mardi, septembre 23, 2008

Itinéraire 24 septembre

Encore et encore, un beau beau jour.

On aura fait toute une trotte. Comme si le nord de l’Ontario était peu stimulant. On passe. L’Ontario-North-North est très peu stimulant. Le paysage, entendons-nous bien. Pas les Ontariens. Ils font et entretiennent de si belles routes nordiques. Chapeau! Asphaltées ou gravellées.

Entre
Cochrane et le Québec, nous avons fait 130 km dont le très large segment était gravellé. Moyenne de vitesse, 70 km/h. En toute sécurité. Les chemins de travers étaient invitants… En trois heures de routes sauvages, nous avons rencontré deux petits trucks et un gros qui avait échappé le contenu de sa ‘fload’… un bulldozer. Ce chemin de liaison entre deux provinces n’a presque pas d’indications. Il y a des choix à faire, des carrefours anonymes. Une insécurité s’entretient… Le soleil aide beaucoup dans les choix nécessaires. Nous n’aurons pris que deux fausses routes.

Oui, on s’est arrêté çà et là. Curiosités, l’endroit du
partage des eaux entre le nord et l’est. Le 49e parallèle et son traité historique…

Arrivé au Québec, on visite rapidement des villages tout proche. Normétal, Val-Paradis, Beaucanton, j’en passe, des tous petits villages du Québec-Nord inclus dans la limite sud de la Municipalité de la Baie James. C’est propre partout.

Demain, La Sarre vers Mont-Laurier en passant par le parc d’Aiguebelle pour ne bonne marche vers « les marmites »…



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Au Mon Repos, La Sarre, lit orthopédique! 111,74 $
6 nuitées. Cumul 563,27 $
Essence
Cumuls 273,4 litres 363,93 $ 2000 kilomètres
Dépenses hébergement + essence = 927,20 $

Itinéraire 23 septembre

En final de cette journée du 22 septembre, nous crèchons à Kirkland Lake, dans un trop habituel Howard-Johnson. Les « funnies » ‘donnent’ la connexion Internet… Tu ouvres ton ordi, tu entres le code Wi-Fi… La pub, non agressive, envahie… Pas grave, j’me dis. Clic! Et elle ne reviendra pas. Mais mon IP est dans leur banque commerciale…

L’itinéraire du jour se complétera en trois segments.


Cochrane, Ontario to/vers La Reine, Abitibi 132 km de route gravelée...

Dans cette région nordique de l'Abitibi, aucun village n'a la fréquentation touristique pour maintenir un B&B en affaires. Où gîterons-nous?...

La journée en Ontario nous a sortis de l'ornière "Québec c'est mieux". C'est différent, tout simplement. La pauvreté bien concrète des villes-villages visités, de leurs habitants, m'a ému. Ce témoignage vient du fait de nos marches dans les petites rues qui parlent plus que la ‘rue Principale’. L’hiver doit entrer facilement dans les taudis, anciennes demeures de mineurs… Toutefois, quelques contacts bien sentis nous avouent que la chaleur des nordiques est... la même, familière, réciproque.

Temps splendide; les coloris d'automne nous ont fait répéter des 'Ho!' des 'Aaah!', des 'As-tu vu ce rouge-là?', des 'Çass peut pas!' bien sentis, tout le long, sur asphalte de belle qualité.
Fond d'écran de saison.

Au Howard-Johson, Kirkland Lake, On. 79,00 $
5 nuitées Cumul 451,53 $
Essence
Cumuls 230,1 litres / 301,93 $
1540 kilomètres
Cumul des dépenses gîte + essence = 753,46 $

dimanche, septembre 21, 2008

Itinéraire 22 septembre

Première étape, de Kipawa-Témiscaming (QC) jusqu'à North Bay (ON) sur les rives du lac Nipissing pour plus de 80 km.




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Quel sera le prix du litre d'essence en profonde Ontario? Nous le saurons demain!

