos femmes se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d'Allah. » Dans le troisième coin, une femme battue par son mari au moins une fois par semaine : « Celles dont vous craignez l'infidélité, admo­nestez-les, reléguez-les dans des lits à part, battez-les.» Dans le quatrième coin, enfin, une jeune fille qui vit cloîtrée dans sa propre maison. Violée par son oncle, enceinte, elle attend son châtiment pour avoir eu un rapport sexuel sans être mariée.

J'ai intitulé le film Submission, Part One parce que la soumission à l'islam cause beaucoup d'autres souffrances que je comptais évoquer plus tard. Je voyais ce film comme le premier d'une série qui remettrait en question la relation de maître à esclave entre Dieu et l'individu. Le message que je voulais faire passer, c'était que le Coran était l'œuvre de l 'homme, non de Dieu. À ce titre, nous devions nous sentir libres de l'interpréter et de l'adapter à l'époque moderne plutôt que de tenter, par de douloureuses contor­sions, de vivre comme les premiers fidèles, dans un passé lointain et terrible.

Le film était facile à réaliser. Theo ne voulait pas s'em­bêter à constituer des dossiers de demande de subventions: on allait tourner un petit film de dix minutes, on verrait bien ce qu'il deviendrait. À la fin du mois de juillet 2004, j'avais terminé le scénario. Theo a loué un studio avec quelques accessoires et engagé une actrice et une maquilleuse. » ...

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Mohammed Bouyeri, 27 ans, l'assassin du cinéaste néerlandais Theo Van Gogh, a fait, jeudi 2 février 2006, un rappel que Mahomet « a prêché la violence ».

jeudi, avril 01, 2010

Recensement dernier.

L'Inde entame jeudi le recensement de sa population de plus d'un milliard d'habitants, une tâche faramineuse à laquelle vont s'employer pas moins de 2,5 millions de fonctionnaires.


 À la presque-veille de la Résurrection. La Chrétienté en éveil...

Toi et tes péchés additionnés...  As-tu pensé, avant de commettre, le nombre de comtables il fallait pour apporter la preuve? Le Juge jugera sur preuvessss...

C'est le ciel ou l'enfer.

La chance que tu as pour diminuer tes angoisses...

Il est beaucoup plus confortable de penser qu'  'après', il n'y a rien, que de supposer l'enfer, ou un dieu entrepôt, ...ou une justification d'être de "mon tout petit individu".

Le soleil tant voulu, nous emprisonne. Le soleil nous bouche la vue. La nuit, la nuit claire nous libère. Il ne faut que lever les yeux. Penser 'autrement'. Juste voir. Expérimenter. J'allais dire "se devenir savant"...

jeudi, mars 25, 2010

Mes amitiés éphémères 

À la fenêtre de l'hiver en adieux, j'ai souvenir.
BILAN DE MES LECTURES

« La philosophie de la religion » Par Jean Grondin. PUF. Pourquoi vit-on ? La philosophie jaillit de cette énigme, sans ignorer que la religion cherche à y répondre. La tâche d'une philosophie de la religion est de méditer le sens de cette réponse et la place qu'elle peut tenir dans l'existence humaine, à la fois individuelle et collective. La philosophie de la religion se veut ainsi une réflexion sur l'essence oubliée de la religion et ses raisons, voire sa déraison. A quoi tient, en effet, cette force du religieux que l'actualité est loin de démentir ? - - J'ai reçu ce tout petit livre d'une personne qui connaît mes intérêts. Je sais que je relirai ce 'Que sais-je?'.

« Montréalistan » Par Fabrice Pierrebourg. Voyage au coeur de la mouvance islamique montréalaise. Je croyais Montréal à l'abri de toute menace terroriste? Je me trompais. «Toutes les composantes de l'Islamisme radical sont présentes» dans la métropole. C'est ce que révèle le journaliste F. P., un livre-choc sur la mouvance islamique, paru en mars 2007. Préface de Michel Auger. Éditions Stanké.

J'ai souvenir encore.
J'ai dégusté « Heureux sans dieu » (La parole aux athées, agnostiques et incroyants québécois: témoignages de Normand Baillargeon, Daniel Baril, Cyrille Barrette, Arlette Cousture, Louisette Dussault, Hervé Fischer, Louise Gendron, Louis Gill, Yves Gingras, Yves Lever, Isabelle Maréchal, Martin Petit, Ghislain Taschereau et Yannick Villedieu. ). Yves Lever m'a particulièrement 'référencé'. Ghislain Taschereau est souvent drôle.

