jeudi, mai 22, 2008

Suite de >>> Crises pétrolière - alimentaire...

Complétion du billet précédent.


Ce tableau provient de La Presse écrite. Il ne semble pas figurer dans la version de Cyberpresse dont j'ai fait un lien dans le billet précédent. L'illustration m'étonne. Je n'écris qu'un considérant tout en beurrant un peu...

C'est Augustin Louis de Ximénès qui sera content que je déterre de son siècle les deux faits suivants.

Fait un. --- Pour « éponger » une maladresse faite consciemment à Voltaire qui le recevait à Ferney, ce dernier lui demanda de signer un « pamphet » qu'il avait écrit, tirant sur Rousseau. Un prête-nom pour un vol de manuscrit...

Fais un plus un --- On sait que nous pouvons remonter à l'antiquité grecque pour parler de l'Albion mythologique, et même du temps très lointain de gens venant du pays des falaises blanches (alba), les Albinois! Mais c'est A L X qui fait entrer dans notre littérature l'expression « perfide Albion » parlant de l'Angleterre. C'est dans cet alexandrin « Attaquons dans ses eaux la perfide Albion ! » *

Depuis, l'expression « perfide Albion » est utilisée par les Français pour commenter la moindre chicane ou la grosse géguerre, avec les maudits Anglais. J'en décline que c'est la « perfide Albion » qui a profité de quelque vendu, montrant aux soldats Anglais, le passage (aujourd'hui asphalté) pour atteindre les Plaines d'Abraham...

Au fait! Au considérant, j'en viens. --- L'Angleterre est un pays qui reçoit le rêve, l'envie de survivre d'une très grande quantité d'immigrants... L'Angleterre écrase sous l'immigration... L'Espagne, l'Italie, la France, ne sont que des passerelles pour beaucoup... Dans des cartiers de Londres ou de d'autres grandes villes britaniques, à peine si le touriste peut savoir dans quel pays il est... Ma surprise... L'Angleterre serait confortablement alimentée pour être au premier rang...

Coudon! L'immigrant, « legit » ou clandestin, apporte-t-il sa boîte à lunch?

mercredi, mai 21, 2008

Crises pétrolière - alimentaire...

Ouff! Et bouffe pour encore un temps.

Les Canadiens peuvent manger l’esprit relativement tranquille. Le Canada se trouve dans le peloton de tête (5e rang) des pays les plus sûrs en matière d’alimentation, loin devant la France (15e rang) et un peu devant les États-Unis (7e rang). ---
À lire?
Bonne nouvelle, le prix du riz baisse. On n'en ferait pas de l'éthanol? Encore aujourd'hui, le peûtrôle a pris 4$... Dites-moi cé où, l'Arabie Sé-où-dite, juste pour savoir si là, on sème le radis.


Tout de même, ici, au Canada, les Super-C, les Métro, les Loblaw ne seront pas en rupture de stock. Ouff! Les Français vont nous avertir en mourant de faim à TV5, quelques jours avant nous... C'est quand même réconfortant l'info de première ligne. Surtout et malgré quand elle t'annonce ta dernière...

Il n'est jamais trop tard.
Faites un jardin...

Le Canada serait-il favorisé? En serait-il rendu à la revanche des tombeaux? France, en ce lendemain de la commémoration de nos patriotes que tu as abandonnés, corps, âmes et arpents... N'aurais-tu que la valeur de tes musées?

Je laisse le lecteur à la réaction d'un maudit Français que j'aime sur bien des facettes.


YUL --- yul --- YUL --- yul --- YUL

Écoutez-les parler... Son mentor, son valet, sa dulcinée, lui, création de Voltaire.

CHAPITRE VINGT-TROISIÈME
Candide et Martin vont sur les côtes d'Angleterre; ce qu'ils y voient.

«Ah! Pangloss! Pangloss ! Ah! Martin! Mar­tin! Ah! ma chère Cunégonde! qu'est-ce que ce monde-ci? disait Candide sur le vaisseau hollandais. - Quelque chose de bien fou et de bien abominable, répondait Martin. - Vous connaissez l'Angleterre; y est-on aussi fou qu'en France? - C'est une autre espèce de folie, dit Martin. Vous savez que ces deux nations sont en guerre pour quelques arpents de neige vers le Canada, et qu'elles dépensent pour cette belle guerre beaucoup plus que tout le Canada ne vaut. De vous dire précisément s'il y a plus de gens à lier dans un pays que dans un autre, c'est ce que mes faibles lumières ne me permettent pas; je sais seulement qu'en général les gens que nous allons voir sont fort atrabilaires. »

YUL --- yul --- YUL --- yul --- YUL

Si, à la manière de Candide, vous êtes un globe-trotteur, retenez que le billet d'avion en papier ne sera plus qu'un souvenir à partir du 1er juin... En La Pressez-vous de vous informer!

lundi, mai 19, 2008

Le monde de T & B sont drôles!

L'avant-dépôt de la Commission T-B prépare les esprits tel un excellent pédagogue en vue d'un prochain effort de compréhension à fournir. La technique de pro n'est pas neuve. Le frère Cyprien (Monty) m'a maintes fois démontré la rentabilité « d'ouvrir à demain » par cette action, en toute fin de cours de mathématique. J'avais parfois hâte à la prochaine rencontre pour apprendre/savoir le dénouement de l'histoire de chiffres, de nombres, d'inférences... Cyprien, de la hauteur de son esprit (et non pas de son physique napoléonien), entretenait son mathé-roman tout comme T-B semblent retenir du talent de Fabienne Larouche.

Comme ça, je fais un lien avec une lecture récente, comme ça...

« Dans le milieu où j'ai grandi, écrire n'était pas une occupation légitime. Barnstead, ce village blanc et protestant du New Hampshire où j'ai vécu jusqu'à l'âge de 12 ans, était un trou. Là, il n'y a ni Juif, ni Noir, pas même d'Irlandais. Les seules personnes que nous pouvions regarder de haut étaient des Canadiens français ».

Russull Banks est sur un ton de rigolade, conscient de l'absurdité d'un stéréotype qui vise d'autres étrangers de nos jours.

« Dans ma famille, les Canadiens français passaient pour bruyants, vulgaires. Ils avaient la réputation d'être sexuellement actifs et avaient beaucoup d'enfants. Évidemment, ils étaient catholiques, ce qui était un peu louche en soi, et surtout, ils votaient démocrate! »

Si T-B avait 'audiencé' Barstead dans les années 50... Prenant micro, je vois le gros, chemise à carreaux, bretelles à maîtriser toute situation, les poings enflés par un labeur pour Mexicain, dire sa façon de penser en tabarnaque...

C'est drôle et pas drôle de vivre l'opposition de deux époques si jeunes. Oui, le monde sont drôle(s... si t'en veux).


¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
Pour connaître un peu Russell Banks Un __ ;) __ DEUX

Testament de Chevalier de Lormier

Une video disant, lisant le Testament de Chevalier de Lormier, lu à l'endroit des pendaisons, coin DeLormier/Notre-Dame, Montréal.

Tout en écoutant, vous pouvez facilement accompagner le lecteur à l'aide du texte qui suit, à quelques variantes près.