La deuxième étape nous amènerait à Kirkland Lake, Ontatio.




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Une grosse journée de transport nous attend. Plus de 330 km... L’Ontario a ataviquement moins d’intérêt. Toutefois, la zone voyagée est souvent bilingue. Il faut entendre parler des Québécois du Bas-Témiscamingue… Un double accent des plus sympa. Bien plus. L’anthropologue va remarquer qu’on se salue beaucoup, que le piéton ne se fera pas écraser, que l’oreille écoute… C’est chaud-le-fun.

Particularités intéressantes du jour entre Ville-Marie et Kipawa.

Très bon petit-déjeuner.

Marche matinale (9H.) de 60 minutes. La gelée blanche décorait notre départe de sentier.

Fort Téminscaming, une incontournable collaboration historique.

Je dînonne à la poêlonne, le pied marin. Dîner champêtre, image du dernier jour de l’été.

Tea time, after the pork chops stew. (I’m practicing... I’m going to Ontario, tomorrow...)

Autumn leaves.

La dernière marche-nature de la journée nous fait entendre la chute Gordon.

Que notre pays est beau! Beau d’une beauté qui ne demande aucun, mais aucun critère, ni jugement. Une beauté en soi. Un état. Mon pays est.

Ce pays, mon chez-nous m’est partout. Et moi, j’y suis, ça et là. Il est tellement vaste que je n’y suis nul part.



Motel Au Bercail(***), Témiscaming, petit-déj., internet gratos 87,00 $
Nous recommandons ce ***.
Nuitées Cumul 372,53 $
Essence
Cumuls 191,5 / litres 246,53 $
1197 kilomètres
Hébergement/transport 619,06 $

Itinéraire 21 septembre

La journée du samedi s’est égrenée en visite de petits villages, de marches chez les ours et cervidés, d’animaux fossilisés et ENFIN! dans les teintes fortes de rouges et d’ocres. Début pluvieux; sur midi, le temps s’améliore sur un 11 C. venteux.

Villages aux écoles primaires ne passant pas 30 inscriptions… Belleterre, Laforce, Moffet, Latulippe-et-Gaboury (école secondaire de I à IV), Fugèreville, Angliers (histoire de drave, barrages électriques dans bassin versant de la rivière Outaouais et sentier des ‘marmites’ gros effort de la journée), St-Eugène-de-Guigues, Notre-Dame-du-Nord (fossiles et fossiles), St-Bruno-de-Guigues, Ville-Marie (CEGEP, UQ, hosto, palais de justice, superbe marina, Fort-Témiscamingue, la Forêt enchantée, etc.). Toujours la présence de l’eau, lacs-mer, rivières-chemins-d’explorations…


Ville-Marie : Motel Louise (**) Internet 4$/jr 99,33 $
Nuitées Cumul 285,53 $
Essence
Cumuls 134,5 litres 178,53 $
975 kilomètres
464,06 $

Sous une première gelée blanche, nous allons petit-déjeuner!


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samedi, septembre 20, 2008

Itinéraire 20 septembre.

Hier, grande promenade forestière. Presqu'exclusivement sur une route de 'gravelle d'eskers'. La ville de Val-D’Or, les mines, Bourlamaque, ne retiennent plus notre attention. La hâte d’être chez les bêtes…

C’est frisquet mais la chaleur viendra. Les couleurs ne nous parlent pas d’automne.

La route appartient aux gros transporteurs de bois. Il est prudent d’arrêter et de laisser passer le nuage aveuglant, toutes vitres fermées…

D’immenses mer d’eau douces partout. Aisé de trouver un coin repas.

Dans l’aprem, on mettra le double du temps prévu par Google-Maps pour rejoindre la bourgade indienne Winneway.

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Très mauvais ‘sentier’ avec la participation fréquente des castors (1) (2) (3).

Belleterre. À pied, on en a fait le tour complet en vingt minutes. Pas de centre d’achats!