« Le monde s'est-il créé tout seul? » Docte chose. (des Entretiens avec Albert Jacquard, Trinh Xuan Thuan, Ilya Prigogine, Joël de Rosnay, Jean-Marie Pelt, Henri Atlan.) - - J'ai fait souvent appel à toutes mes neurones pour suivre ces érudits dérangeants; plaisirs assurés dans ces mises à jour savantes.

« Dieu? » Par Albert Jacquard. " Trop longtemps, j'ai cru ce qu'on me disait. Mes parents, puis les prêtres, m'ont appris qu'il existe un Dieu, un autre monde, une vie éternelle, un jugement après la mort. Pour moi, dont l'enfance a été modelée par le catholicisme, cet enseignement a pris la forme du Credo, celui qu'on récite dans les églises. Le scientifique que je suis va donc dialoguer avec l'enfant que j'ai été. Je vais relire le Credo mot après mot et je vais essayer de voir quelle valeur peut lui attribuer le langage moderne, celui de la science. " Des réflexions qui m'ont surpris. Pour avoir été un ara durant près de 26 ans, j'ai pris plaisir à être surpris.

« Dieu!: réponse à Albert Jacquard » Par Normand Provencher. « J'enseigne la théologie à l'université depuis 38 ans. Cependant, loin de moi l'idée d'écrire un petit livre qui prétendrait apporter des corrections à l'ouvrage « Dieu ? » d'Albert Jacquard. On ne trouvera pas ici un résumé ou un compte rendu de sa pensée ni un commentaire précis et savant. Mon propos est beaucoup plus modeste. (…) » J'ai trouvé cette réponse collante de lieux communs, de bondieuseries surannées, d'invention nulle. Honnêtement, je n'ai pu terminer ce prêchi-prêcha hARAssant.

Un cri du coeur me fait souvenir de « L'esprit de l'athéisme: introduction à une spiritualité sans Dieu » Par André Comte-Sponville. L'auteur analyse le phénomène de l'athéisme comme relevant de la croyance au même titre que la foi. Il défend l'idée d'un athéisme ouvert à la spiritualité, définie comme la prise en compte de tous les possibles de l'esprit. L'athéisme est donc vécu comme une position philosophique et non un commandement moral, dont l'auteur ne s'autorise pas à tirer des arrêtés idéologiques. - - Vous aimez beaucoup quelqu'un et cette personne aime beaucoup les choses de l'esprit. Offrez-lui ce livre!


« Une petite fin du monde: carnet devant la mort ; suivi de Fragments ... » Par Laurent-Michel Vacher. Au cours des derniers mois de sa vie, Laurent-Michel Vacher (1944-2005 ; enseignant la philosophie au Collège Ahuntsic) a tenu un carnet où il consignait ses réflexions sur la Mort (causée par un long cancer). Il affrontait ainsi par écrit sa destinée avec la lucidité qui l'a toujours caractérisé. - - Dans l'extrait choisi, il commente la pensée de Montaigne sur la mort comme fin de la vie. J'ai donc pris en exemple ce philosophe pour m'aider à apprivoiser ma mort. Je m'en rapproche. J'entretiens l'hypothèse que la finitude de ma vie, la proximité de ma mort ne devraient pas m'effrayer. J'envisage une longue acceptation. C'est pourquoi j'ai relu des passages du petit livre...
Texte (extrait d'Une petite fin du monde)
"M’est avis que [la mort] est bien le bout, non le but, de la vie. C’est sa fin, son extrémité, non pourtant son objet. Celle-ci doit être elle-même à soi sa visée, son dessein. » (Montaigne)

La mort n’est certainement pas l’apogée, l’instant suprême, l’objectif ultime de l’existence. Ce n’en est que le terme ou la fin. Le sens de ce qui l’a précédée, de la naissance à l’accomplissement, ne provient pas spécialement d’elle, mais de tout ce que nous avons fait durant notre vie active. Car nous ne nous définissons évidemment pas par notre mort, mais seulement par l’ensemble de nos choix et de nos actions, dont nous ne sommes en fait que la somme totale."

J'ai souvenir encore... d'avoir additionné deux carences de jeunesse. Je n'avais pas lu « L'Immoraliste » (André Gide; moi qui n'apprécie pas les romans, j'ai souffert!). Je n'avais pas lu « La vie devant soi » (Émile Ajar; pas que c'est vieux, mais on en a tellement parlé...) Ça ne m'a pas été deux gros gains.