Testament politique de
de Lorimier
écrit la veille de son exécution

"Prison de Montréal, 14 février 1839, à 11 heures du soir.
"Le public et mes amis en particulier, attendent peut-être une déclaration sincère de mes sentiments. À l'heure fatale qui doit nous séparer de la terre, les opinions sont toujours regardées et reçues avec plus d`impartialité. L'homme chrétien se dépouille en ce moment du voile qui a obscurci beaucoup de ses actions, pour se laisser voir en plein jour l'intérêt et les passions expirent avec sa dépouille mortelle. Pour ma part, à la veille de rendre mon esprit à son créateur, je désire faire connaître ce que je ressens et ce que je pense. Je ne prendrais pas ce parti, si je ne craignais qu'on ne représentât mes sentiments sous un faux jour; on sait que le mort ne parle plus, et la même raison d'état qui me fait expier sur l'échafaud ma conduite politique pourrait bien forger des contes à mon sujet. J'ai le temps et le désir de prévenir de telles fabrications et je le fais d'une manière vraie et solennelle à mon heure dernière. Non pas sur l'échafaud, environné d'une foule stupide et insatiable de sang, mais dans le silence et les réflexions du cachot. Je meurs sans remords, je ne désirais que le bien de mon pays dans l'insurrection et l' indépendance, mes vues et mes actions étaient sincères et n'ont été entachées d'aucun des crimes qui déshonorent l'humanité et qui ne sont que trop communs dans l'effervescence de passions déchaînées. Depuis 17 a 18 ans, j'ai pris une part active dans presque tous les mouvements populaires, et toujours avec conviction et sincérité. Mes efforts ont été pour l' indépendance de mes compatriotes; nous avons été malheureux jusqu'à ce jour. La mort a déjà décimé plusieurs de mes collaborateurs. Beaucoup gémissent dans les fers, un plus grand nombre sur la terre d'exil avec leurs propriétés détruites, leurs familles abandonnées sans ressources aux rigueurs d'un hiver canadien. Malgré tant d'infortune, mon cœur entretient encore du courage et des espérances pour l'avenir, mes amis et mes enfants verront de meilleurs jours, ils seront libres. Un pressentiment certain, ma conscience tranquille me l'assurent. Voilà ce qui me remplit de joie, quand tout est désolation et douleur autour de moi. Les plaies de mon pays se cicatriseront après les malheurs de l'anarchie et d'une révolution sanglante. Le paisible canadien verra renaître le bonheur et la liberté sur le Saint-Laurent ; tout concourt à ce but, les exécutions mêmes, le sang et les larmes versés sur l'autel de la liberté arrosent aujourd'hui les racines de l'arbre qui fera flotter le drapeau marqué de deux étoiles des Canadiens. Je laisse des enfants qui n'ont pour héritage que le souvenir de mes malheurs. Pauvres orphelins, c'est vous que je plains, c'est vous que la main ensanglantée et arbitraire de la loi martiale frappe par ma mort. Vous n'aurez pas connu les douceurs et les avantages d'embrasser votre père aux jours d'allégresse, aux jours de fêtes ! Quand votre raison vous permettra de réfléchir, vous verrez votre père qui a expié sur le gibet des actions qui ont immortalisé d'autres hommes plus heureux. Le crime de votre père est dans l'irréussite. Si le succès eut accompagné ses tentatives, on eut honoré ses actions d'une mention honorable. "Le crime et non pas l'échafaud fait la honte." Des hommes, d'un mérite supérieur au mien ont battu la triste voie qui me reste à parcourir de la prison obscure au gibet. Pauvres enfants ! vous n'aurez plus qu'une mère tendre et désolée pour soutien. Si ma mort et mes sacrifices vous réduisent à l'indigence, demandez quelque fois en mon nom, je ne fus jamais insensible aux malheurs de mes semblables. Quant à vous, mes compatriotes, mon exécution et celle de mes compatriotes d'échafaud vous seront utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que vous devez attendre du gouvernement anglais ! ... Je n'ai plus que quelques heures a vivre, et j'ai voulu partager ce temps précieux entre mes devoirs religieux et ceux dus à mes compatriotes. Pour eux je meurs sur le gibet de la mort infâme du meurtrier, pour eux je me sépare de mes jeunes enfants et de mon épouse sans autre appui, et pour eux je meurs en m'écriant :
Vive la liberté !
Vive indépendance !
"Chevalier de Lormier."

"Je me souviens" des Patriotes.

Une journée de bonne entente que ce troisième lundi de mai, A Mari usque ad Mare. Aujourd'hui, une phase en soi. - - - Partout ailleurs, en Canada, on prend congé, on se souvient, on fête avec des hourra! l'archaïque organisation politico-concentrique de la royauté anglaise, encore maîtresse en ce lieu, à bien des égards. C'est la Belle Parvenue, jusqu'ici et là, notre Dame honorable depuis septembre 2005 qui est contente. Les convenus la fagotent de « Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, C.C., C.M.M., C.O.M., C.D., Gouverneure générale et Commandante en Chef du Canada ». Qu'on ne se surprenne pas de voir une telle attribution; c'est connu que la succession royale tenait le plus souvent du hasard des gènes et non de l'aptitude au rôle. Tout comme il est connu que le hasard fait, parfois, bien les choses.


Notre Dame « El Commandante » a vraiment 'impressionné' une belle image en pays sarkosien, tout dernièrement... preuve de l'aptitude au rôle!
Durant tout ce jour, les Loyalistes contemporains lèveront un mixer « London Dry / Canada Dry » à la santé de tous les occupants d'une cathedra, vassaux de Londres-sur-Tamise.


Santé!

Et nous, orphelins d'un autre clan royal, nous profitons du même temps pour demander à nos enfants, nos petits enfants, quand ce n'est pas à un frère, à une soeur... Coudon! Pourquoi un jour férié? C'est quoi ça, « Les Patriotes »? Est-ce un souvenir d'Éric Rochant ou de Pierre Falardeau ou de Michel Brault?

Tout est si mêlé quand revient en surface un moment de notre histoire. Mêlé au point d'avoir perdu bien des référentiels. Notre éducation, les valeurs qui nous ont été transmises étaient-elles insuffisantes pour nous doter d'une conscience politique?

Les parents, l'école? Basiques mais pas suffisants... Mais encore?

