lundi, mars 19, 2007

Edith Giovanna Gassion

J'ai vu « La Môme Piaf ». Allez-y!

Une histoire presque connue. Pas du style « de la naissance au dernier râle ». Intelligent dans l'image, dans l'invention, dans l'émotion. Fort dans les hachures chronologiques, dans les bris de la linéarité biographique, du choix des moments représentatifs, des liens dramatiques. Le spectateur est témoin continuel des « mals d'amour », de LA voie de Paris, de ce corps tordu qui n'arrête pas de gueuler.

Vous remarquerez qu'après deux heures et demie, « je ne regrette rien », ni « La foule » qui ne lève plus de son siège...

Liens:

Un Deux et un parallèle? Trois et ça m'emporte encore!

mardi, mars 13, 2007

Musicien, philosophe, romancier...

"...un Dieu à qui le petit garçon écrit, pour faire plaisir à son amie Mamie Rose. «Je voulais raconter une expérience mystique à travers les mots d'un enfant », dit celui dont l'oeuvre a visité le christianisme, l'islam, le judaïsme... «La situation d'Oscar face à Dieu est très ambiguë. Il est autant détesté et absent qu'utile.»"
Extrait d'une double actualité littéraire agréable à lire.

De un, vous aurez le souvenir d'une lecture récente ou vous désirerez lire Ma vie avec Mozart.

De deux, irez-vous voir : Oscar et la dame rose, d'Éric-Emmanuel Schmidt, mise en scène de Rita Lafontaine et François Flamand, avec Rita Lafontaine, du 13 au 18 mars et du 10 au 21 avril. Monument-National.

Encore? Ici, le son d'une autre cloche.

dimanche, mars 11, 2007

D'où que tu viennes, bienvenue chez moi.

Du dernier album de Michel Sardou 'Hors Format'

Allons danser

Parlons d'abord d'égalité
Égalité des chances, égalité des droits.
Pas celle qui plombe à la naissance
Parc'que celle-là c'est chacun pour soi.

Parlons aussi fraternité
D'où que tu viennes, bienvenue chez moi.
En sachant qu'il faut respecter
Ceux qui sont venus longtemps avant toi.

Et puis allons danser
Pour oublier tout ça
Allons danser.
Personne n'y croit.
Allons danser
Même sur n'importe quoi
Mais allons danser.
Et ça ira.

Dire aux hommes qui se sont échoués
Qu'on peut refaire sa vie plusieurs fois
Sans un mot tout recommencer
Se prendre en charge, et pas charger l'État.

Dire aux enfants qu'on va changer
L'éducation qu'ils ont, par celle qu'ils n'ont pas.
Ajouter qu'il faut travailler
Riche et célèbre,
c'est comme un chèque en bois.

Et puis allons danser
Pour oublier tout ça
Allons danser.
Personne n'y croit.
Allons danser
Même sur n'importe quoi
Mais allons danser.
Et ça ira.

Parlons enfin des droits acquis
Alors que tout, tout passe ici bas.
Il faudra bien qu'on en oublie
Sous peine de n'plus jamais avoir de droits.

Admettons enfin vous et moi
Que nous sommes tous des hypocrites.
La vérité ne nous plait pas
Alors on a le pays qu'on mérite.

Et puis allons danser
Pour oublier tout ça
Allons danser.
Personne n'y croit.
Allons danser
Même sur n'importe quoi
Mais allons danser.
Et ça ira.

Allons danser
Pour oublier tout ça
Allons danser.
Personne n'y croit.
Allons danser
Même sur n'importe quoi
Mais allons danser.
Et ça ira.

Allons danser.
Et ça ira.

Le plusse meilleur!

Si Jean Chrétien était encore sur les planches, nous aurions droit, encore, à l'expression de sa fierté pan-canadienne: le plus meilleur pays!


Le Canada est parmi les 10 premières destinations touristiques

Le Canada se classe au septième rang des destinations touristiques selon une nouvelle étude du Forum économique mondial (FEM), publiée jeudi le 1 mars 2007.

Des 124 pays étudiés par le FEM dans le cadre de son premier rapport sur le tourisme, le Canada a terminé à égalité avec Singapour et le Luxembourg, devant le Royaume-Uni, le Danemark, la France, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. La Suisse vient en tête de classement, suivie de l'Autriche, de l'Allemagne, de l'Islande, des Etats-Unis et de Hong Kong.

L'étude a porté sur trois points: les règles entourant le tourisme dans les pays visés, leurs infrastructures touristiques ainsi que les ressources naturelles, culturelles et humaines se rattachant au tourisme.

Le Canada marque beaucoup de points pour ses infrastructures en transport, qui se classent au deuxième rang, et pour le support Internet à la réservation de billets d'avion, de chambres, de voitures et autres forfaits, qui vient au quatrième rang.

samedi, mars 10, 2007

Affinité politique.



Un questionnaire intéressant qui évalue notre pourcentage d'affinité avec les partis politiques pour les élections à venir:


http://www.vivrelequebec.net/monchoix/

jeudi, mars 08, 2007

Maison tranquille

C'est lorsque la religion atteint son apogée, sa plus haute puissance, qu'elle fait commettre le plus de crimes.
Émile Leclercq


Notre culpabilité occidentale inscrit au 8 mars, "la journée de la Femme". Oui, il y a plus vicieux.

C'est lorsque l'homme CROIT atteindre son apogée, sa plus haute puissance, "et son impuissance, sa soumission", qu'il espère, dans un éden, sacrifiant le présent, choisir l'âne à la femme.

" Un âne est comme une femme au foyer . En fait, l'âne est un peu meilleur car, tandis que la femme au foyer peut parfois se plaindre et partir dans la maison de ses parents, vous ne trouverez jamais un âne qui soit infidèle à son maître " était écrit dans un manuel scolaire utilisé dans l'État indien du Rajasthan. Ce manuel, approuvé par le parti hindou du Bharatuya Janata, a provoqué la fureur de ses membres féminins. (LaPresse 6 avril 2006)

La leçon d'Hérouxville est que toute manifestation culturelle n'est pas importable. La douane ne devrait pas être limitée aux contenus des valises et aux transfères bancaires. S'il est "facile", pour le douanier, de sortir d'une valise, un objet non accepté au Canada, il est plus que souhaitable que la culture de l'immigrant passe au supplice du crible canadien. Le monde, la femme, la liberté individuelle, la vie pleine de sens pour chaque personne, au galop, s'éloigneront des dictats.

La "vitesse" du galop dépend de chacun...

Utilisez vos moyens pour faire galoper le respect individuel et n'abdiquez devant aucune restriction de la liberté et ni de l'accomplissement égoïstement individuel, mais aucune!