Notre chambre (**) est au dessus du Rest-Ô-Gîte Paquin. Wi-Fi gratuit (Wi-Fi-grti), comme hier à l’auberge L’Orpailleur.
LA photo du jour dans une tourbière fournissant le milieu à la linaidrette dense, coton artique!
Aujourd'hui,

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Auberge Belleterre 88,00 $
Nuitées -- Cumul 186,20 $
Essence
Cumuls 134,5 litres -- 178,53 $
755 kilomètres
364,73 $

vendredi, septembre 19, 2008

Itinéraire 19 septembre.

Photos
04 Premier pic-nic. Un coin de Mt-Laurier. Notre intention, avec la collabo de la nature, prendre le lunch du midi au grand-air.

06 LES REMOUS de Gd-Remous.

08 Les Chutes du lac Rolland, Réserve La Vérendrye. Site historique illustrant l’époque de la drave.

17 Les couleurs ne font que s'initier.

20 La Réserve La Vérendrye est abandonnée des estivants. Les 'hasseurs' d'orignaux viennent sous feu, sous peu. Ce parc immense et lacustre fut témoin du début de nos amours : notre voyage de noces, en camping, sur une rive du Réservoir Cabonga… J’ai des détails disponibles pour les intéressés.

32 Avant d'ouvrir notre lit.

33 L'auberge L'Orpailleur. ** et demi. Demi? Pour l’aimable réception.
Notre intention était de coucher dans un gros camp en bois rond, l’auberge Harricana. C’était full plein, Val-D’Or reçoit actuellement un gros congrès. Nous avons donc opté pour un lit dans le village minier Bourlamaque.


1 nuitée Auberge L'Orpailleur 98,20 $
Cumul 98,20 $
Essence
Cumuls 94,5 litres 130,53 $
547 kilomètres
228,73 $


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jeudi, septembre 18, 2008

Itinéraire, 18 septembre.


Réveil sur fleuve...
Début de périple.
Naviguer sur une mer de feuillus et de conifères; notre regard portera, flottera sur un pays en mouvance. Ça pousse chez nous.



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Environ 538 km.

dimanche, septembre 14, 2008

vendredi, septembre 12, 2008

T'sé veux dire...

Ch'pars avec 'aile' pour une dizaine de jours, Abitibi-Témiscaming-BellesFeuilles, grand air, zéphir automnal, pedibus cum jambis, les sentiers nous sentirons...

Je consulte l'ogre...

Le gouvernement que nous nous apprêtons à élire, gouverne quels cadres? D'autant plus que notre pays est 'autosuffisant' en 'peutraullle'. Mauditement polluant à la source, mais suffisant.

Mon auto me signale de vérifer la gauge... Petit flash agaçant qui ne cesse de demander...

Et quand c'est l'estomac qui est vide... Haìti, Darfour, Caire-profond, Terre-de-recoins... Misères quotidiennes sans cote en bourse.

mercredi, septembre 10, 2008

La fin du monde est pour demain.

Vous n'avez pu lire je journal La Presse d'hier? L'éditorialiste Mario Roy s'éloigne souvent de l'actualité locale avec bonheur. L'information-opinion qu'il écrit s'appuie sur une vaste culture contemporaine. Facilement perceptible aussi l'observation qu'il fait du comportement de l'homme. Il n'est pas tendre avec son sujet d'analyse mais il l'aime.

Mario Roy La Presse 09/029/2008

Demain, un scientifique va mettre en route pour la première fois le Grand collisionneur d'hadrons (LHC) de Genève. Cet accélérateur de particules construit au coût de 9 milliards$CAN et dont la piste fait 27 kilomètres à 100 mètres sous terre, est destiné à recréer les conditions qui ont prévalu quelques infimes fractions de seconde après le Big Bang.

En une fraction de seconde également, selon certains, il pourrait accessoirement détruire l'univers!