J'avais quinze ans. Chez mes parents, à Châteauguay, il y avait quatre ou cinq livres, pas plus. Dans le tas, Les Patriotes de David, réédité pour le centenaire de la rébellion en 1937. Je découvrais un trésor. Un trésor dont la couverture cartonnée tenait par un fil. Le papier jauni craquait sous mes doigts.Je tournais les pages avec précaution. L'Histoire se révélait. Mon histoire. J'apprenais des mots nouveaux. Des mots absents de l'école. Absents de la radio. Absents de la télévision. Des noms de villages où des hommes s'étaient battus jusqu'à la mort pour la liberté etl'indépendance de leur pays. De mon pays. J'apprenais les noms de Cardinal et de Duquet, deux gars de Châteauguay morts sur l'échafaud, pour avoir défendu leur peuple. J'apprenais les noms de Chevrefils, Guimond, Thibert, Laberge, tous de mon village, déportés en Australie pour haute trahison. Ces noms, je les connaissais bien. C'étaient ceux de mes voisins, de mes parents, de mes amis. L'Histoire soudain cessait d'être un mot abstrait. L'Histoire devenait essentielle, partie intégrante de ma
vie
.
Pour la soirée, j'irai louer le film « Quand je serai parti, vous vivrez encore. »
«Puisque la mémoire est une faculté qui oublie et que la survie d'un peuple minoritaire est fragile, il est de ces films qui demande le courage d'être fait. C'est le cas de Quand je serai parti... vous vivrez encore.» Normand Provencher Le Soleil samedi 13 mars 1999
Une substitution 'au cas où' « 15 février 1839 ».

Pour une remise en état de « fêter », un Clic! Et Déclic! ReClic! (version Quiktime 7)
>>>Même chose...
Pour une remise en état de « fêter »,
un Clic! Et Déclic! ReClic! (version MPG4)

Sur ce site... « Votre ancêtre, un PATRIOTE ? --- Tout en haut, à droite, écrivez dans l'espace blanc, votre nom de famille. D'un clique sur la toute petite loupe, et vous voilà renseigné! Tentez une deuxième recherche juste en dessous... C'est simplement SUPER FULL COOL! (Excusez l'anglicisme...)

mercredi, mai 14, 2008

Comment faire porter l'odieu par les enseignants?

Imaginez une belle pyramide sociale en forme de partie de ping-pong.

Ministère de l'Éducation nationale >> Président et commissaires d'école >> Directeur général de la CS >> les Directeurs de services >> les Directeurs d'école et leurs adjoints >> le staff enseignant, les psy, les ortho, le personnel événementiel... à pousser sur le "s'éduquant"!

Performance et diminution du décrochage scolaire deviendraient, sous peu, une ligne de force administrative pour les Commissions scolaires. Quelle rafraîchissante innovation! -- Sans résultat, le Ministère brandit la tutelle... Quels seront les critères définis pour porter un jugement? Pas un mot sur ce, dans les avancés de la Ministre.


L'imputabilité reviendra, AVEC CERTITUDE, à celle ou à celui qui écrira, même plus, inscrira, sur le bulletin, en final, les attentes d'en Haut, les échecs d'en Bas de la pyramide... -- L'ENSEIGNANT(E), le, la syndiqué(e), seront LA CAUSE de la non-performance des Commissions scolaires, du dépassement des budgets, de l'enfant devenu incapable, entre leurs mains, de devenir un astro-physicien... Pourtant, IL, ELLE promettaient tellement à sa naissance disent les géniteurs...

Si une Commission scolaire parvenait à satisfaire le Ministère, il est à prévoir que le « pète-bretelles » qui s'en suivrait ne fera rougir aucune poitrine d'enseignants. C'est une loi pyramidale.


Ce geste ministériel sent l'électoralisme. Au Conseil présidé par l'Honorable Jean Charest, le mot d'ordre a été donné: chaque Ministre a le devoir urgent de toucher, rejoindre, se faire voir par le plus d'électeurs possible. -- L'actualité ramène les Dupuis, Fournier, Normandeau, Jérôme-Forget, Bachand... Et je n'ai pas tout lu!


La Ministre Courchesne en arrive à réécrire le "principe de Peter". Du moins, avec ce qu'on sait. À lire avec tristesse...

Mme Courchesne est une dame de bonne volonté. Qu'avons-nous besoin de plus comme Ministre de l'Éducation nationale?

Qu'est-ce que « performer » pour une CS? Pour un hôpital? Pour un Conseil des Ministres? -- Le décrochage scolaire tendrait à nous apporter la preuve, partielle j'en conviens, que l'école n'est pas faite pour tou'l'monde? Pourquoi notre société définit-elle le bonheur d'un mieux vivre 'utilitaire' par/avec un Secondaire V réussi, un CEGEP, un BAC...

Un simple exemple.
Ces derniers jours, je les ai passés sur un chantier de rénovation avec deux briqueteurs de métier et un manoeuvre. Aucun n'a fini l'école secondaire; sont bilingues fonctionnels, pères de famille, maison, auto, rêves. Le métier appris en six mois en étant « manoeuvre »(*)... Quand la construction va, comme actuellement, tout va bien pour eux. -- On m'a dit, et je prends le risque de le répéter, que pour devenir briqueteur sanctionné, l'élève sera à l'école durant trois ans de formation...

Ma Dame La Ministre, toutes mes félicitations pour votre nomination ministérielle. Par contre, votre dernier coup de dé me semble voué à la non-performance. L'échec vous guette. En suivrait peut-être un décrochage ministériel. Monsieur Charest jugera.



(*) Apprenti, compagnon et maître, méthode d'apprentissage depuis le Moyen Age.



samedi, mai 10, 2008

Formons des esprits libres !

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Par Carole Beaulieu -- Publié dans L'actualité du 1er juin 2008

Formons des esprits libres !

Depuis quelques semaines, lors d’assemblées d’information et de formation, des enseignants et des parents québécois découvrent le contenu réel de ce fameux cours d’éthique et de culture religieuse que des critiques, croyants ou athées, ont dénoncé férocement ces derniers mois dans les journaux.

Le soulagement de nombre d’entre eux témoigne de ce qui semble de plus en plus évident : ce programme n’est pas le démon des uns ni l’épouvantail de superstitions des autres. C’est au contraire un pas dans la bonne direction. Ce qui ne veut pas dire que sa mise en place dans toutes les écoles du Québec, à l’automne 2008, ne demandera pas dans certains milieux bien du courage et de la diplomatie. Ce qui ne veut pas dire non plus qu’il ne faudra pas adapter, remanier, modifier. Mais le jeu en vaut la chandelle.

La société québécoise a besoin que ses écoles forment des esprits libres, aptes à faire face aux défis de la société pluraliste de demain. Ce programme offre plus de chances d’y arriver que ne le fait l’actuel régime de ségrégation entre les élèves du cours de morale et ceux du cours d’enseignement religieux.

Tous les élèves vont dès l’automne se familiariser avec l’éthique et ses applications dans leur vie quotidienne. Ils découvriront aussi que des gens croient en Dieu — pas tous au même — et d’autres pas. Devenus adultes, ils pourront choisir la façon dont ils veulent vivre ou ce à quoi ils veulent croire. Cela s’appelle la liberté. Et il est bon de ne pas être trop ignorant pour pouvoir bien l’exercer.

es parents s’inquiètent que leur enfant soit tenté de quitter sa religion pour en embrasser une autre ou qu’il les renie toutes ? C’est leur défi, pas celui de l’école. À eux de prendre les moyens, hors de celle-ci, pour transmettre leurs croyances et leurs valeurs. L’école, elle, doit voir au bien commun. Et le bien commun commande que les enfants du Québec, devenus adultes, puissent vivre en paix dans une société pluraliste.