Permettez que je vous dise que devant ma bedaine bien nantie, j'y vois un clavier...

mardi, mars 06, 2007

Plat comme planche.

Un mot sur la campagne électorale. -- Je m'ennuie beaucoup. Alors je me réfugie dans de vieux stimuli. Rapidement, la nostalgie d'entendre le tribun Pierre Bourgeault me revient à la manière des neiges d'antan comme tombées ce vendredi, le 9 février. Ce qu'il en est revenu des giboulées de souvenirs, des « tiens, t'en rappelles-tu, quand...? ». Non, je n'étais pas toujours en accord avec le gars du RIN, mais je l'écoutais toujours avec un plaisir gratifiant. Même que je me suis déjà abonné au Journal-de-Montréal pour ne pas rater sa chronique. "Front d'beûeu" et front réfléchi, inventif, sagace dans l'observation de sa société. Front sans dieu à se « payer » une cérémonie d'adieux à la basilique Notre-Dame. De la couleur jusqu'à la fin. Je ne m'ennuyais pas non plus dans les meilleures années de « Réné ».

Puis, vint le temps des aquarelles pastelles, des bons gestionnaires, de la transformation des gens de pouvoir ambitionnant de devenir les meilleurs fonctionnaires de l'État québécois... Le Ministre promettait un rendement supérieur à son sous-ministre! Nous en sommes à l'ere des « faiseux »: l'image, la sienne tout en laissant son fusain barioler celle du vis-à-vis jusqu'à faire oublier le pourquoi d'être là.

La campagne actuelle m'est une planche à légumes où on se découpe en petits morceaux personnels utilisant des « problèmes » bien secondaires pour tenter de densifier la tiède soupe.

-- Lui, il a les cheveux plats et raides; moi j'ai les cheveux bouclés: votez pour moi.
--Je vais interdire la vente de tout foulard, mais on pourra user les vieux et je conserverai le crucifix historique.
--J'ai recruté les plus belles figures de proue de notre Québec et il n'en reste plus pour les autres.
--J'abolirai les commissions scolaires et créerai des conseils d'environnement au décrochage.

Je conjugue je m'ennuie que je vous dis.

André, Jean, Mario, Picotinne, lisez-vous ce qu'on vous écrit? Claude Picher (La Presse / 3-3-07) (*) vous a fournit matière à devenir des hommes politiques, des vrais.

Le Québec affiche le taux de croissance économique de plus bas du Canada depuis dix ans. Si la comparaison englobe les U-S, notre beau Québec chauvin ne devance que deux États: Mississipi et Virginie-Occidentale.

Le Québec intéresse de moins en moins l'investissement qui est en chute libre. La dégringolade s'illustre par un « famélique 19 milliards » sur 102 milliards pour le Canada.

Le Québec n'est pas un bon marché d'emploi. Le secteur manufacturier perd 25 000 emplois par année depuis quatre ans. Chaque perte d'emploi est un drame personnel, voir FAMILIAL. Juste là, 100 000 drames, André, Jean, Mario, Picotinne. 100 000 désabusés de vos vides discours et sans projet de société. Le taux de chômage québécois est de 7,7%, demeure nettement supérieur à la moyenne canadienne de 6,2 qu'il contribue à faire grimper!

Le Québec est dans le rouge depuis deux ans dans ses échanges internationaux. Juste avec les États-Unis, dans les années 90, les exportations québécoises comptaient pour 19%. Elles sont maintenant de 16,5%.

Le Québec chante encore ce refrain connu: ses contribuables sont les plus taxés du Canada, et de loin... En Ontario, un contribuable/45 000$ garde dans sa poche 92$ de plus par semaine; un contribuable/60 000$ garde dans sa poche 125$ de plus par semaine. C'est 500$ de plus pour la fin du mois!!!

Le Québec performe dans sa valeur des permis de construction: 5% de plus que l'année précédente. Au Canada, c'est le double, 9,9%. Par rapport à sa population, le Québec est bien en deçà des attentes, tant dans la construction commerciale que résidentielle.

Le Québec équilibre ses finances par des contorsions comptables et mécontente le Vérificateur général de façon récurrente. La dette est de 125 000 000 000$ pour une population de 5 800 000 de contribuables dont 41% ne paient pas d'impôts.

Le Québec roule sur des routes défoncées, son système de santé est au bord de l'anarchie, les universités crient famine et 8 000 000 000$/an paient les intérêts de la dette.

Le Québec connaît l'érosion de son poids économique.

Pendant ce temps là, André, Jean, Mario et Picotinne ne cherchent pas à se connecter à la réalité de ce qu'un d'eux aura à administrer, à gérer.

La campagne actuelle m'est une planche à légumes où on se découpe en petits morceaux personnels et j'aurai à choisir pour exprimer mon droit de vote.

Le Québec, privilégié mondialement par le moins mauvais des systèmes politiques, connaîtra un fort moment de
D É M O C R A T I E, le 26 mars.

Si d'ici là, un candidat allait chercher un peu, juste un peu de Ralph Klein, de Michael Harris... (vert espérance!)

(*) Lecteur, j'ai cisaillé, à mes fins, l'article de Claude Picher.

vendredi, mars 02, 2007

Un Champagne interdit à Hérouxville!

Qui n'a pas entendu parler, qui n'a pas lu un peu de la brique « Les Bienveillantes » de Jonathan Littell?

Le rustre Louis Champagne, de CHRS à Jonquière.

Le roman de Littell explique « l’extermination organisée par le régime nazi de tous les juifs, tsiganes, handicapés, homosexuels, résistants, vieillards et autres « bouches inutiles ». Le personnage principal, le Dr. Aue, est confronté tout au long du roman à cette politique d’extermination voulue par son Führer pour le bien de son pays. » Et pour le bien des travailleurs d'usine selon Louis Champagne...

Qui n'a pas entendu parler, qui n'a pas lu un peu de la brique « Mon combat (Mein Kampf)» de Adolf Hitler?

Le rustre Louis Champagne, de CHRS à Jonquière.

En prison, Adolf écrit son idéologie. Au pouvoir, il en interdira la traduction pour le bien exclusif des ariens. Une première édition distribuera plus d'un million d'exemplaires; les Allemands avaient leur Coran. Les gouvernements d'après-guerre l'interdiront aussi: traduction ou publication parce que « littérature haineuse ».

Le temps a décanté la virulence des blessures. En 1979(?), avec les précautions idoines dans un préambule ajouté « obligatoire », la haine idéologique était accessible en français. « Tout Français doit lire ce livre » (Maréchal Lyautey). Dit aussi pour Louis Champagne et « ses supposés travailleurs d'usine ».