Excusez du peu. Mais le fait est que plusieurs scientifiques américains et européens ont, pour cette raison, tenté au cours des derniers mois de faire interdire l'expérience. Le plus bruyant est le théoricien allemand du chaos (qui a déjà enseigné au Canada), Otto Rössler. Selon lui, les collisions à haute énergie de protons provoquées par l'accélérateur pourraient créer des mini-trous noirs dont on ne sait s'ils vont instantanément se dissoudre (comme le prévoit le physicien Stephen Hawking) ou prospérer L'Organisation européenne pour la recherche nucléaire, qui a financé et construit la machine, a produit un rapport de sécurité se moquant littéralement de cette thèse. Mais l'entourage de Rössler a pris la chose suffisamment au sérieux pour porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'homme.

Il y a 10 jours, le tribunal de Strasbourg a rejeté la requête des sauveurs d'univers, en une sorte de jugement dernier.

Ce n'est pas d'hier que la science et la technologie font peur: certains hommes des cavernes ont dû être terrorisés par la première roue!

Mais c'est pire aujourd'hui.

D'abord, la science explore dorénavant des territoires - génétique, physique des particules, intelligence artificielle et nanotechnologie, notamment - dont la complexité et le caractère abstrait confondent le commun des mortels. Cela ouvre évidemment la porte à n'importe quelle frayeur insensée.

Ensuite, ces havres de sécurité que sont les sociétés développées sont devenus totalement allergiques aux risques, si minimes soient-ils. Dans le cas du LHC de Genève, les théoriciens vous diront que, d'un strict point de vue scientifique, la probabilité qu'il en sorte des soucoupes volantes ou des dragons mangeurs d'hommes n'est pas tout à fait égale à zéro! Alors, pourquoi courir ce risque?

Enfin, après avoir largement évacué la déraison religieuse, nos sociétés ont foncé tête baissée dans d'autres formes d'irrationnel auxquelles Hollywood et l'Internet, surtout, servent d'amplificateur. Le film Angels And Demons (inspiré par Dan Brown, auteur du Da Vinci Code), dont la sortie est prévue pour mai 2009, utilise le Grand collisionneur pour générer une catastrophe. Et nul besoin de dresser ici un catalogue des folies furieuses qu'on trouve sur le web.

Malgré cela, il reste encore des gens, des entreprises et des États pour se consacrer - et consacrer des ressources - à la recherche scientifique fondamentale. Cela tendrait à indiquer que la curiosité de la bête humaine demeure d'une telle puissance qu'elle transcende encore ses peurs.

mardi, septembre 09, 2008

Le Grand collisionneur de Hadrons (LHC), vous connaissez?

Si ce n'est déjà fait, il faudrait lire l'édito de Mario Roy de La Presse du jour... Quand on songe au difficile cheminement des idées depuis Galilée...

Démarrage du Grand Collisionneur de Hadrons le 10 septembre.

La nouvelle installation du CERN n'effraie pas les riverains.

La fin du monde aussi sur France Info.

Serions-nous à vivre notre dernier 24 heures? Adieu, triste monde... et ses modes électoraux!

Je vous fais cadeau de votre dernier fond d'écran (image d'arrière-plan).

Et si vous aimez le monde selon Hubert Reeves...



dimanche, septembre 07, 2008

L’Aceto Balsamico di Modena...

Luciano Pavarotti s'est éteint il y a un an. Le célèbre ténor italien qui avait su populariser l'opéra, malgré les critiques des puristes, est mort jeudi à l'âge de 71 ans d'un cancer du pancréas. --- Considéré comme le plus grand ténor au monde depuis le décès de Caruso en 1921, l'imposant chanteur à la célèbre barbe noire est décédé chez lui, le 6 septembre 2007, dans sa villa de Modène à 5h du matin, entouré de sa deuxième femme Nicoletta et de ses quatre filles.

Un "rappel"!
Rimes d’amour / Puccini - Turandot (Nessun Dorma)«Nessun Dorma» («Nul ne doit dormir») (Troisième acte, scène I) est l’aria de Calaf (ci-après interprété par Pavarotti) tiré de «Turandot» (1926), opéra en trois actes de Giacomo Puccini.