Un que j'oubliais, lu à l'automne dont j'ai souvenir maintenant.
« Le roman du Big Bang: La plus importante découverte scientifique de tous les temps. » Par Simon Singh. Notre univers est issu d'une fantastique explosion. En expansion, il avance dans le temps tout en s'étendant dans l'espace, qui plus est à un rythme croissant. Retraçant l'histoire de ce Big Bang, thèse aujourd'hui admise par la communauté scientifique, Simon Singh expose l'histoire des théories cosmologiques depuis l'Antiquité. - - Pour qui ne craint pas de s'éclater.
 
En chantier, deux bons pavés.
« La guerre cachée: Al-Qaïda et les origines du terrorisme islamiste » Par Lawrence Wright. Couronnée par le prix Pulitzer 2007, voici l'enquête la plus approfondie écrite à ce jour sur l'histoire du terrorisme islamiste. Sait-on que la naissance du fondamentalisme islamiste est tout autant liée à la création d'Israël en 1948 qu'au séjour malheureux aux Etats-Unis, la même année, d'un certain Sayyid Qutb ? Que le nom d'Oussama Ben Loden a émergé pour la première fois dans les fichiers de la CIA en 1993 ? Que dans les camps d'entraînement terroristes, on a beau haïr les Etats-Unis, on se délecte quotidiennement des films de Schwarzenegger ? (…)

« Ma vie rebelle » Par Ayaan Hirsi Ali, Claude-Christine Farny, Hannah Pascal. Autobiographie de la parlementaire hollandaise d'origine somalienne Ayaan Hirsi Ali. Fille d'un opposant célèbre à la dictature somalienne, elle a connu l'exil très jeune, puis les camps de réfugiés. Forcée à l'excision, vouée à un mariage forcé, elle n'a dû qu'à son courage de s'échapper pour trouver refuge en Hollande.

Quand je ferme le livre, il m'arrive de me demander pourquoi je reste dans ces ornières de lecture? Je crois tenir un filon de réponse. - - À une prochaine. (Suspence hollywoodien!)

Comme ça, de temps à autre, je ressens un désir indéfini de me laver les mains. Je succombe. Quelques secondes après, je suis à autre chose. Il en est de même avec ma folle faculté de penser. À propos de tout et de rien, ça me prend une idée neuve qui n'est pas de moi. Je succombe. J'ouvre un cadeau: « Traité de la réforme et de l'entendement » (Spinoza, ce presqu'athée!) ou « Maximes » (La Rochefoucauld) ou « Caractères » (La Bruyère). Une ou quelques lignes et me voilà sur un spleen..., d'attaque pour laver la vaisselle ou changer un pneu.

Inconcevablement, puis-je souhaiter recevoir 'EN CADEAU' de cette même collection 'Le Monde de la philosophie' « Montaigne ou la construction de soi ». Quel étrange philosophe, n'est-il pas? - - Décembre reviendra...

. . . . . o o o o o 0 0 0 0 0
Autres sources.
Dans la plupart des présentations de mes lectures, j'ai référencé via le site 'Google / Livres'.

Averroès >> de la photo du billet précédent.

Si ce que tu viens de lire ne t'est pas reposant, vas un peu chez Claude Dubois dont l'âme s'affole.

Brouillon narcissique de culture

« Dis-moi, Narcisse, ce que tu lis, je te dirai ce que tu deviens. » (Also sprach Zarathustra )


Les heures de décembre et de la fin janvier jusqu'à ce que l'arrivée du printemps me captive avec les travaux de tout ce qui est en partance pour la belle saison, sont ma période annuelle de lecture intense. C'est habituellement ces longs moments d'hiver qui me donnent le goût et le temps d'entreprendre un champ de lecture. Il est vrai que mes intérêts soutenus reviennent à peu de sujets. Pour ainsi dire, je me tiens souvent devant les mêmes rayons de la BiblioMondo. J'aime creuser un jardin sachant que c'est le fond qui manque le moins.

Ce matin, regardant par la fenêtre ce qui me semble une dernière petite rage de l'hiver, m'est revenu « en bilan » de bons moments de lecture, de réflexion des dernières semaines. - - Pourquoi ne pas écrire ce bilan? Pourquoi ne pas parler de mes amitiés éphémères? Je dirai ce que j'ai lu; je saurai ce que je deviens...
(D'un Clic!, je deviens très gros.
Deux chauves sont perceptibles...)