C'est connu, les rustres n'ont pas d'oreille et sont de bas niveau conceptuel. L'histoire ne dit pas si l'idéologiste allemand avait pensé à eux...

Mohamed vous em...

La campagne électorale vous aurait fait oublier la chiourme d'Hérouxville? Faut pas. En ce temps, il y a deux semaines, j'avais ramassé un texte. Je l'extirpe des profondeurs de mon empilage d'octets. Joyeuse lecture durant ces 30 cm de neige annoncés et poudrerie lavant blanc le paysage à 70 km/h.


Je m'appelle Mohamed, je suis Québécois et je vous em...!

Mohamed Lotfi
Journaliste, réalisateur, Souverains anonymes*

La dernière fois que j'ai entendu cette phrase, j'étais dans un taxi à quelque 5000 kilomètres d'Hérouxville, dans un pays musulman.

Presque à chaque fois que je prenais le taxi dans ce pays, accompagné de mon fils, j'échappais rarement à quelques commentaires du chauffeur qui trouvait inconcevable que mon fils de 23 ans, ne parle pas couramment l'arabe et ne connaisse pas suffisamment la religion de son père. Aux yeux de certains chauffeurs, ne pas lui apprendre l'arabe et la religion, c'était le condamner à la perdition. Quand les commentaires prenaient le ton d'un sermon, j'y mettais fin poliment, «Mieux que l'arabe ou la religion, Monsieur, j'apprends à mon fils à se mêler de ses affaires».

Mais ce jour là, je suis tombé sur un chauffeur qui n'était pas comme les autres. Détenteur d'un doctorat en biochimie, fatigué de manifester sa revendication du droit au travail avec des centaines d'autres chômeurs hautement diplômés, il a choisi le taxi pour faire vivre sa petite famille en attendant que son pays, ou n'importe quel autre pays, lui offre le travail qui corresponde à sa formation.

Arabe... religion... se mêler de ses affaires!

Cet homme était tellement pas comme les autres chauffeurs qu'après lui avoir confié mes petites anecdotes avec certains de ses «collègues», il s'est mis à rire comme d'une blague très drôle. Il trouvait particulièrement subversif que j'emploie dans la même phrase, «arabe», «religion» et «se mêler de ses affaires».

Et comme pour m'aider à raffiner ma réplique face à d'autres éventuels sermonneurs, il s'est mis à me proposer à la blague d'autres versions. Jamais un chauffeur de taxi ne m'a fait autant rire. De toutes ses propositions, je me rappelle celle qui sonnait à mes oreilles comme le refrain d'un rap. «Je m'appelle Mohamed, je suis Québécois et je vous emmerde!».

Il n'y a pas longtemps, je me suis trouvé devant un professeur d'université qui tenait un discours savamment ambiguë sur les notions de minorité et de majorité. À partir de quand un immigrant du Québec peut se permettre de se sentir de la majorité ? Pour l'aider à mieux préciser ses propos, je lui ai demandé s'il ne trouvait pas absurde, pour ne pas dire discriminatoire, qu'on désigne certains citoyens du Québec de minorités visibles ? En poussant plus loin le raisonnement, j'ai demandé : à quelle catégories de citoyens québécois devrais-je appartenir ? À la minorité à moitié visible ou à la majorité à moitié invisible ? Un peu confus devant mes questions, le professeur s'est contenté de répondre «Il faut bien qu'on vous désigne par quelque chose pour distinguer les différences culturelles».

À 200 kilomètres d'Hérouxville...

À 200 kilomètres d'Hérouxville, dans un local universitaire, j'imaginais l'éclat de rire de mon ami biochimiste si j'avais utilisé sa réplique à l'égard du prof. Elle a failli m'échapper. Mais j'ai opté plutôt pour un silence dosé d'un sourire enigmatique.

Depuis ma rencontre avec cet homme d'esprit, chauffeur de taxi et biochimiste de formation, je réprimé le désir de lancer à bien des personnes, d'ici et de là bas, la réplique dont il est l'auteur. Ce ne sont pas les occasions qui manquent. Mais de peur qu'elle soit mal comprise, mal interprétée ou récupérée médiatiquement, surtout de peur qu'elle soit dépossédée de l'humour qu'elle contient profondément, j'ai opté pour le silence. Elle résume pourtant mieux que n'importe quel discours ce que je suis devenu. Ce que sont devenus la majorité de ces Québécois venus d'ailleurs. Ils n'ont pas à être inclus ou tolérés, ils sont ici et ils le restent pour le meilleur et pour le pire. Simplement.

Mon pays, c'est là où...

Naturellement, ils assument leur choix de s'arracher à leurs racines. En regardant leurs enfants prendre un accent qui n'est pas le leur, tranquillement, mais inévitablement, ils deviendront aussi Québécois que le sont devenus tous ceux et celles qui débarquent sur cette terre depuis quatre siècles. Tôt ou tard, l'immigrant finit par arriver à la même réflexion du personnage principal du premier roman d'Abla Farhoud Le bonheur a la queue glissante : «Mon pays c'est là où mes enfants sont heureux».

À l'occasion de ce débat médiatique enflammé, maladroit et confus sur les accommodements de «Nous autres» envers «Eux-autres», la réplique du biochimiste me revient chaque fois que le débat prend une nouvelle ampleur médiatique. Je me la répète, mais en lui apportant la nuance qui s'impose. Comme pour tuer à petites doses toute trace d'identité meurtrière qui sommeille en chacun de nous. Celle qui se contente d'une seule appartenance.

Mon Québec à moi ne se contente plus d'une seule appartenance. Oui, je me la répète comme un rap ouvert sur demain.

Je suis arabe, je suis musulman, je suis juif, je suis chrétien, je suis africain, nord-africain, nord-américain, francophone, je suis berbère, je suis montréalais, je suis d'Hérouxville.

Je m'appelle Mohamed, je suis québécois et je vous embrasse...

* http://www.souverains.qc.ca/flash4.html


jeudi, mars 01, 2007

Au réveil...

La première phrase à m'occuper l'esprit, ce matin, est une de Rabindranath Tagore.

Si vous fermez la porte à toutes les erreurs,
la vérité restera dehors.


Comme je vais encore faire des gaffes aujourd'hui, je me réconforte à l'avance.


mardi, février 27, 2007

Le monde selon OR YUP'IK.


Oh! mon Dieu! 28 états des Étas-Unis ont à leurs programmes pédagogiques, l'enseignement de l'idéologie du créationnisme. La création de l'univers s'est fait entièrement par un Dieu-créateur, il y a 6 000 ans. Les os des sauriens anciens et autres 'bébelles' du genre ont été déposés, comme trouvés, par ce Dieu pour éprouver la foi des hommes. De quoi faire rougir le grand Mandrake. Le Québec n'en est pas exempté!