«Et mon baiser», chante-t-il, «fera disparaître le silence qui t’a fait mienne». Car si la princesse Turandot avait imposé que nul ne dorme (« Nessun dorma ») jusqu’à ce que l’on trouve le nom du prince Calaf, elle finira par découvrir à la fin de l’opéra que celui-ci s’appelle tout simplement «amour».

“Nessun dorma! Nessun dorma! Tu pure, o Principessa,
nella tua fredda stanza
guardi le stelle
che tremano d’amore e di speranza…
Ma il mio mistero è chiuso in me,
il nome mio nessun saprà!
No, no, sulla tua bocca lo dirò,
quando la luce splenderà!
Ed il mio bacio scioglierà il silenzio
che ti fa mia.

Il nome suo nessun saprà…
E noi dovrem, ahimè, morir, morir!

Dilegua, o notte! Tramontate, stelle!
Tramontate, stelle! All’alba vincerò!
Vincerò! Vincerò.”



mardi, septembre 02, 2008

De Inukshuk à la lanterne chinoise

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Le dragon peut-il ouvrir à la Chine et à l’humanité une ère nouvelle?

Des athlètes courent la terre sous toutes ses latitudes, même à l’envers, croisent ses méridiens comme à une répétition de courses à relais, l’animent et l’allument la transformant en lanterne chinoise orangée. C’est l’image-symbole de la Chine parue à Pékin à l’ouverture des jeux.
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Puissant symbole qui ouvre et les jeux olympiques et me semble-t-il une ère nouvelle à notre humanité en travail d’accouchement.
La lanterne chinoise, depuis belle lurette, c’est la lumière du monde qui chaque janvier éclaire l’aube d’un nouvel an.
Éclairer c’est donner un sens. La lanterne chinoise a éclairé les profondeurs de la terre et apprivoisé ses monstres. Partout ailleurs, les entrailles de la terre sont les lieux du mal, des dragons que St-Georges a peine à terrasser, l’enfer de Dante et des autres où geignent éternellement les faces hideuses des damnés.
La terre et ses entrailles, le lieu des morts, la mort.
En Chine, le dragon sorti des profondeurs de la terre est un dragon apprivoisé, joyeux, le chef de file de la fête, de tous les renouvellements, de la vie.
En Occident on a boudé la matière, on l’a mise au rancart des destinées humaines et on a réservé à son opposé, à l’esprit, tous les nimbes et toutes les palmes de la renommée.

Les Chinois ont plutôt développé le génie et le souci d’harmoniser toujours matière et esprit en un tout indivisible le Yin et le Yang. C’est Lao-Tseu qui fondant le taoisme a mis à jour ces racines fondamentales de l’âme chinoise.

Même la rigueur du code d’éthique de Confucius et sa notoriété, le besoin qu’on avait alors d’une soumission totale n’ont pas réussi à éradiquer cette pousse de l’arbre chinois qui a couvert d’inédites harmonies les paysages de son histoire.
On l’a rappelé brillamment à la cérémonie d’ouverture. Tous les symboles qui disent la Chine n’empruntent pas la langue de la domination, ne célèbrent pas les conquêtes par la force des armes ou du pouvoir, ne s’érigent pas en obélisque au sommet des montagnes. La sphère définit mieux la Chine que le triangle. La sphère de la terre que les hommes sillonnent, la sphère de la lanterne, les gracieuses ondulations du dragon qui rassemblent au centre de la Cité.




Inukshuk
Peu de temps auparavant, notre ami Jacques érige, face à son fleuve, un imposant Inukshuk. Ce puissant symbole de l’humanité érigé dans le grand Nord, avant de marquer les amours de Jacques pour le grand fleuve et les grands espaces du 55ième parallèle a battu la marche d’une humanité en émergence de ses langes de pierre.
Inukshuk un symbole éminemment social. Repère de service à l’homme souvent solitaire et pérégrinant, il deviendra totem c’est-à-dire rassembleur d’une communauté puis sous la pression de l’Occident, obélisque ou symbole d’un pouvoir qui prend sa source dans l’éternité l’au-delà de nos espaces horizontaux.