Certes, le programme est parfois rédigé dans un jargon difficile à comprendre. Mais ses principes et ses objectifs sont clairs et pertinents. Des parents et des enseignants qui ont déjà pris part à l’une ou l’autre des rencontres d’information disent regretter de ne pas avoir eu de formation semblable quand ils étaient jeunes.

Le cours traitera d’incroyance, même si le mot « athéisme » n’est pas au programme. Difficile de ne pas s’y attarder quand on vise à parler de la réalité des enfants. L’athéisme et l’humanisme séculier sont en hausse dans notre société. Le cours en témoignera.

L’enseignant ne devra pas faire de prosélytisme pour une religion ou pour une autre. Il devra être neutre. Toute entorse à cette neutralité pourrait le mettre dans la ligne de mire d’un avocat, qui porterait l’affaire jusqu’en Cour suprême afin d’obtenir une exemption (ou un accommodement raisonnable ?) pour « non-respect de la liberté de conscience ». L’avocat Julius Grey a déjà offert ses services. Ne manque plus que le client. Les gens qui forment présentement les enseignants sont conscients de l’importance de la tâche de ces derniers, qui auront besoin de soutien. Investissons là nos efforts.

Des Québécois qui ont farouchement combattu l’Église catholique à une certaine époque demandent avec force que seul un cours de philosophie soit offert pour éviter qu’on emplisse de « sornettes » l'esprit des jeunes. Ils craignent que les enseignants ne soient pas de taille à gérer les diverses croyances. Voilà deux objections pertinentes.

Un cours de philosophie à lui seul ne permettrait toutefois pas de relever d’autres défis qui se présentent à la société québécoise. La Charte des droits et libertés de la personne du Québec protège le droit des citoyens de se doter d’écoles privées où ils peuvent enseigner leur foi. Comment faire en sorte que ces citoyens-là ne vivent pas enfermés dans leur ghetto de croyances ? Le programme d’éthique et de culture religieuse est une des réponses possibles.

Car dans les yeshivas de Montréal comme dans les collèges catholiques, tous les élèves devront entendre parler d’églises, de mosquées, de synagogues et de l’éthique des gens qui mènent leur vie sans croire en aucun Dieu. Des enfants qui grandissent dans des milieux éducatifs hier fermés au pluralisme seront sensibilisés au fait que certains de leurs voisins donnent des réponses différentes de celles de leurs parents aux grandes questions liées au sens de l’existence humaine. Il faut s’en réjouir.

Les Québécois ne sont pas seuls à chercher des moyens de faire face à un monde changeant. L’Assemblée des parlementaires européens a invité tous ses pays membres à examiner de nouvelles approches pour donner à leurs élèves du primaire et du secondaire une meilleure compréhension des phénomènes religieux, incroyance comprise. La paix et la prospérité de nos sociétés pluralistes pourraient être à ce prix.

Le Conseil Supérieur de l'Éducation a mille fois raison.

« L’existence de Dieu est douteuse. Celle des religions ne l’est pas. »
André Comte-Sponville,
L’esprit de l’athéisme (Albin Micel)

«
Les religions meutrières » Elie Barnavi. Editions Flammarion, Café Voltaire (2006)

Oui, je l'avoue, j'ai une marotte: dire, redire, écrire, réécrire que durant toute ma vie consciente de pédagogue, mon leitmotiv aura été d'apprendre à mes étudiants à penser. Du moins, l'avais-je comme objectif. Aller à l'école afin d'acquérir un esprit libre... C'est tout à l'inverse que d'aller à une école.

Conséquemment, ma démarche me fait applaudir à la programmation de cours d'éthique et de culture religieuse, dans nos écoles.

En Irak, c'est la guerre civile entre Sunnites et Chiites (Comment croire que les Pachtouns se joindront en masse à cette armée, prétendument multiethnique, qui lutte contre ses propres séminaristes, les talibans?). Au Liban, MÊME PATERN! Sunnites contre Chiites. L'histoire récente de l'Algérie le prouve encore. « Et
ça fait des morts sans confession » depuis celle de Mahomet! Richard Coeur-de-Lion, grand chevalier du Pape allant « libérer » la Terre-sainte... Des exemples, l'histoire nous en illustre en quantitié. Pourtant l'homme religieux n'apprend pas, la volonté de son Dieu excuse ses tueries. Est-il pensable qu'un jour, les Orangistes et les Catholiques de Belfast se regroupent en une seule armée homogène par amour de l'Irlande? L'Hindouisme, le Sikhisme, le Bouddhisme, le Jaïnisme, le Zaroastrisme contribuent-ils au bonheur dans ce bel état laïque qu'est l'Inde? Imaginons la perspective que ce gouvernement redevienne « religieux »... Catastrophe appréhendée n'est-il pas!

Alors, je me convaincs facilement que le Conseil Supérieur de l'Éducation est à l'image pacifique des Québécois. Les cours d'éthique et de culture religieuse sont un atout pédagogique pour instrumenter des esprits libres. L'immigration vient de plus en plus occuper les vastes espaces du Québec. Le vivre-ensemble ne serait pas facilité par des noyautages religieux. --- Enfant, sur « ma rue », vivait une famille protestante, d'expression anglaise, dont le père était « juge de paix »... Je vous dis que ses enfants n'avaient pas la vie facile! Ils ne sont jamais entrés « dans ma cour » "not in my back yard!". Moé, ch'parlais frança pi j'étais servant d'messes; mes chums itou.

PLUS
Ce que le Conseil Supérieur de l'Éducation nous dit.
Cours d'éthique et de culture religieuse.

lundi, mai 05, 2008

La belle chose qu'un soleil de printemps.!

Ce qu'il a fait printemps le temps du jour luisant.
La journée m'a aimé.
Jonquilles et narcisses partent en partant.
Vient la tulipe tant aimée.


Le jour s'est levé, franc.
Rien n'est venu le défier.
Le soleil tout ce temps, présent.
Tout le temps, j'aimerais vous en dire tant.


Comme les Trois Ténors, souvenez-vous-en...

L' « O sole mio »
Traduction très libre...


Célèbre chanson napolitaine

La belle chose qu'un soleil d'aurore
Jetant au loin l'éveil de sa lumière
Un frisson passe sur la Terre entière
La belle chose qu'un soleil d'aurore
Mais sur mon rêve plus radieux
Un soleil règne que j'aime mieux
Sa flamme est sur ta lèvre
Et sa clarté brille en tes yeux!

La belle chose qu'un soleil en flammes,
Par les midis d'été brûlant la plaine
Des senteurs chaudes soufflent leur haleine
La belle chose qu'un soleil en flammes !
Mais sur mon rêve, plus radieux
Un soleil règne que j'aime mieux
Sa flamme est sur ta lèvre
Et sa clarté brille en tes yeux !

La belle chose qu'un soleil d'automne
Jetant l'adieu du soir aux fleurs lassées
Dans l'âme émue veillent les pensées
La belle chose qu'un soleil d'automne !
Mais sur mon rêve, plus radieux
Un soleil règne que j'aime mieux
Sa flamme est sur ta lèvre
Et sa clarté brille en tes yeux !