Il est de sens commun de pouvoir discuter avec nos enfants de l'évolution du vivant. Et on n'oubliera pas de leur parler un peu d'un Anglais ayant enduré son paquet de discrédits en échafaudant une théorie, appelé aujourd'hui, le « darwinisme ».

Noël m'apportait un beau cadeau: Corbeaux. Un livre d'ornithologie sérieux sur les corvidés, les plus malins des oiseaux. La saskatchewanaise Candace Savage me captive en époussetant ma position trop assise sur l'évolutionnisme... Je voudrais en partager une longue page. J'ai souligné des phrases-ancres. La conclusion m'est drôlement intéressante dans ma cervelle d'oiseau!

Depuis cette lecture, j'ai mis à jour mes contes pour enfants et pour plus grands.

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CORBEAU CRÉE LE PREMIER HUMAIN

D'APRÈS « THE WORDS OF AN UNALIT, OR YUP'IK », CONTEUR DE LA CÔTE DE L'ALASKA (RÉCITS CONSIGNÉS DANS LES ANNÉES 1890)

C'était au temps [disaient les anciens] où il n'y avait pas d'êtres humains sur terre. Pendant quatre jours, le premier homme est resté couché en chien de fusil dans la cosse d'un pois de mer (L. maritimus). Le cinquième jour, il a étendu ses pieds et fait éclater la cosse, tombant sur le sol où il s'est levé, homme adulte. Regardant autour de lui, [ ... ] il a vu approcher, dans un mouvement de balancement, un objet sombre qui a fait halte juste devant lui. [ ... ] C'était un corbeau qui, d'une aile, a aussitôt remonté son bec, comme un masque, sur le sommet de sa tête et s'est changé en homme. [ ... ]

Enfin il a dit: « Qu'êtes-vous donc? Quand êtes-vous venu ? Je n'ai jamais rien vu de semblable à vous. »

À cela, l'homme a répondu: « Je viens de la cosse de pois. » Et il a montré la plante d'où il était venu.

« Ah! s'est exclamé Corbeau. C'est moi qui ai créé cette vigne, mais j'ignorais qu'il en sortirait un jour quelque chose comme toi. »

... ooo 000 ooo ....

(...)
Grâce aux nombreuses découvertes rendues possibles par l'étude de fossiles de plus en plus nombreux et à des avancées dans le domaine de l'analyse génétique, les taxinomistes ont récemment commencé à mettre l'accent non pas sur la parenté des deux groupes Aves (oiseaux) et Mammilia (mammifères), mais bien sur leur différence. À titre de seuls membres survivants de la lignée synapside, les mammifères appartiennent à une classe à part, mais les oiseaux sont maintenant considérés comme un sous-groupe des reptiles. La classe Aves, dans le clade, ou la lignée, des Reptilia. Or, s'il est vrai que les oiseaux -- et parmi eux les corbeaux -- ne sont nie d'autre que des lézards améliorés, par quel miracle aurions-nous quoi que ce soit en commun avec eux ? Peut-être ce lien dont nous sentons qu'il nous unit aux corbeaux et aux corneilles est-il le fruit de notre imagination, l'expression de notre profonde soif de nous découvrir une compagnie intelligente.

Mais n'oublions pas que la vie, comme le Corbeau mythique, a plus d'un tour dans son sac et n'entend pas se laisser freiner par quelques invraisemblances. Si l'évolution peut, à partir d'une unique forme de vie ancestrale, suivre différentes directions pour donner des résultats extrêmement éloignés les uns des autres, il est possible que ces créatures si différentes se mettent à converger peu à peu, ou qu'elles commencent à présenter des ressemblances. La capacité de voler, par exemple, est apparue au moins trois fois, à partir de trois points de départ distincts, chez les insectes, les reptiles et les mammifères. Si les abeilles, les oiseaux et les chauves-souris volent aujourd'hui, c'est parce que leurs ancêtres se sont, indépendamment les uns des autres, adaptés aux avantages et aux défis que présentait la conquête des airs. La vie est infiniment transmutable, et il n'y a rien de plus normal et ordinaire pour des organismes appartenant à des branches distinctes de l'arbre de l'évolution que de se rapprocher les uns des autres et d'acquérir des caractéristiques semblables. Cette convergence de l'évolution explique-t-elle le lien qui nous unit aux corbeaux? Si c'est bien le cas, dans quelle mesure nous ressemblons-nous? Et pourquoi une chose si improbable se serait-elle produite ?

L'UNIVERSITÉ CORBEAU
L'habileté à confectionner et à utiliser des outils a longtemps été perçue comme la caractéristique distinctive de l'intelligence et considérée comme le propre des êtres humains. (« Les premiers indices laissant entendre que nos ancêtres faisaient figure d'exception parmi les animaux, écrit le physiologiste Jared M. Diamond dans son ouvrage Tbe Rise and Fall of tbe Tbird Cbimpanzee, furent nos outils de pierre très grossiers, qui ont commencé à apparaitre en Afrique il y a de cela environ deux millions et demi d'années. ») On ne saurait nier que le recours aux outils est un exploit rare et remarquable dans le monde des vivants. Par exemple, des 8 600 espèces d'oiseaux de la planète, seule une centaine compte des individus qui laissent tomber des coquillages sur le pavé, frappent leur proie contre un mur ou font quelque geste que l'on pourrait qualifier de vaguement technologique. Si l'on réduit la portée de ce qui précède pour ne considérer que le « véritable usage d'outils » -- c'est-à-dire la manipulation d'objets par la patte ou le bec dans le but d'accomplir une tâche -- ce nombre chute de plus de la moitié. La liste d'oiseaux répondant à cette définition n'inclut plus que des rara avis, tels le vautour percnoptère, qui utilise parfois des cailloux pour briser la coquille des oeufs d'autruche, et diverses espèces de pinsons, à qui il arrive de sonder les anfractuosités à l'aide de brindilles. Le seul nom qui apparaisse plusieurs fois sur cette liste d'oiseaux utilisateurs d'outils est Corvus. En Oklahoma, un témoin rapporte notamment avoir vu une corneille d'Amérique arracher un éclat de bois à un piquet de clôture, le tenir sous ses pattes et en becqueter l'extrémité pour l'aiguiser. L'oiseau a ensuite plongé l'outil dans une cavité étroite où était tapie une araignée. En Scandinavie, on a vu des corneilles noires remonter les fils utilisés pour la pêche sous la glace, serrant le fil emmêlé dans leurs pattes tandis qu'elles rajustaient la prise de leur bec, puis s'envoler avec le poisson qu'elles avaient décroché de l'hameçon. Et dans la ville de Sendai, au japon, des membres de la même espèce ont appris à se servir des automobiles comme de casse-noisettes. Les corneilles se perchent à des intersections régies par des feux de circulation et, quand les voitures s'arrêtent au rouge, elles descendent d'un coup d'aile et viennent déposer les noix sous les roues des véhicules. Quand les voitures sont passées, les oiseaux redescendent pour picorer ou, si les coquilles sont toujours intactes, pour repositionner les noix en vue d'un autre essai.