Aujourd’hui, en plus de ses rustiques valeurs décoratives, Inukshuk c’est la mémoire du temps de l’homme, le rappel de ses origines, le signe de ses progrès.

Inukshuk indique plus le sens de la démarche humaine qu’il n’en marque les étapes. De l’Est à l’Ouest par ses bras de pierre, dressé Sud Nord, Inukshuk c’est l’homme-pôle de la terre et du temps, le symbole qui ouvre à l’homme toutes les dimensions de l’univers. Pour un Inu la terre est à tout le monde. .

Et entre les deux, en Grèce, l’Occident érige en symboles contradictoires ses propres ambivalences. Il éprouve des difficultés séculaires à habiter la terre.
La matière l’opprime. C’est le mythe de Sisyphe ce pauvre condamné à remonter une roche si lourde qu’aucun haltérophile ne pourra jamais lever.
Le génie de Camus aura été de dessiner un Sisyphe heureux de jouer comme d’un fifre de sa rationalité devant une matière même toujours visqueuse et absurde par définition. Sympathique effort mais ça ne clôt pas le débat. La relation de l’homme avec la nature est toujours chez l’homo occidentalis entachée d’ambiguïtés. Mince supériorité de l’homme que celle du roseau de Pascal! Et Icare qui fond ses ailes en tentant de s’envoler dans les sphères de l’esprit ce n’est guère plus brillant.

Dans la Cité
Dans la cité l’ambivalence est aussi flagrante. On rêve la démocratie et la liberté mais on vit le pouvoir et la domination et on couronne les guerriers de lauriers. Les Olympiades, une alternative intéressante qui survit aux Grecs. Le symbole : l’homme vêtu de marathon, porte le flambeau à toutes les cités pour les inviter à des jeux où l’on se combattra avec amitié! Le yin et le yang non fusionnés mais liés à l’occidental par la force de la raison. L’excellence, la performance, non la race sera couronnée de lauriers. Ainsi l’horreur des conflits sanglants sera absorbée par le sable chaud des arènes vibrantes de vivats!

La conquête de l’au-delà
L’au-delà, quel que soit le nom qu’on lui donne aux différents temps et espaces de l’homme, a toujours été dominant. La sourdine chrétienne qui fait de Dieu un père et des hommes ses fils n’abolit que partiellement la distance et le poids du destin que Dieu impose à l’homme.
· En Chine l’au-delà c’est l’œuf ou la matrice de ce qui existe. Rien de haut ni d’extérieur. On vénère Confucius comme nous Platon ou Socrate. On a bien adopté le bouddhisme et créé autant de bouddhas qu’íl y a de facettes à la vie et aux humeurs changeantes des hommes, mais le bouddhisme en Chine c’est un super-marché qui entretient et nourrit les espoirs et les attentes des hommes. D’ailleurs le bouddhisme chinois est fortement teinté de taoisme. Il écoule ses années au rythme du calendrier chinois qui vibre aux sonorités des éléments de la nature. Pas beaucoup de traces de cette hantise de l’Éveil ni du Nirvana dans le bouddhisme chinois. Et les ancêtres chinois même « divinisés » ne sortent pas du cercle familial.
· La Chine vit ses mystères à l’horizontal.
· Cependant, peut-être signe des temps, on a vu le porteur de la flamme olympique escalader la verticale et porter le flambeau haut dans le ciel. Et les feux de la terre ont marqué et marquent souvent le ciel chinois d’artifices aux promesses colorées.
· Et aussi à la clôture on a vu des alpinistes escalader avec frénésie cette tour qui pouvait rééditer le défi de Babel et en redescendre pour en reprendre l’ascension avec autant de vigueur. Présage des temps nouveaux? Le ciel sera conquis par la terre comme le nouveau monde l’a été par l’ancien.
·
· En Occident l’au-delà a géré longtemps la vie, la morale, les destinées et les politiques de ses occupants. Aujourd’hui on se débranche petit à petit et avec certaines peines de ce téléguidage

Bref, tant dans sa relation avec les forces de la terre que dans sa vie sociale et dans son appréhension de l’au-delà la Chine vit des dimensions mal connues de l’Occident et s’exprime en des symboles différents.