Suit, le billet « Mes amitiés éphémères », le bilan de mes lectures d'hiver et un peu plus.

lundi, mars 15, 2010

À Pi Day, ce 14 mars

Google rappelle dans sa page d'ouverture un grand moment d'humanité consciente.


Pourquoi aujourd'hui? Un amusement de matheux l'explique.
Pi vaut approximativement 3,14159...

3 pour mars .....   14, le 14e jour de mars
1 pour une heure  .... 59 pour 59 minutes !!!

Pour continuer l'amusement avec des chiffres, je recommande Prise2Tête pour aujourd'hui, et sa page d'Accueil pour demain...

D'où vient Pi comme d'où vient Dieu? De très, très loin.

Pi n'a de grec que son symbole.

(…) On trouve des tablettes de Babylone du 20e siècle avant J.C. où des mathématiciens ont procédé à ce qu’on appelle des calculs d’aires, qui les ont conduits à accorder à pi une valeur de 3 + 1/8. Ce qui, si vous affichez votre calculatrice, vous donnera 3,125.

Pas aussi précis qu’aujourd’hui, mais étonnamment près de la vérité compte tenu des moyens de l’époque. Il faudra attendre Archimède, 1800 ans plus tard, pour arriver, au terme d’un complexe calcul, à une valeur de 3,14185. Restait à imaginer qu’une séquence de décimales puisse s’étendre à l’infini, et pour cela, il faudra attendre le 17e siècle.
( Pour en lire la source et plus... )

Combien d'heures de ma vie d'étudiant, de matheu, de bricoleur ont tourné autour du rapport entre la longueur de la circonférence sur son diamètre? Combien de champs des mathématiques se servent de Pi? Combien « d'applications » de ce modèle mathématique utilisées quotidiennement?

Sur mon vélo, un petit bidule enregistre les km parcourus, la vitesse... 
Réalité cocasse, les Incas, grands bâtisseurs du XIIIe, XIVe siècles ne connaissaient pas la roue, pas Pi...

Association circonstanciée.

Le Président des É-U et sa fille ont pris ce plaisir... Cyberpresse rapporte un fait honorable.

jeudi, février 25, 2010

J'ai déjà été heureux avec le Dieu de mes parents.

Extrait des premières pages de 'Heureux sans dieu' (*)

Nous pourrions être «  sans doute étonnés de l'apprendre, le grand nombre d'in­croyants, d'athées et d'agnostiques qu'on trouve désormais dans plusieurs régions du monde. Les recherches les plus crédibles indi­quent bien, en effet, du moins pour un grand nombre de pays du Nord et dans la plupart des démocraties libérales, une nette ten­dance à l'abandon de la religion et une progression de l'incroyance. [Les États-Unis, avec des niveaux et des contenus de croyance reli­gieuse qui rappellent ceux des pays les plus pauvres du tiers-monde, sont ici l'exception.]

Les mécréants et autres impies du Québec doivent donc savoir qu'ils ne sont pas seuls et que la tendance internationale de l'incroyance s'observe ici également. C'est ainsi que les quelque 415 000 person­nes qui se sont déclarées sans religion au recensement canadien de 2001 représentent le second groupe en importance après les catho­liques romains. Il y a donc plus de Québécois sans religion qu'il y a de protestants, toutes Églises confondues (335 590), plus de « sans religion» que de musulmans (108 620), de juifs (89 915), de boud­dhistes (41 375), d'hindous (24 530) et de sikhs (8 220) réunis. 
Parmi les « sans-religion», les athées et agnostiques seraient au nombre de 6 600, toujours selon le recensement, mais nous savons que ce chiffre est bien loin de la réalité et qu'il est faussé par le questionnaire qui incite à identifier une religion même lorsqu'on n'en pratique aucune et qui ne prévoit pas l'identification en tant qu'athée. Des sondages plus détaillés font état de taux d'athéisme allant de 10 à 26%.

Cette imprécision met incidemment en évidence un fait na­vrant : alors que les études sur les diverses formes que prend la croyance en l'au-delà abondent, aucun chercheur n'a jamais songé à chiffrer l'incroyance ou à lui donner un visage. »

(...)

« … une réalité méconnue: selon les données de Statistique Canada, les deux tiers des athées sont des hommes.