Le corbeau calédonien est toutefois plus impressionnant encore; exception faite de l'homme, il s'agit de l'une des deux seules espèces - la seconde serait le chimpanzé - où tous les individus de toutes les populations produisent et utilisent régulièrement une technologie simple. (Au nombre des animaux capables de fabriquer des outils, on compte aussi l'orang-outan, les éléphants d'Afrique et d'Asie et le pinson pic des Galapagos, mais, chez ces espèces, seuls certains groupes établis dans des zones géographiques précises font usage d'outils.) Les corbeaux calédoniens sont aussi des fabricants d'instruments exceptionnellement polyvalents puisqu'ils produisent non pas un mais de multiples types d'outils. En plus d'utiliser les brindilles -- avec et sans crochet -- pour sonder, ils confectionnent aussi des outils « en escalier » à partir des feuilles rigides du pandanus. Se servant de leur bec pour tour à tour trancher et déchirer, les oiseaux taillent des formes qui ressemblent à une moitié d'arbre de Noël comme on en voit dans les dessins d'enfants. Un des côtés est laissé tout droit tandis que l'autre est découpé pour former une pointe à une extrémité, puis s'élargit en dents de scie. Cette forme combine une tête fine, pratique pour sonder, à une base plus large, stable et facile à manipuler. Finalement, l'oiseau s'assure que les ardillons naturels que présente le flanc lisse de la feuille-outil pointent vers le bas, de manière à pouvoir les employer comme les dents d'un râteau afin d'extirper les insectes des anfractuosités.

Comment de simples oiseaux arrivent-ils à créer des instruments si complexes ? Les corbeaux sont-ils des robots dépourvus de cervelle, programmés par leur ADN, ou sont-ils aussi intelligents qu'ils le paraissent ? Peut-être s'agit-il à la fois d'une réelle intelligence et de facteurs génétiques, le mariage d'un talent inné pour la fabrication d'outils et d'un penchant pour la conception et l'invention. Personne ne saurait le dire avec certitude. Mais les chercheurs ont découvert que, toutes proportions gardées, les corbeaux figurent parmi les organismes qui possèdent le cerveau le plus imposant sur terre: ils surclassent non seulement les autres oiseaux (exception faite, peut-être, des perroquets), mais aussi la plupart des mammifères. En fait, le ratio cerveau/corps d'un corbeau moyen est analogue à celui d'un chimpanzé, et guère différent de celui de l'être humain. Comme nous, qui possédons un volumineux lobe préfrontal, où se situerait le siège de notre intelligence, les corbeaux ont aussi un cerveau antérieur exceptionnellement important, qui sert peut-être une semblable fonction. Se pourrait-il que les défis qui ont poussé nos ancêtres à amasser ces petites cellules grises au fil de l'évolution aient aussi amené les aïeux corbeaux à cesser d'être des cervelles d'oiseaux?

À l'Université d'Oxford, en Angleterre, une équipe de scientifiques dirigée par le zoologiste Alex Kacelnik a récemment commencé à étudier ces questions controversées. Dans un premier temps, les chercheurs ont installé une colonie captive de corbeaux calédoniens dans leur laboratoire et ont conçu des expériences pour évaluer la compréhension qu'ont les oiseaux des principes fondamentaux de la physique. À ce jour, la vedette de ce projet est Betty, une jeune femelle attrapée dans les forêts de l'île de Grande Terre, en Nouvelle-Calédonie, au mois de mars 2000. Une fois installée dans ses nouveaux quartiers, une pièce flanquée d'une vaste volière extérieure qu'elle partageait avec un autre corbeau, baptisé Abel -- un mâle d'âge inconnu acquis d'un zoo de Nouvelle-Guinée --, Betty a rapidement entrepris de montrer au monde de quoi elle était capable.

Au cours d'une série d'expériences, on lui a présenté un défi qui consistait à obtenir de la nourriture -- un coeur de porc, son mets préféré -- en plongeant un bâton dans un petit trou ménagé au sommet d'un tube. La solution consistait à insérer le bâton dans le trou et à s'en servir pour pousser un récipient à l'intérieur du tube jusqu'à un coude orienté vers le bas. Le récipient tombait alors sur la table, et la nourriture s'y déversait. On lui offrait plusieurs instruments de différents diamètres, dont certains étaient trop gros pour l'ouverture, mais Betty choisissait toujours le plus petit -- et ce même quand ses vilains gardiens dissimulaient son outil préféré au milieu d'un bouquet de brindilles, pour le simple plaisir de compliquer les choses. Pas une fois l'outil choisi ne s'est révélé trop gros pour l'ouverture. Et quand on lui fournissait un rameau de chêne et qu'on lui permettait de fabriquer elle-même un outil, elle produisait presque immanquablement un instrument de la taille appropriée pour mener à bien sa tâche. Lorsque l'ouverture dans le tube était plus large, elle taillait une grosse brindille; lorsque le col était plus étroit, elle continuait à sculpter.

À la faveur d'une autre expérience, Betty et Abel ont prouvé tous les deux qu'ils comprenaient la notion de longueur. Si on leur offrait une sélection d'outils dont certains étaient trop courts pour atteindre leur cible, ils se saisissaient habituellement d'une brindille suffisamment longue pour arriver à leurs fins. En vingt essais, Betty ne s'est trompée que cinq fois, tandis qu'Abel a obtenu un taux de succès, fort impressionnant, de quatre-vingt-quinze pour cent. Mais ce sont les corbeaux eux-mêmes qui ont imaginé l'expérience la plus saisissante. On avait disposé de la nourriture dans un petit seau au fond d'un tube transparent, d'où le récipient ne pouvait être extrait que si l'oiseau s'emparait de l'anse dont il était muni à l'aide d'un outil.

On a fourni aux oiseaux une série de fils de fer, dont quelques-uns étaient droits (donc, selon toute vraisemblance, inutilisables) et quelques-uns recourbés (parfaitement adaptés à la tâche à accomplir), et les chercheurs ont observé la réaction des oiseaux. Aux premiers essais, tout s'est passé comme prévu . Les corbeaux ont évalué la situation et arrêté la marche à suivre. Mais, à la cinquième tentative, Abel a introduit une variation inattendue en s'emparant du seul outil muni d'un crochet et en s'envolant avec lui, ne laissant à Betty qu'un fil de fer droit.