La question de l’heure, la Chine qui a su ouvrir les jeux avec une force d’évocation inégalée saura-t-elle porter pour sa population et pour toute l’humanité la flamme d’une nouvelle ère qui harmonisera comme le Yin et le Yang, l’Orient et l’Occident, la tradition et la création, la fraternité et la combativité des jeux à l’efficacité économique pour un mieux être de tous les humains?
S’il y avait référendum sur cette question, « quelle nation vous apparaît la plus apte à diriger les destinées de l’humanité? », je voterais sans hésiter pour la Chine.

Florian

jeudi, août 28, 2008

Une éducation-instruction parentales.

À partir de cette année, tous les enfants du Québec - qu'ils soient catholiques, juifs, musulmans ou bouddhistes - devront apprendre qui est Jésus, ce qu'est Noël, qui est Bouddha et quels sont les cinq piliers de l'islam. On leur expliquera que tout ça, ce sont des croyances et pas nécessairement des faits avérés.

En dehors de l'instruction, l'école usurpe un pouvoir détenu par les parents. L'éducation est un devoir parental. Notre « Ministère » s'affuble d'un substantif discordant :
Ministère de l'Éducation... (À écouter!) Comme on avait hâte d'enterrer la loi créant le Ministère (département) de l'Instruction publique votée en 1897. En 1964, démocratiser l'instruction était un développement nécessaire. Élargir le mandat public jusqu'à remplacer les parents, jusqu'à faire des enseignants des « surveillants éducatifs », il y a de l'errance. L'école publique n'a pas à transmettre de valeurs religieuses ni de valeurs a-religieuses. L'école n'a pas à 'transmettre' le doute...

Quand le système juge à propos, dans le curriculum de l'élève, d'enseigner l'histoire du Québec, l'évolution mondiale, il pourrait aussi enrichir ce contexte historique par un canevas étoffé sur les principales religions. Ça ne porterait pas le nom « d'éthique » mais d'un savoir transmissible qui, de tout temps, se nomme « histoire ».


Je prédis que dans moins de trois ans, le Ministère de l'Éducation parlera de réforme... du cours d'éthique!

mercredi, août 27, 2008

dimanche, août 24, 2008

Pour plusieurs comme pour moi, des moments d'amitié ne se renouvelleront plus.

Ghislain est décédé, ce vendredi, le 22 août.

Lise, son gros chien de 13 ans qui ne comprend rien, tout en va-et vient dans la maison, les deux demeurent seuls.

lundi, août 18, 2008

J'aurai connu le saumon d'Hélène...

N'en méritais pas tant.

L'amateur en chair que je suis, pousse au bout de la table, sa dernière prise de doré. L'attente recréera le désir... Faute du saumon d'Hélène, je mangerai bien du doré, un jour ou l'autre...

Mon Dieu que c'était bon, ce saumon, des merguez, ces tuti-zamise-gueules. Du six sevices en lieu confortable! D'un goût à vivre pour manger! Les from's, la t'chocolate de fin de table!!! Ça nous poussait pas dehors!

Dieu? Mon ami en a parlé. Connaissant aussi mes goûts natures et autres sujets où j'y mets la dent, il me suggère une lecture. "Dans la belle nature de Dieu." Rapidement, j'ai noté.