Il s'agit là d'une vague de fond, observable dans toutes les étu­des sur le fait religieux et dans toutes les cultures laïcisées. Au mo­ment d'écrire ces lignes, deux nouveaux sondages venaient montrer que, pour l'un, 73 % des Canadiennes sont croyantes; contre 67 % des Canadiens, et, pour l'autre, que 60 % des Québécoises croient en Dieu, contre 47% des Québécois.

Ce fait nous éclaire en partie sur ce que représente la religion.
Les chercheurs qui se sont penchés sur cette différence l'expliquent entre autres par le sentiment de sécurité qu'apporte la religion ou encore par les échanges interpersonnels et les réseaux d'entraide qu'elle permet d'établir. Certains témoignages et analyses présentés dans ce volume font état de cet aspect du religieux.

Les témoignages rassemblés ici (*) nous révèlent un autre phéno­mène intéressant, bien que méconnu: contrairement à une idée re­çue voulant que l'athéisme soit le résultat de frustrations profondes, plusieurs auteurs affirment que, d'aussi loin qu'ils puissent se sou­venir, ils ont toujours été athées. - ou du moins sceptiques à l'égard de ce que racontait la religion -, et ce, même dans leur tendre enfance.
Pour d'autres, l'athéisme est venu après une exploration appro­fondie du fait religieux ou après une longue réflexion à l'aune du rationalisme, renversant cet autre préjugé selon lequel les athées sont, de façon primaire et simpliste, tout simplement fermés à l'égard de l'hypothèse surnaturelle. »

.o0.o0.o0

(*) HEUREUX SANS DIEU - - Daniel Baril,2009 , VLB

On lira ici les témoignages de Normand Baillargeon, Daniel Baril, Cyrille Barrette, Arlette Cousture, Louisette Dussault, Hervé Fischer, Louise Gendron, Louis Gill, Yves Gingras, Yves Lever, Isabelle Maréchal, Martin Petit, Ghislain Taschereau et Yannick Villedieu.

Je l'ai lu avec un plaisir tout québécois. Je le recommande! J'ai profité de l'exemplaire nouvellement arrivé à MA BIBLIOTHÈQUE (le meilleur investissement culturel de ma ville 'Repentigny').


mardi, février 23, 2010

Qui milite pour la séparation de l'État et de la religion?


Extrait de la revue « L'Actualité » – 15 mars 2010, p.14

ÉTATS-UNIS LES ATHÉES ONT DROIT DE CITÉ
Des membres de l'association New York City Atheists refusaient jusqu'à récemment de recevoir des lettres portant le logo de leur groupe, qui milite pour la séparation de l'État et de la religion. «Aujourd'hui, les gens osent davantage affirmer ouvertement qu'ils sont athées», dit son président, Ken Bronstein, retraité d'IBM. Depuis, en fait, que Barack Obama a inclus les non-croyants dans son discours inaugural, en janvier 2009.

Le groupe de pression Secular Coalition for America a été reçu à la Maison-Blanche en 2009. «La porte nous était fermée sous Bush. Au moins, l'administration Obama se montre prête à écouter», dit Sean Faircloth, président du groupe. .

Le budget de la Secular Coalition for America, de 100000 dollars en 2005, appro­che maintenant le million. Et depuis quelques mois, le groupe a ses bureaux dans K Street, la rue des lobbyistes à Washington. «Surtout, de plus en plus de membres du Congrès reconnaissent l'existence de notre organisation, et nous parvenons à obtenir des rencontres régulières», précise Sean Faircloth.
Les non-croyants ne célèbrent pas pour autant. Ils attendent toujours que le prési­dent tienne sa promesse d'interdire la discrimination, de même que le prosélytisme des groupes religieux qui reçoivent des fonds de l'État. 
En 2008, 12 % des électeurs américains déclaraient n'avoir aucune affiliation religieuse, contre 5,3 % en 1988. Y.S.

Corollaire glané sur Internet (…)
Aux U.S.A., les athées, les incroyants, les libres-penseurs, sont totalement discriminés. Ils n’osent pas dire ouvertement qu’ils ne croient pas en Dieu, à cause des représailles sociales. Même en famille, l’américain athée cache son opinion, et il accompagne sa famille à l’église, sachant qu’il deviendrait sinon un « paria » rejeté non seulement par son entourage, mais aussi par sa propre famille. Il perdrait même son emploi. Le Congressman Pete, Stark (78 ans) a révélé son athéisme, seulement en janvier 2007, soit à 76 ans. Il n’aurait jamais été élu, s’il avait fait cet aveu au début de sa carrière politique. A 78 ans, il ne risque plus rien. Aux U.S.A. C’est le seul politicien, de tous les parlementaires aux U.S.A, qui a osé faire cet aveu public, n’ayant plus rien à perdre. Un athée n’a aucune chance de faire une carrière politique, tout comme un athée n’a aucune chance à devenir Président des U.S.A., (etc... etc...)