Même si on lui avait souvent fourni des outils de fil de fer, Betty n'en avait jamais fabriqué elle-même, pas plus qu'elle n'avait assisté à leur confection. Elle a volé jusqu'au tube et a tenté d'atteindre la nourriture par différents angles. Puis, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, elle a saisi le fil de fer, en a coincé une extrémité sous un morceau de ruban gommé à la base de l'appareil et, tirant à l'aide de son bec et de tout son corps, l'a recourbé pour en faire un crochet. Elle a plongé illico l'outil dans le tube, a réussi à accrocher l'anse du seau, et voilà!, madame était servie. Une fois remis de leur surprise, les chercheurs ont mené une série d'essais où Betty devait répéter son exploit et, bien qu'elle n'ait pas systématiquement produit des crochets parfaitement arrondis, elle a réussi à tous les coups à courber le fil de fer pour ramener la nourriture. Le grand corbeau lui-même n'aurait pu mieux faire. Aucun autre animal -- pas même un chimpanzé -- n'a jamais spontanément résolu un problème de la sorte. Leur habileté à fabriquer des outils place les corbeaux dans une classe à part, la nôtre.

jeudi, février 22, 2007

Il était une fois, Zilla Huma Usman, ministre.

Un récidiviste tue d'une balle dans la tête, une femme, une ministre, rien qu'une femme. Une action défendue à Hérouxville. Les caricatures du Christ en croix comme toutes autres références culturelles sont autorisées à Hérouxville. Combien de minaret(s?) dans tout le monde musulman auront lancé de hauts cris « Wôh là! Ça va faire. On ne tire pas sur une femme. Demain, tous dans la rue pour traduire ce message à la province du Pendjab. »

Non. Rien. Allah est beaucoup trop grand pour s'occuper du meurtre de femmes. Et le profit du pétrole, itou.

Pakistan Une ministre assassinée

Zilla Huma Usman, ministre des Affaires sociales de la province du Pendjab, au Pakistan, a été assassinée d'une balle dans la tête lors d'une rencontre avec des militants de son parti, rapporte l'Agence France-Presse.

Le meurtre aurait été commis par un militant islamiste qui reprochait à Mme Huma de porter des vêtements non conformes au code vestimentaire musulman. Âgée de 35 ans, Mme Huma militait pour les droits des femmes. Le parti auquel elle était affiliée soutient le président Pervez Musharaff.

Le suspect, qui ne serait pas affilié à un mouvement politique, avait été arrêté il y a deux ans pour le meurtre de deux prostituées, mais libéré faute de preuve (...et cette fois?). Il aurait commis d'autres agressions contre des femmes pour des questions de moralité.

La ville de Gujranwala, où l'assassinat a été commis, a connu des émeutes en avril 2005, après que la police eut empêché des militants islamistes de perturber une épreuve sportive à laquelle participaient des femmes.

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Quarante huit heures plus tard, la presse internationale n'en parle plus. Le budget de Michel Audet n'a pas attiré l'attention plus de douze heures au Québec, le moment étant aux invectives électoralistes. Les souffrances des peuples de Birmanie, du Vietnam-Nord, du Soudan-Darfour, du sud de la Thaïlande et combien d'autres ne seront même pas mentionnées dans la campagne électorale du Québec. Toutefois, des bretelles de fierté péteront dû à la « place internationale » qu'occupe le Québec!

vendredi, février 16, 2007

L'Afghanistan.

Si la question afghane n'est pas juste pour le monsieur Harper d'Ottawa mais aussi un peu pour vous. Si l'événement vous préoccupe un tant soit peu, jouez ce quiz (d'un clic!).

Ségolène, tigresse impudique


Ségolène, tigresse impudique.

Un article extrait et traduit, d'un journal de Londres!, par Courrier International.com

En voici quelques phrases...

A la limite, les Arabes pourraient recevoir Sarkozy. Mais ils seraient bien embarrassés de recevoir Ségolène. Déjà, ils ont reçu Condoleezza Rice sans savoir si elle était vierge. Mais Ségolène, qui est la compagne du chef de son parti, François Hollande, a carrément mis au monde quatre enfants hors mariage. Les Arabes pourraient-ils accepter une femme comme présidente ?

Les femmes de pouvoir me font peur. Ce sont toutes des tigresses qui essaient de vous faire oublier leurs griffes.

L'Indienne Indira Gandhi a suspendu temporairement la démocratie indienne et a émasculé des hommes

L'Américaine Hillary Clinton, elle veut dicter leur vote aux femmes blanches afin d'empêcher un homme noir d'arriver à la Maison-Blanche.

Les Français passent plus de temps à fumer qu'à travailler, aiment discuter de la nécessité des réformes sans jamais les réaliser et se mettent en grève dès que l'Etat touche à leurs acquis syndicaux.

Pour tout lire ce que je qualifie de « provocation », de la prêche de mosquée! on clique sur Courrier International ci-haut. Et je dis « pauvre Angleterre ».

mercredi, février 14, 2007

Parce que oui, je vous tends « un Valentin »!

Le 14 février, une journée pour parler d'amour, l'échanger, le respirer; s'arrêter sur cette belle complicité qui nous ramène à notre humain...

Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours ...
(pour continuer,
Clique!)

img207/7192/coeurordizk9.gif

En guise de Valentin! Parce que oui, je vous tends « un Valentin »! En guise de Valentin, je vous apporte deux documents se rapportant à la chanson la plus célèbre de notre Québec d'amour et son auteur.

De plus, Raymond Lévesque, à sa manière, a fait vivre au Québec, une « tempête hérouxvilloise » en 1995 en suggérant d'abolir le droit de vote aux immigrants parce que « ce pays n'est pas encore le leur! ».

L'amour a bien des façons de s'exprimer!

Le premier document est un diaporama dont j'ai choisi photos, parfois commentées, et musique « originale ». Ça dure le temps d'une chanson! img241/6153/coeur52qu4.gif Laquelle pensez-vous?

Le deuxième document est un extrait d'un DVD sur la carrière de Raymond. J'ai pris les dix dernières minutes de cette super musicographie. Je l'ai transféré en format MPEG pour une « consommation universelle ». Acceptez aussi ces dix minutes d'amour des gens et du pays!

img412/553/coeur45hx8.gifSi encore « le coeur vous en dit », Chez Maya , on vous la rechante!