Beniamino Gigli

O sole mio
Che bella cosa, 'na Iurnata 'e sole

N'aria serena doppo 'na tempesta
Pe' ll'aria fresca pare già 'na festa...
Che bella cosa 'na iurnata 'e sole
Ma n'atu sole cchiù bello, ohi nè'
o sole mio, sta nfronte a te'o sole,
o sole miosta nfronte a te,
sta nfronte a te !

Lùcene 'e llastre d'à fenesta toia,
'na lavannara canta e se, ne vanta
e pe' tramente terce, spanne e canta
lùceno 'e llastre d'à fenesta toia

Ma n'atu sole cchiù bello, ohi nè
'o sole mio, sta nfronte a te'o sole,
'o sole miosta nfronte a te,
stanfronte a te !

Quanno fa notte e 'o sole se ne scenne,
mme vene quase 'na malincunia
sotto 'a fenesta toia restarria
quanno fa notte e 'o sole se ne scenne

Ma n'atu sole, cchiù bello, ohi nè
'o sole mio sta nfronte a te
'o sole, 'o sole mio
sta nfronte a te, sta nfronte a te !


Pour amoureux de « la belle musique »,
http://manneli.com/GoodClips/Classic.htm!

dimanche, mai 04, 2008

Pour la Maison d'Hérelle

Clic!

Aurélie Bernard,
coordinatrice de l'action bénévole

Corporation Félix Hubert d’Hérelle
3742, rue St-Hubert
Montréal (Québec)
H2L 4A2
Tél.: 514-844-4874
Téléc.: (514) 842-2991
Courriel: mailto:info@maisondherelle.org
Site
http://www.maisondherelle.org/

dimanche, avril 27, 2008

De vos prochaines vacances??? Du bleu marin... à "la mousse aux fraises".

Le temps d'ici est à la vie partout, partout, partout. Le réchauffement de la planète s'est occupé de nos congères avec la rapidité de la surprise. Ma cours se prépare déjà à lancer le call de la tondeuse. Quelques grosses mouches écoeurantes, des araignées survivantes que je m'empresse d'occire, ce couple de marmottes qui invitera sa progéniture dans ma laitue frisée... Quand je vois le printemps de cet oeil, il me faut devenir borgne. Une heure d'un soir, je prends ce bateau ivre; je deviens cyclope jusqu'à m'en baisser la paupière. La vie partout me dérange de mon étal hivernal.

Bof! Je ne me fais pas peur. Le Canadien vient de perdre 4 à 2. La nuit ne portera pas au rêve. À 5h24, La Presse tournera la page, la une d'hier.

Il est 5h, duFleuve s'éveille. Déjà, en ce calendrier, l'horizon se définit en lumière d'aurore. La nuit est chavirée; j'ai retrouvé la vue.

L'outarde, le canard, bien des passereaux, le niveau d'eau riveraine, la jonquille, le narcisse, la presque tulipe. La vie partout. Ce qu'il fait beau!

D'espoir je vis. L'humanité est ainsi; l'atteinte du but est secondaire. Un rappel, l'espoir de la « mousse aux fraises » vient affadir mon déjeuner, mon yogourt 0%. Encore deux mois et les fraises de l'Île d'Orléans mousseront mon plat' yogourt! C'est connu, la fraise est à l'été, ce que le perce-neige est au printemps.

Plus que la vision binoculaire, mon troisième oeil me rappelle l'élan de Florian et le tout pour le tout dans « la mousse aux fraises » ( et les 5 commentaires!).

Relire ce billet me rappelle une promesse contenue dans les commentaires. Grâce à neurophilemichel qu'il vous faut connaître, je peux maintenant combler cet intérêt si vous l'avez... J'avais demandé à neurophilemichel de mettre en ligne « La Bute » de Georges Langford. IL L'A FAIT ce 21 avril.




Vous connaissez, comme connaître, les vagues des Îles? Georges les rythme et vous y berce. Sa diction, sur cette interprétation, est parfaite. À réécouter, le temps de savourer, à petite lampée ou en clin d'oeil, le sel de l'embrun qui le porte à vous dire son intime insularité.








Arrangez-vous pour qu'il fasse beau (1973, Gamma, GS-172). Thunder Bay; Derrière; Le frigidaire; La butte; La vieille brosse en Acadie; La coupe Stanley; Les pinces; Le cowboy dans la lune; Le 15 mai; Jos misère.



Vous qui avez tout vu, avez-vous vu les Îles-de-la-Madeleine? Quand on en sort, on pleure d'y retourner. Bonnes vacances "chez-nous". Écoutez la syrène Madeleine...

vendredi, avril 25, 2008

L'humanité aurait frôlé l'extinction il y a 70 000 ans.

L'humanité a peut-être failli disparaître il y a près de 70 000 ans: la population des premiers humains aurait pu diminuer au point de ne plus compter que 2000 individus avant de recommencer à croître au début de l'âge de pierre, selon une étude génétique publiée jeudi.

???? ????
Encore des scientifiques qui font tout pour noircir la position des créationnistes!
Dans un billet récent, je mettais en ligne un documentaire illustrant un phénomène de quasi faillite de notre planète.
À l'échelle d'une vie humaine, il sera toujours difficile de rationnaliser le temps universel.
J'espère qu'un jour, des scientifiques nous informerons sur la création du premier dieu: "Quand, pour la première fois, l'homme a eu besoin de dieu..."
_____

mercredi, avril 23, 2008

Méditerranée...

Ce blogue a un cours. Il est inversement proportionnel au cours du prix du baril de pétrol. S'enligne-t-il pour faire la preuve de l'inexistance même de la fatuité du passage de l'ADQ sur les berges du Saint-Laurent jusqu'à Riri...imouski?

Va savoir quand tu vogues et vagues.

Chantez avez moi.

"Il était un petit navire
qui n'avait jamais naviqué,
Ho Hé Ho Hé

Sur la mer mé-mé mé dicamentée

Ho Hé Ho Hé

(L'auteure a 4 ans...)

mardi, avril 22, 2008

Terre des hommes?

Pas sûr, pas sûr.
Écoutant ce vidéo sur un passé de la terre, comment croire que l'homme peut contrôler son milieu, son avenir?

Le Jour de la Terre




En trois "Clic!"


samedi, avril 19, 2008

Quand haïr devient une occupation.

Programmer son réveil-matin(?) pour une sonnerie à deux heures treize de la nuit pour haïr...

Du bon Foglia du matin. À lire!

Il haït en trois couleurs...

À la suite de la lecture de ce texte qui purge, je me suis questionné, genre(*)...

J'haïs la grippe; pas la personne qui a la "crieppe".
J'haïs les travaux imposés à la suite de la fonte des neiges; pas le printemps sans son sacre.
J'haïs les religions et leurs diminutifs, les sectes; pas les m'sieu-curés, les privés de liberté.
J'haïs le prosélytisme, la soumission, la privation; pas « le témoin de Joe », le soumis, le privé de.
J'haïs la haine; pas le rejeté.

(*) ...pour me rajeunir!

Isabelle v'là l'printemps


Rien comme de réécouter Ricet Barrier dans "Isabelle v'là l'printemps " pour nous donner du coeur à l'ouvrage du printemps! (Les paroles...)


vendredi, avril 18, 2008

Go-Habs-go!