Personnellement, je n'aime pas le vocable « athée ». Deux raisons.

Il y a le croyant; il y a l'a-thée. Le croyant est théiste (religion avec révélation) ou déiste (incluant bien des joutes philosophiques). L'a-thée est qualifié par un terme péjoratif ou pour le moins, privatif. Pourquoi tenter de cerner quelqu'un en disant ce qu'il n'est pas. Le terme est certainement une création religieuse pour signifier « tu n'es pas de mon clan». (Je pourrais revenir sur l'idée.)

Encore, pourquoi je n'aime pas le terme « athée ». Parce que trop vague, même flou dans son usage. Dans le langage courant, on affirmera « je suis athée ». Celui qui me dira ça risque fort de ne pas se faire comprendre parce que pour moi, le terme athée veut signifier « je ne crois à aucun dieu ». Ne pas croire à une croyance en est encore une! C'est bien loin du rationnel.

Trop souvent, le terme athée n'est pas bien employé. Le distingo pouvant tout éclairer rationnellement vient de l'usage de croire et savoir. (Je devrais revenir sur l'idée.) L'homme peut croire à tout. Il est irrationnel d'accepter que l'homme peut tout savoir, que la science est illimitée. L'homme est un vivant et un conscient mais pas un nombril...

samedi, décembre 12, 2009

Pour un Québec laïque,

...une information est proposée.On s'abonne par une simple inscription de son adresse courriel. Pas de SPAM. L'abonné(e) reçoit l'article qui est publié, rythmant ainsi les messages.

J'aime être au et lire ses textes nuancés, 'inspirés', sans langue de bois politicienne. Les participants sont d'un niveau intellectuel impressionnant. Ils se tiennent "dans la vie" et non dans l'idéologie, nous sortent de notre chauvinisme.

Tout beau? Que non! CCIEL véhicule de gros cumulonimbus et se donne un peu le rôle de prévisionniste, de conjoncturiste.

Ne remettez pas à demain, vous disant "j'irai le voir un jour". D'un clic! et vous visiterez le http://www.cciel.ca/a-propos/ .

Pour lire le plat de résistance, c'est ici: http://www.cciel.ca/category/textes/ .

jeudi, décembre 03, 2009

Al-Bīrūnī, Muḥammad ibn Aḥmad Abū al-Rayḥān

Aujourd'hui, ce 3 décembre, le trois fait le mois (on verra bien!). Ce jour calendrier était le jour du cèdre, 13e jour du mois de Frimaire, dans le calendrier républicain français comme chacun sait.

"Ce n'est pas par jeu que NOUS avons créé le ciel et la terre et ce qui est entre eux" (coran 21:16)

Vous n'avez pas oublié aussi que ça fait 951 ans, aujourd'hui, que le mathématicien Al-Birudi a été rappelé par Allah. C'est un vieux vieux chiite, quoi.

Que ça ne vous dise rien, c'est bien normal. Ce bonhomme, car il est bon à toutes sortes de sauces dans la connaissance de notre genre, mais il n'est pas de culture occidentale. Il est de l'époque, pour ne pas dire de l'hégire moyen âgeux. Voici de ses contemporains ou presque, des grandes figures de l’islam médiéval. Les créateurs d'universités...

Abu Kamil · Ibn al-Baitar · Ábû Nuwâs · Al-Battani · Al-Djazari · Al-Maari · Abou Madyane · Abdeslam Ben Mchich · Chadhili · Ahmad ibn Idris · Al Bakri · Taqi al-Din · Alhazen · Al-Kachi · Al-Kindi · Averroès · Avicenne · Al Idrissi · Abbas Ibn Firnas · Al-Marwazi · Ibn al-Nadim · Ibn Khaldoun · Ibrahim ibn Sinan · Jabir Ibn Hayyan · Hassan al-Wazzan · Omar Khayyam · Ibn al-Khatib · Al Maqqari ·Al Khuwarizmi · Ibn Fadlân · Ibn Nafis · Abu Al-Qasim · Ali Quchtchi · Al-Soufi · Ibn Battûta · Al-Hallaj · Al-Razi · Qadi-zadeh Roumi · Nasir ad-Din at-Tusi · Aboûl-Wafâ · Sinan · Tabari · Al-Farabi · Al-Ghazali · Ibn Arabî · Jalal Ud Din Rumi · Ibn Taymiyyah · Farid Al-Din Attar · Saadi · Avenpace · Ibn Tufayl

Le fabuleux développement de l'esprit humain a progressé grâce à de tels « bons-hommes ». Des islamistes.