Et mille mercis aux lecteurs assidus de ce blogue, un quasi monologue et dont vous empêchez qu'il ne devienne qu'un soliloque. img130/4475/coeurcouruc8.gif . . .

mardi, février 13, 2007

St-Valentin et vous vous demandez à qui faire un cadeau...


La fin de l'empire américain, déjà annoncée ici par des artistes prospectifs comme Denys Arcand, se confirmera avant 2035, conséquence inéluctable de la mondialisation des marchés et de la puissance des compagnies... d'asssurances. Le monde deviendra alors, «provisoirement, polycentrique, géré par une petite dizaine de puissances régionales».

Ensuite, des «hypernomades» prendront les commandes d'un «hyperempire» où «tout sera privé y compris l'armée, la police et la justice». S'ensuivra un «hyperconflit» où s'entredévoreront «nations, pirates, mercenaires, mafias, mouvements religieux». Si l'humanité n'est pas anéantie, «de nouvelles forces, altruistes et universalistes, déjà à l'oeuvre aujourd'hui, prendront le pouvoir mondialement», amenant la planète à l'équilibre entre le marché et la démocratie. Cette «hyperdémocratie» idyllique verra le jour «vers 2060, au plus tôt»...

C'est Daniel Lemay (daniel.lemay@lapresse.ca) qui nous attise avec ça...

lundi, février 12, 2007

Hockey à Hérouxville

S'agirait-il de l'équipe féminine musulmane de Hérouxville?

Il y a cent ans (1910) Toronto avait son équipe féminine (photo Archives ville Toronto).

L'intégration culturelle va-t-elle nous apporter d'autres Valérie Chouinard / Stéphanie Boudreau, allégeance musulmane, en costume idoine? En 2110?

L'intégration et le sport... Tout un champ de questionnement.

dimanche, février 11, 2007

Je m'appelle Mohamed, je suis Québécois et je vous em...!

Un texte savoureux à se mettre sous la dent....faut lire et lire jusqu'à la conclusion!

samedi, février 10, 2007

Le Québec sera le premier au monde...

Notre Ministre Charest crée, de son sceptre, un comité devant porter un méta-regard sur les accommodements selon la raison ou pas. Justice devant être rendue puisqu'il semble qu'elle ne l'est pas dit le bon peuple frissonnant dans un courant d'air culturel. Soit. Est-ce un conseil d'un exotique florentin et démocrate Maquiavelli? Pour éviter un sujet durant une campagne électorale, rien de mieux que de confier un mandat, attendant les lointaines conclusions, comme toutes réponses aux questions embarrassantes.

Toutefois, supposant que les prémices, les hypothèses, les guidelines ne sont pas encore finalement arrêtés à ce concile de sages , je désire glisser un billet sous le buvard de notre Premier Ministre.

« Le Québec sera le premier au monde à offrir des cours de culture religieuse non confessionnels, abordant plusieurs religions et obligatoires pour tous les élèves, de la première année du primaire à la dernière du secondaire. » L'ACTUALITÉ 1/03/07, p. 38. C'est à devenir fort aise de payer des taxes scolaires! Bravo! La réelle connaissance débouche sur la tolérance, l'acceptation, l'adaptation. Ce beau défit veut rouler sur chapeaux de roues; il ne faudrait pas encombrer l'autoroute du savoir.

Notre confiance est en la science quand

  • on rencontre un médecin, un chirurgien, que l'on avale un médicament;

  • on prend l'avion, l'auto, la poussette du plus beau des bébés;

  • on suit le Guide alimentaire canadien; que l'on s'inscrit à un gym;

  • on mandate un architecte, un planificateur financier, que l'on engage un électricien;

  • on compose 911, TV5, le code du système d'alarme, que le cellulaire nous transporte une dose d'affection;

  • on imprime « mon quotidien »!

  • etc.

Nos activités confient notre corps physique, notre bien-être à la science; il n'en saurait être autrement dans notre culture actuelle. Le savoir contribue à éloigner la misère humaine, fait progresser l'espérance de vie, rend heureux!

Après ce constat, il est aberrant de laisser notre faculté de penser errer dans la croyance, accepter dogmes, gober mystères inventer l'histoire. L'intellection a tout autant besoin de savoir et de s'éloigner du credo que nos pieds exigent des bas en hiver et fuient les engelures.

L'école publique de l'État laïc doit enseigner à penser; cet État ne peut être un support à la croyance. Une distance respectueuse est suffisante.

p.s. Je viens tout juste de recevoir cette caricature (Le Devoir) par courriel.


jeudi, février 08, 2007

Profils de libertés... Vous connaissez?

Il y a des lectures que l'on ne veut pas garder pour soi. Un peu comme un profit que l'on partage entre associés. Prenez l'occasion d'engranger des idées, ça mène le monde!

Profils de libertés
une confrérie unitarienne
de gourmands

Nous faisons partie
de ceux qui ont gardé cette
gourmandise des idées,

de ceux qui ne détiennent pas la vérité (ceux qui croient la détenir sont d'ailleurs très ennuyeux…),

de ceux qui travaillent
à construire des ponts
entre des lieux
apparemment fort éloignés.

Ce texte présente un site à visiter, à revisiter. Commencez par lire la "FAQ". Ensuite, choisisissez une chronique et (oh! espérance) réagissez sur ce blogue.

dimanche, février 04, 2007

Suinté d'un belle fierté,

Vendredi, ce 19 janvier 2007, Monsieur Eddy et moi étions reçus en audience sollicitée de notre part. Notre Tuteur d'il y a plus de cinquante ans, nous recevait, à Rosemère, dans la pièce dite des "agrappes" fraternelles.

Qu'il m'est étrange d'approcher ces saints lieux depuis mes belles heurettes de joueur de soccer sous les coups de sifflet de Rémi le Grand ou des « nouvelles de Radio-Canada de 7:45 h. à l'extérieur », du côté des scol. L'approche me titillait; j'avais comme un oiseau sur l'épaule. Quittant la voie « 640 » qui n'était que dessin d'urbaniste en ce temps, nous longions la rivière Aux Chiens pleine de souvenirs de pêche à la barbotes, de frissons loin de la gang, de découvertes buissonnières. J'y avais mon refuge un peu comme les merles au temps des cerises à grappes, dans la haie bordant le côté ouest des jardins en damier. Puis la montée Lesage maintenant très bordée de bungalows dont les plus anciens portent des noms dans la mémoire d'Eddy...

« Va lentement Eddy, c'est tout bon. » Tournant sur la rue Lefrançois (le Provincial bâtisseur), l'immense bâtiment en T de briques beiges se développe tel un zoom qui me donne l'image d'un grand oiseau étirant ses ailes. De sa butte, il plane un regard jusqu'à la rivière encore timidement visible. L'environ est maintenant d'un ordinaire urbain.