Hier comme demain...

Photo---Clic!

Et Cyberpresse.

mercredi, avril 16, 2008


Si le souverain ordonne à un homme... (NdlD... Allah, Jean-Paul No: x, Bush, Charest, m'sieu l'juge, le maire Tremblay, Paul Watson) de se tuer, de se blesser ou de se mutiler; ou bien de ne pas résister à ceux qui l'attaquent, ou bien de s'abstenir d'user de la nourriture, de l'air, des médicaments ou de tout autre chose sans laquelle il ne peut vivre ; cet homme a néanmoins la liberté de désobéir.




Léviathan, 2è partie, chapitre 21.

999999999999999

Un virus qui traverse même le cuir de l'indifférence.




Ce virus (canis canadiensis) extrêmement contagieux, en temps favorable, cause la fièvre du hockey quand l'équipe est « gagnante » évidemment. En final des finales, le thermomètre risque de péter. Tout l'monde en parle; tout l'monde se drape de l'Union-Habs et bien du monde a mis de côté la tisane à l'équinacée.

Hier en aprem, le soleil invitait. J'ai sorti Vesoul pour un tour. Vesuol, c'est mon bô beuzik. Je l'ai baptisé du nom de ma première auto, celle qui me faisait courir les filles. Vesoul? Dû aux couraillages que Brel chantait, à cette époque, dans Vesoul...

Il fait beau à le répéter. Il fait bon à vélo, une glissade dans un temps heureux. Enfin , l'air à ce quelque chose de cutané, les crocus pour les yeux, à croire que la lumière neuve transporte des odeurs. La neige a quitté suffisamment pour voir les maisons et les chiens, les vélos. En premier, le molosse me repère parlant fort. Je stop Vesoul, surpris, cherchant. Le bruit de la voix du mâtin me le fait voir et voir son fier maître. « Yé pas méchant! » voulant couvrir celui qui déjà s'approche, nez fripé découvrant les canines (canis!) carnassières (carne!). À mon tour de crier au chien « Moi non plus! » lui tendant une main d'odeur. Les civilités faites, le bon maître s'approche aussi, répétant ad nauseam, « Yé pas méchant! ».

J'ai appris dans mes sorties qu'un promeneur de chien ne refuse aucune conversation, même, il les provoque par besoin de briser cette solitude que son clébard n'a pas réussi à combler tout à fait. L'homme en laisse devant moi en est un exemple. Après l'introduction de la bête, ce monsieur d'un âge plus mûr que le mien, a vite glissé sur la pelure de banane que je laissais tomber. « Pourquoi votre chien ne porte pas le drapeau CH? ».

L'intuition ne m'avait pas trahi. Tout sourire, l'oeil enjoué, le voilà parti dans une fierté nationaliste jusqu'à l'intimité. « Le premier job que j'ai eu, c'était laveur de vaisselle au restaurant du Forum. Mon père en était le cuisinier. Je revois mon père assis avec les frères Richard, Toe Blake, Elmer Lack, Boum-Boum, Plante. Ben sûr que je les ai tous connus. J'avais 13 ans. J'avais hâte à la fin de la semaine parce que sur semaine, mon père ne m'amenait pas... » -- Oui, un homme, en laisse, peut être difficile à retenir. C'est aussi difficile à arrêter qu'un puck de Bobby Orr! Et le museau du hargneux qui me lève la main pour une caresse... Vesoul me jette un oeil jaloux. Me faut repartir!

Je salue le banlieusard, caresse une dernière fois l'haletant et d'un coup de pédale, d'un signe de la main, l'invite à courir . Vlan! Au bout de la longe, le laveur de vaisselle a bien failli se faire disloquer une épaule!

Sûrement que la belle saison le remettra sur le chemin de Vesoul. Ma peau de banane ressemblera à « Puis, comment se passe la bursite à l'épaule? ».

Pour
plus 1.
Pour
plus 2.

mardi, avril 15, 2008

'Le canard qui a des dents


Fondé en 1997 par Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau (**), le Couac est un journal satirique, libre et indépendant. Il propose tous les mois un regard critique sur notre société avec l'humour grinçant qui lui a valu son surnom de ''canard qui a des dents"...

dimanche, avril 13, 2008

JE, ME, MAC

Selon une enquête de Mindset Media auprès de 7 500 personnes, les propriétaires d'un Macintosh ont une estime d'eux-mêmes supérieure à celle des propriétaires d'un Pc.


Ils emploient plusieurs produits de blanchiment des dents, mangent plus de nourriture bio et achètent annuellement cinq paires de chaussures.


Et surtout, ils sont davantage satisfaits de leur ordinateur (70 %) que les utilisateurs, de PC (59%).

vendredi, avril 11, 2008

Le ciel aux bras de la mer


LE CIEL SE MARIE AVEC LA MER

paroles et musique: Jacques Blanchet


La mer a mis sa robe verte et le ciel bleu son oeillet blanc

Elle a voulu être coquette pour dire au ciel en s'éveillant


N'oublie pas mon coeur, ni la fleur, ni le jonc

N'oublie pas surtout que demain nous nous marierons


Les pieds dans les sables des dunes, je les ai vus qui s'embrassaient

À l'ombre des joncs, des lagunes et puis la mer qui lui disait


N'oublie pas mon coeur, ni la fleur, ni le jonc

N'oublie pas surtout que demain nous nous marierons


Une fleur à la boutonnière, le lendemain se marièrent

Le ciel aux bras de la mer fière d'avoir du soleil en bouquet


Il y avait leurs coeurs et la fleur et le jonc

Chaque jour depuis mille fois revit cette chanson


... ooo 000


Les mots, la mer, le son de mer et mots...

Je vous offre ce hamac...

Et si vous connaissez, "le" kayak...

Elle et moi en descente du Saguenay (5 jours!)

jeudi, avril 10, 2008

Joie ou folie printanière

Demain, matin, tôt, très tôt, le soleil se lèvera sur ma maison. Inondera beaucoup plus que le fleuve en montaison. Et j'écouterai le bruit qu'il fait. Un drap d'aurore glissera au pied du lit de la nuit. Pour un instant, je serai "ma maison" où le soleil entrera.

C'est à entendre Joan Beaz, la tune de Animals.

Le goût du café me réveille. L'air du soleil me "
lencinence"... J'entretiens ce chant du soleil levant.

mercredi, avril 09, 2008

Migrations printanières

Êtes-vous en paix en ce moment, en ce « ce soir »?
Comme d'habitude, dites-vous?
Moi zitou.

Et si vous êtes comme moi, la tête vous marche quand même. Jamais à l'étal. Vous êtes, je suis de quatre saisons. Le changement, le pain de notre paysage. La beauté d'être est dans ce qui vient, dans le vent.

Les glaces descendent le fleuve à l'élan du courant de la lumière de « ce soir ». Innombrables morceaux d'un casse-tête sans l'image référence que la liberté printanière. Si la neige est blanche, les engelures de rivière se maquillent entre l'eau et le sol-ciel. Combien de fois, ai-je vu cet incessant manège? Combien de fois doit-on lever les yeux sur nos alentours? Combien d'années faudra-t-il à l'esclave de la beauté inhumaine? Combien de mers franchiront l'outarde, l'oie des neiges avant que nous vivions en paix? La vraie paix. Pas la solitaire, la solidaire. Écoute mon ami; écoute dans le vent; écoute, la réponse dans le vent.