Pourquoi l'Islam de maintenant n'est devenu qu'une affaire de mosquées, de minarets, de djihad, de va-t-en-guerre, de classes sociales ghettoïsantes, d'il-y-a-tout-dans-le-Coran? Quand entend-on parler de découverte médicale provenant des pays musulmans? De leur implication dans l'aéronautique de pointe? Et leurs recherches tout azimut?

Je ne peux suggérer qu'une porte de service pour que les Chiites ou les Sunnites redeviennent des moteurs intellectuels pour l'humanité. C'est de corriger le « saint Coran » et d'avancer l'égalité entre hommes et femmes et la pleine participation de leur cerveau 'libre-penseur'. Imaginez un peu que d'une seule opération poste-coranique, ces gens doublent leur capacité neuronale...

Il y a tant de choses tordues dans les religions. Redresser celle-là pourrait même nourrir la paix.

COROLLAIRE.


Le voile de la peur.

mardi, août 25, 2009

La lunette astronomique par Galilée


Dans le cadre du 400ème anniversaire des travaux (...de l’utilisation de la lunette astronomique inventée, fabriquée un peu avant 1609) de Galilée qui lui permit de valider l’hypothèse de Copernic sur l’existence d’un système planétaire centré autour du Soleil, 2009 est l'Année Mondiale de l'Astronomie.

Télescope, du grec ancien tele "loin" et skopein "regarder".

En complément. - - - Le premièr télescope binoculaire (des jumelles d'approche) fut construit par le Néerlandais Hans Lippershey en 1608. Le développement a été largement
dû à l'abbé allemand Ernst d'Iéna, qui, à la fin du 19ème siècle, conçut des jumelles à prismes qui préfiguraient les instruments d'aujourd'hui, où, non seulement l'agrandissement, mais également effet stéréoscopique sont obtenus.

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Un moment galiléen 'canadien'? Clique sur l'image >>>.



dimanche, juillet 05, 2009

"Le Monde" sont drôle

"Le Monde" sont drôle, n'est-il pas!

Le journal parisien manque de surveillance. Un Prix Nobel de littérature déborde de ses compétences. -- Louis-XV a laissé à la perfide Albion, sa colonie d'Amérique sans en connaître le contenu. Encore, un Français-de-France qui croit connaître « les arpents de neige », porte des jugements colonialistes « passés date», mise sur une main-mise rendue depuis longtemps impossible. Le Québécois réagit: « Maudit Français, Go home! ».

Mario Roy illustre habilement le fait en titrant son édito par « La courtepointe de Le Clézio ». À lire, si ce matin, vous n'avez pas le sourire facile au dimanche d'été sans chaleur.

p.s. Le Français-de-France termine son arraché avec un contenu inconnu de Louis-XV, quelques belles images enneigées...

« Restera la mémoire, la voix de Rita Mestokosho, légère et durable avec Nipin :

"Ce mot est une saison

C'est aussi le son que font les saumons

(dans le rêve du pêcheur

Pourtant il nage avec force

avec son dernier souffle

Pour laisser échapper tout ce qui reste

(de son dernier voyage

Viendront aussi les petits fruits

que mon grand-père l'ours attend

au détour d'une rivière

et lorsqu'il se nourrit de l'été

sa graisse dégage toute la valeur

(de la vie.

Moi je puise l'eau qui nettoiera

(mon âme

et les pierres mes grands-pères

guideront mon coeur" »

Merci m'sieu Le Clézio de m'avoir présenté une Québécoise qui «rampe pour humer la vie... »

(L'image: La lutte contre le magicien — Chanson de Damien Mestokosho
Illustration : Georgette Obomsawine ) (Chercher l'onglet >> Texte lu par l'auteur )

dimanche, juin 21, 2009

De Ali Khamenei et du Saint-Office,

Durant sa prêche de vendredi, Ali Khamenei, le gros ayatollah, ce guide coiffé de superbe, dit aux millions d'Irakiens dans la rue « C'est pas beau ce que vous faites. Rentrez chez vous. Sinon... ». À l'instant de sa prêche, 20 journalistes étaient déjà au trou. Une démocratie qui emprisonnent les journalistes...