L'histoire s'est encore redessinée en ces lieux. Un immense coin de pays n'ayant que nature est défriché pour une implantation religieuse de type monacal à l'accueil amical. Le temps s'égrenant invite la ville. La vie urbaine modifie la vocation originelle. Un cas combien de fois répété.

Ce grand planeur beige a depuis étiré, de part et d'autre, son envergure pour répondre à la demande scolaire de l'Externat Sacré-Coeur. Le corps central n'a pas été modifié sinon, étêté d'un surpoids, il y a bien des années. La statue a voyagé avec les matériaux de démolition et revendue à une religion de Saint-Jovite. La ville a ajouté, en lieu et place de la piscine, un centre sportif assez grand pour y jouer au soccer intérieur. En voyant ce monument dédié au sports, j'ai eu une pensée pour Rémi qui a éveillé tant de sportifs...

La communauté fraternelle, locataire, vit dans ce qu'il était convenu d'appeler, la résidence des frères, l'infirmerie, l'arrière de la chapelle, la buanderie, la boutique de Karlo. Après hésitation, le doigt sur le piton, c'est Robert Danis, le vigilant de la petite communauté qui nous invite à entrer. Si vous avez connu Robert, vous vous souviendrez... Il n'a pas perdu son sourire facile, le menton un peu vers le haut, les yeux droit sur son interlocuteur. Le temps d'une poignée de mains, je me voyais en présence du portier de l'Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac lui demandant une chambre pour la nuit. L'hospitalité y était et nous étions attendus. Un inconnu descendait prestement le fret escalier de terrazzo. Je ne le connaissais pas. C'était quelqu'un qui n'avait pas 88 ans... Dans un sans-gêne un peu acté, je le salue avec émerveillement « Non, Albert, je ne te reconnais pas. Je suis venu rendre visite à une personne qui frôle les 90 et l'auréole...»

Si on a parlé beaucoup, je ne m'en souviens pas. Il arrivait que tous parlaient ensemble. Une cacophonie qui traduisait une anxiété de se reconnaître, de disséquer l'inconnu que nous étions mutuellement devenus. Il y a eu des fractions de secondes de gêne causées par la dispersions de nos conversations. Est-ce cela l'excitation des retrouvailles de gens de notre âge?

« Attendez que je me souvienne. » Albert a suinté d'un belle fierté quand, dans un trop bref moment, il a parlé de ses années de bâtisseur en Côte-d'Ivoire. Que j'aurais aimé en savoir plus. Écoles, lieux de culte, et encore... sans autre préparation que la réflexion, la confiance en soi et en celle de d'autres (Je lui ai demandé des photos de là... Je reste sur l'impression que je devrai me remettre à la prière pour espérer combler ce désir!). 37 ans en négritude, mon frère! Il a été question des rochers sortis des talus de Chertsey dont un, au risque de la vie de Marie-Albert ensoutané... Des longues marches, boussole en main... De feu Michel Bourdon de la CSN, mon compagnon de droite au réfectoire et Ludovino à gauche! De la grippe de 1957 et du frère Florian jouant l'exorciste à temps plein, des « frais mensuels de pensionnat à 5$ »... Et que d'et caeterus. Les souvenirs tombaient à gros flocons sortant d'un nuage sans menaces.

Bébé Albert est un montréalais de naissance, 1919. Rue Adam. Une soeur, un frère. Un oncle est religieux, Frère du Sacré-Coeur. 14 novembre 1936, il connaît le Mont-Sacré-Coeur, tout neuf! L'an passé, Florian, Clément étaient passés au moment où la communauté soulignait sa soixante-dixième années de partage avec le divin. Il, 79 ans, est revenu d'Afrique en 1998, je crois. Mon petit doigt me dit que son entourage ne voulait plus le voir sur ce continent « au risque de sa vie ». Mon petit doigt n'a pas plus bavardé. Puis, ici, tous les matins de vie scolaire, 7:30 heures, il remplit les fonctions de magasinier crayons-papier-cartables à l'Externat. En pm, Albert n'a pas son âge; il est un PCman. Testez-le à albertcaisse@hotmail.com. Il apprécie particulièrement les *.pps; je suis sur sa liste d'envois... lalalalalère!!!

J'ai voulu revoir la chapelle et des ailleurs. Deux pas et les images mêlées venant de quatre ans d'adolescent à jeune homme jouent du coude dans ma folle souvenance. J'avançais encore; je serais resté seul un bon moment. Albert est demandé. Encore de la visite! L'audience prendra fin nous laissant sur notre faim.

J'ai salué Albert. Nos regards ont échangé. Il m'a répondu avec appui "Je suis heureux Jacques".

Ça m'inspire un beau sacre. "Christ, garde le nous encore de belles années en santé!"


Des images, un peu de musique et de mots.
Pour des images plein écran, cliquer sur le petit rectangle en bas, à droite de l'écran-vidéo.

La nature...

La nature aurait horreur du vide... religieux?
Ou la religion nous serait naturelle?




S'il faut en "croire" les généticiens, des variantes existent...

On n'échappe pas aux lois de la physique

En lisant le plus récent numéro de la revue Le monde diplomatique, impossible de ne pas faire le lien avec le Québec d'aujourd'hui. Le 'vide' laissé par l'abandon tranquille du catholicisme -- qui nous a transmis les valeurs qui nous ont fait devenir ce que nous sommes -- ne semble pas vouloir le rester... Reste à savoir ce qui finira par le 'remplir' et si les craintes viscérales de Jacques s'avéreront.

« Rien ne peut détruire [la religion], car ce qui la met en question est aussitôt promu à sa place et objet d’une croyance religieuse à son tour – je l’ai démontré ailleurs pour le sacré. La puissance qui désacralise, un lieu, un conseil, une religion, est aussitôt à son tour sacralisée. Il en est exactement de même pour ce qui prétend détruire une croyance. La force destructrice devient aussitôt l’objet d’une croyance. On l’a parfaitement vu lors de la grande offensive laïque contre la “religion” : en très peu de temps, la laïcité est devenue un laïcisme, et il s’agissait d’une ferme croyance dans des valeurs, une morale indépendante, une sorte de communion intellectuelle et même spirituelle. Donc le fait croyance paraît inhérent à l’être humain ! C’est dans cet univers de croyances que se situe, ni plus ni moins accentuée, la croyance religieuse, qui se réfère à un au-delà insaisissable. »

Jacque Ellul (1912-1994), cité dans Le monde diplomatique : « Une croyance inhérente à l'humain »