Combien de routes un garçon doit-il faire
Avant qu'un homme il ne soit ?
Combien l'oiseau doit-il franchir de mers
Avant de s'éloigner du froid ?
Combien de morts un canon peut-il faire
Avant que l'on oublie sa voix ?

Ecoute mon ami (le chantant français)
Ecoute dans le vent
Ecoute, la réponse dans le vent.

Combien de fois doit-on lever les yeux
Avant que de voir le soleil ?
Combien d'oreilles faut-il aux malheureux
Avant d'écouter leurs pareils ?
Combien de pleurs faut-il à l'homme heureux
Avant que son cœur ne s'éveille ?

Ecoute mon ami
Ecoute dans le vent (le créateur)
Ecoute, la réponse dans le vent.

Combien d'années faudra t-il à l'esclave
Avant d'avoir sa liberté ,
Combien de temps un soldat est-il brave
Avant de mourir oublié ?
Combien de mers franchira la colombe
Avant que nous vivions en paix ?

Ecoute mon ami
Ecoute dans le vent
Ecoute, la réponse dans le vent (les dieux)
Ecoute, la réponse est dans le vent.

Ainsi, à Repentigny, soit-il.
Go, tell it on the montain!

mardi, avril 08, 2008

Un temps de crocus!

Les Hommes sont juste des gens plus heureux.

Qu'attendez-vous de créatures si simples ?
Leur nom de famille ne change pas.
Le garage entier est à eux.
Les mariages se préparent eux-mêmes sans que ces Messieurs aient à participer à la préparation.

Le chocolat est un snack comme un autre.
Ils peuvent devenir président.
Ils ne peuvent jamais être "enceintes".
Ils peuvent porter un T-Shirt blanc dans un parc aquatique sans aucune crainte.

Ils peuvent même ne pas porter de Tshirt du tout dans un parc aquatique.
Les mécaniciens leurs disent la vérité.
Le monde est leur urinoir.
Ils n'ont jamais à conduire jusqu'à une autre station essence pour faire pipi parce que les toilettes de la précédente étaient trop dégueulasses.
Ils ne sont pas obligés de réfléchir au sens dans lequel un écrou doit être tourné.

Même travail, plus de paye.
Les rides leurs donnent de la personalité.
Robe de mariée 2000$; location de smocking 50$.
Les gens ne fixent pas leur poitrine quand ils leur parlent.

Le chaussures neuves ne leurs donnent pas d'ampoules.
Une seule humeur, tout le temps!
Les conversations téléphoniques sont finies en 30 secondes.
Ils savent des choses sur les chars d'assaut. I

Ils n'ont besoin que d'une valise pour des vacances de cinq jours.
Ils peuvent ouvrir leur propre pot de confiture.
Le moindre geste agréable de leur part leur vaut de la reconnaissance.
Si quelqu'un oublie de les inviter, cette personne peut quand même rester leur amie.

Leurs sous-vêtements coûtent au plus 15$ pour un paquet de 3.
Trois paires de chaussures sont plus que suffisantes.
Ils n'ont presque jamais de problèmes de bretelles en public.
Ils sont incapables de voir si leurs vêtements sont froissés.

Tout sur leur visage reste de la même couleur tout le temps.
La même coupe de cheveux dure des années, peut-être même des décennies.
Ils n'ont que leur visage à raser. Ils peuvent jouer avec des joujoux toute leur vie.
Un seul sac ou portefeuille et une paire de chaussures.

Une seule couleur pour toutes les saisons.
Ils peuvent se promener en short, quel que soit l'état de leurs jambes.
Ils peuvent s'arranger les ongles avec un canife de poche.
Ils ont le libre choix concernant le port d'une moustache.

Ils peuvent faire les courses de Noël pour 25 personnes en 25 minutes le 24 décembre.
Et on se demande pourquoi les hommes sont plus heureux...


Un sourire dans la tendresse du SOLEIL. Noëlla



samedi, avril 05, 2008

...c'est plein de vie dedans.

Êtes-vous d'opinion que la chasse aux phoques est un massacre?
«
J'ai pris un porte-clés-fourrure de phoque, je l'ai déposé dans une enveloppe. Sur l'enveloppe, j'ai écrit: Sea Shepherd Conservation Society, P.O. Box 2616, Friday Harbor, WA 98 250 USA. Dans l'enveloppe, j'ai mis une petite note. J'ai écrit quatre mots: Phoque you, Paul Watson. »

Certains comportements envers les animaux d'abattoir ont été
récemment montrés à la télévision. Avec empathie, les cris d'horreur ont couvert les beuglements des animaux.

Une fois ou deux par année, des éleveurs de chiens font face à l'indignation populaire. Des cultures mènent à l'habitude de la cruauté envers les animaux. J'ai regardé quelques vidéos de ces horreurs «quotidiennes »...
Horreur un. ... Horreur deux.

En suggérant leur visionnement, ai-je la volonté consciente d'entretenir des préjugés très défavorables envers des « races »? Je ne suis pas capable de comparer ces scènes avec la chasse aux phoques. Pas plus que je vois toutes ou des cultures persister dans le massacre conscient. Non, les hommes ne sont pas tous pareils. Leur culture les différencie, pas la race.

Les propos de Paul Watson « la mort de quatre pêcheurs était une tragédie, mais que celle des phoques, dans la saison de chasse, en est une plus grande encore » bouleversent, même venant d'un extrémiste. Comme si j'inversais les propos de Watson pour affirmer que l'habitude de massacrer des animaux désensibilise au point d'être capable de franchir le pas et d'être tortionnaire envers ses semblables.

La répression tibétaine, l'emprisonnement de journalistes, Hu Jia, l'une des voix les plus critiques du régime communiste chinois, une seconde fois emprisonné, Internet filtré (Radio-Canada.com ne passe pas en Chine!) et la répression chinoise en tout genre, semblent peser bien peu dans la culture n'interdisant pas la cruauté envers l'animal nourricier.

La chasse aux phoques aux Îles-de-la-Madeleine est un élément culturel. J'ai passé du temps sur ces îles. Assez longtemps pour que mes sens apprennent la mer et perçoivent le lien qu'elle tisse avec les hommes. Je suis « entré » dans des familles, dont une famille éprouvée, les Aucoin de Pointe-aux-Loups. Ces gens sont de
ce pays... Loin des massacres.


Un Madelinot à ne pas oublier...
Ce midi, la TV nous transmettait la cérémonie religieuse de l'église Saint-Pierre de Lavernière, Cap-aux-Meules, construite en 1876. Il s'agit de la deuxième plus grande église en bois d'Amérique du Nord. Construite avec du bois de naufrage, frappée par la foudre et reconstruite plusieurs fois, elle est classée monument historique depuis1992.