Quand j'ai entendu ces paroles d'un pouvoir dictatorial, un flash historique m'est revenu. Un parallèle est à faire.

2009 moins 1633... Ça fait 376 ans, aujourd'hui, que l'ignorance corporatiste a fait taire Galilée. Faut pas tirer sur le Pape du temps. À lire sur l'époque, j'ai senti qu'Urbain, le huitième à s'urbaniser, était homme de connaissance. Aurait-il troqué sa blanche soutane pour acquérir un télescope fait main de Galilée? Mon rêve me dit que oui. La 'mécréance dictatoriale' venait d'ailleurs. Du Saint-Office, successeur en ligne directe de l'inquisition médiévale. Peste puisqu'il faut bien la nommer: PESTE. Institution fort probablement louable au niveau des intentions de départ, mais dont l'évolution avait échappée à tout ce qui était civilisé, urbanisé, papauté, d'une quelconque ouverture aux droits individuels.

Je ne connais pas de dieu qui ne veut des genoux meurtris et pire sacrifice encore. L'existence d'un état islamique y a ses sources. L'homme qui se dit le représentant d'un dieu, n'a que faire des libertés individuelles. La démocratie n'a pas d'avenir entre ses mains; elle est sans fondement. Un dictateur s'impose par la force et les filouteries. Force est de constater.

Le 22 juin 1633, au couvent dominicain de Santa-Maria, la sentence est rendue : Galilée est condamné à la prison à vie (peine immédiatement commuée en résidence à vie par Urbain VIII) et l'ouvrage est interdit. Il prononce également la formule d'abjuration que le Saint-Office avait préparée :

« Moi, Galiléo, fils de feu Vincenzio Galilei de Florence, âgé de soixante dix ans, ici traduit pour y être jugé, agenouillé devant les très éminents et révérés cardinaux inquisiteurs généraux contre toute hérésie dans la chrétienté, ayant devant les yeux et touchant de ma main les Saints Évangiles, jure que j'ai toujours tenu pour vrai, et tiens encore pour vrai, et avec l'aide de Dieu tiendrai pour vrai dans le futur, tout ce que la Sainte Église Catholique et Apostolique affirme, présente et enseigne. Cependant, alors que j'avais été condamné par injonction du Saint Office d'abandonner complètement la croyance fausse que le Soleil est au centre du monde et ne se déplace pas, et que la Terre n'est pas au centre du monde et se déplace, et de ne pas défendre ni enseigner cette doctrine erronée de quelque manière que ce soit, par oral ou par écrit; et après avoir été averti que cette doctrine n'est pas conforme à ce que disent les Saintes Écritures, j'ai écrit et publié un livre dans lequel je traite de cette doctrine condamnée et la présente par des arguments très pressants, sans la réfuter en aucune manière; ce pour quoi j'ai été tenu pour hautement suspect d'hérésie, pour avoir professé et cru que le Soleil est le centre du monde, et est sans mouvement, et que la terre n'est pas le centre, et se meut. [...][5] »

Le fameux aparté attribué à Galilée E pur si muove! (ou Eppur si muove - « Et pourtant elle tourne ») est probablement apocryphe[6].

Le texte de la sentence est diffusé largement : à Rome le 2 juillet, le 12 août à Florence. La nouvelle arrive en Allemagne fin août, en Belgique en septembre. Les décrets du Saint-Office ne seront jamais publiés en France, mais, prudemment et pour éviter la controverse, René Descartes renonce à faire paraître son traité du monde et de la lumière.

Beaucoup (y compris Descartes), à l'époque, pensèrent que Galilée était la victime d'une cabale des Jésuites qui se vengeaient ainsi de l'affront subi par Horatio Grassi dans le Saggiatore.

Les positions du théologien liégeois Libert Froidmont (de l'Université de Louvain) éclairent bien toute l'équivoque de la condamnation de Galilée.

En conclusion, j'avance que la peur de connaître, d'encourager la science, le développement de l'homme est le même sentiment quand on craint les libertés individuelles, l'expression démocratique, quand on craint de placer sa vie terrestre au-dessus de tout principe.