J'aime beaucoup visiter, avec déférence, les monuments des hommes. J'ai reconnu l'intérieur ouvré. Le goûteux de l'air salin plus que de l'encens sur charbon m'a remis en ces lieux.

L'émotion habillait tout. Les personnes viennent au choeur s'adresser à la nef pleine avec des mots hésitants et choisis pour décrire la déferlante envahissant les Îles. Le curé bon-gars fait aussi de son mieux pour être des Îles. Au moment où il en sort pour ajouter à l'inondation par des paroles creuses prononcées mille fois dans les mille églises du Québec dans des obsèques marron claires, je me démarque. « La mort n'est qu'une étape. » Vibrant de sensibilité, non? Combien de curés j'aurais à taper?

Je ne suis pas un curé et surtout, pas plus fin qu'un curé. Ce qui m'en éloigne, c'est le dirigisme, l'étapisme, le jusqu'auboutisme. M'sieu curé sait, lui, où sont rendus les 4 chasseurs de phoques. Il connaît toutes les étapes. -- Je me vois pousser un peu ce bon curé... Il me dira, me répétera l'Écrit révélé, « que ces quatre marins-chasseurs sont là où 80 blanchons pour chacun, tendent leur museau au « bâton sacrificiel »! Le paradis pour tout chasseur, un pied sur la banquise et l'autre dans l'eau-de-là.
Je m'imagine curé d'un jour. Le jour où quatre pères de famille des Îles n'entrent plus DÉFINITIVEMENT aux Îles. Les Madeleines pleurent et pas juste au passage du Christ. Les Îles sont inondées par la crue des larmes. Aucun enfant ne pense qu'un congé du vendredi, c'est super. La clinique médical n'a pas d'attente. Ici, on vit un moment où l'heure des marées se fait oublier. Le temps suspend son envol. Les Îles sont dans la défaite. La journée compte minus four!

Je m'imagine curé d'un jour comme celui-là. Il me faut plus fort que moi. Des mots qui n'arrêtent pas le vent à la porte. Des mots qui ne cherchent pas à réconforter. Des mots sans vocation. Des paroles de poète qui sont là, dans un puits. On n'a qu'à y descendre sa tasse. Et boire à désensibiliser just'un peu sa peine. Pour just'un mieux-être, la vraie peine étant maintenant de nos biens. Savoir que maintenant, l'espérance de vivre heureux aura dans sa besace le poids d'une absence.

Préparant ma prêche, j'ai, je crois trouvé un mot juste. Une liberté où tous peuvent y trouver une interprétation-réconfort. Du genre pas long. Un petit linge absorbant, à peine, la sueur d'une peine. Un mieux-être.

C'est beau la vie,
comme un nœud dans le bois
C'est bon la vie,
bue au creux de ta main
Fragile aussi,
même celle du roi
C'est dur la vie,
vous me comprenez bien.
C'est beau l'amour,
tu l'as écrit sur moi
C'est bon l'amour
quand tes mains le déploient
C'est lourd l'amour
accroché à nos reins
C'est court l'amour
et ça ne comprend rien.
C'est fou la mort,
plus méchant que le vent
C'est sourd la mort,
comme un mort sur un banc
C'est noir la mort
et ça passe en riant

(Lecteur, vas jusqu'au bout. Visionne tout ce qui est suggéré.)

Le Missionnaire



Aujourd'hui, Chapleau, le caricaturiste de La Presse rapproche la mission d'Al Gore à celle de Moïse.
(Clic! Image )
Le 31 mars, j'écrivais dans ce blogue, « Al Gore, le sacrifié à l'autel-démocratie, mène un peuple à une terre promise sans CO2. Le mont Nébo sera bientôt revisité. »

vendredi, avril 04, 2008

Le monde sont drôle.

Ce matin, je lis dans un GROS titre...

Évaluation du français des futurs profs : le test jeté au panier

18 revendeurs de drogue arrêtés (avec, en sous-titre) La majorité SONT reliéS aux gangs de rue.

C'est dans la version papier que j'ai reçue à 5:00 h., ce matin. La
version électronique n'a pas ce sous-titre.

En Chine, on met les journalistes en prison pour moins que ça. Faut se rendre à l'évidence que le monde sont drôle!


jeudi, avril 03, 2008

Crue nivale


Pendant l'hiver canadien, le gros des précipitations s'entasse sur le sol sous forme de neige et de glace. À la fonte, d'énormes quantités d'eau sont créées, ce qui explique le volumineux ruissellement printanier et les inondations qui s'ensuivent. On désigne ce phénomène par le terme de crue nivale.


Les inondations dues à la fonte des neiges sont les plus fréquentes au Canada. Elles se produisent habituellement au printemps, mais également en hiver lors des dégels soudains. La fonte rapide de la neige associée aux effets combinés du soleil, des vents et des températures douces provoquent d'importants ruissellements. Lorsque le sol est gelé, l'eau produite par la fonte de la neige ne peut y pénétrer, et elle s'écoule donc sur la surface du sol vers les cours d'eau et les lacs. Les cours d'eau qui servent d'exutoire au bassin versant ont habituellement une capacité de transport suffisante pour le ruissellement produit. Toutefois, si l'accumulation de neige a été supérieure à la moyenne, si le dégel a été soudain, ou si les deux conditions coïncident, le risque d'un fort ruissellement et d'une inondation subséquente augmente. La situation peut devenir encore plus grave si les pluies sont intenses à la fonte des neiges. Plus la fonte est tardive, plus cette dernière situation risque de se produire. Comme les facteurs climatiques qui déterminent la vitesse de fonte de la neige couvrent habituellement de vastes régions, les conditions propices à une inondation à la fonte des neiges prévalent également dans de grandes régions.


Pour en savoir plus >>>

mercredi, avril 02, 2008

Le lendemain du premier avril dans le monde.

Poisson d'avril!
Nous (La Presse) vous avons présenté hier, dans le cahier Actuel, quatre vériités et un mensonge scientifiques. Les lecteurs avisés auront deviné que le texte« Un pas de géant pour la téléportation» signé par l'Agence Science-Presse était un canular. Nous rapportions que des chercheurs de l'Université de Montréal, en collaboration avec des physiciens autrichiens et américains, avaient réussi à téléporter <;les souris et des greenouilles. Il était indiqué que la téléportation pour les humains n'était pas pour demain, puisque lors de l'expérience, les souris et les grenouilles·. se sont retrouvées à l'autre bout de la transmission avec des gènes de truites. Aux dernières nouvelles, les scientiifiques s'entendent toujours pour dire que la truite est un poisson! - La Presse

Tout à droite, sur la photo des quatre héros de la télésérie Star Trek, je me suis ajouté, pêcheur au bon temps du Dr Spock, tenant un brochet de 20 lbs sorti du Dozois (parc Lavérendrye).

Les grands journaux ont hameçonné leurs lecteurs de mille façons.

mardi, avril 01, 2008

Il faut s'attendre à quoi?

Le premier du mois d'avril...



La sérieuse "La Presse" voudrait peut-être hameçonner ses lecteurs. À lire sans délire.
Autre sujet.
Logiciel à connaître pour qui aime à transmettre des trouvailles sur Internet: http://tinyurl.com/