Depuis mon passage-pensionnaire à Chertsey, j'ai collé dans mes valeurs, mes briques, à l'époxy, le dieu d'une chapelle et ces chevreuils ayant dévoré les jeunes pousses de mon jardin. Que j'aurais aimé les suivre sous la voûte des grands arbres. Partir. Partir dans un 'vers' profond.

Au sifflet, je suis revenu, en grains de chapelet, suivre. Un chemin a toujours une fin.

"Dans la belle nature de Dieu." De qui? Mgr Tihamer Toth... Fébrile, Internet, Google, pitonne... Déception! Je n'ai pas trouvé d'info ni de texte en rapport avec la bonne oeuvre suggérée.. Par contre, j'ai mis les yeux sur du « 1938+ ». Daté, repris le 11 juillet 2008...

Le chemin de l’incroyance - I - La science
Le Symbole des Apôtres - Introduction. LA FOI L'EXISTENCE DE DIEU, sermons prononcés dans l'église de l'Université de Budapest, par Mgr TIHAMER TOTH. (traduits du hongrois par l'Abbé Marcel GRANCLAUDON). Editions SALVATOR, 1938)

Enregistré dans :
Société, Connaissance de Dieu, Sujets qui fâchent — 11 juillet 2008 @ 17:35
Si vous êtes darwiniens, vous ne vous rendrez pas au bout!

(Prenez le temps de vous mettre à la place des oreilles qui écoutaient... Des yeux qui dormaient... Des foi's' qui fuyaient... Des chevreuils 'prosélytant'...)

Pister une trace, oui. Suivre une ornière? On veut en sortir au moment où on sent la 'direction' gênée...

dimanche, août 17, 2008

J'adore la cartoufle.Et vous?


17 août 1737
Naissance de Parmentier, qui réhabilita la pomme de terre en France.

La première trace dont l'Histoire ait gardé le souvenir d'une consommation de pommes de terre dans notre pays (on l'appelait alors la cartoufle), serait d'avoir été servie à la table de Louis XIII en 1616, mais le roi dut les trouver immangeables car il n'y eut absolument aucune suite donnée à cette tentative. Turgot fit de nouveau un essai pour tenter de répandre l'emploi de la cartoufle en France. Il avait commencer à en lancer la culture dans certaines régions comme le Limousin ou l'Angoumois, mais les préventions de l'opinion publique étaient telles que, malgré un avis favorable et rassurant de l'Académie de médecine, il avait dû renoncer à son projet.

Quand Parmentier reprit l'idée, il publia une analyse chimique de la pomme de terre, essayant ainsi de démontrer qu'elle ne présentait véritablement aucun danger. Mais les Français demeuraient toujours aussi réticents. Pour secourt leur routine, pour réussir à les convaincre, il fallait, pensait-il, un coup d'éclat et tout d'abord la protection d'un haut personnage. Il obtint celle de Louis XIV lui-même, à qui il demanda aussitôt cinquante arpents de la plaine des Sablons. Ce terrain était fait de sables qui semblaient à première vue assez stériles, mais Parmentier s'acharna : il laboura lui-même et planta les cinquante arpents. Les premières fleurs qui poussèrent furent aussitôt cueillies et portées au roi. Et l'on raconte que, malgré le sourire moqueur de nombreux courtisans, le 24 août 1786, veille de la Saint-Louis, le roi parut, une fleur de pomme de terre à la boutonnière. La vogue de la fleur entraîna celle du tubercule.

Avant de devenir utile, la pomme de terre était devenue à la mode. Pour exciter encore la curiosité des Parisiens, Parmentier avait fait placer des gardes autour de ses champs. Pourtant, une nuit, une bonne partie des pommes de terre furent volées. En apprenant le larcin, Parmentier fut ravi et récompensa largement le porteur de la nouvelle : c'était pour lui la certitude « qu'il n'existait plus de préjugés contre la pomme de terre » disait-il. Quelque temps plus tard, il organisa un grand repas en invitant toutes les notabilités de l'époque, dont Franklin et Lavoisier. La pomme de terre avait été préparée sous toutes les formes possibles et imaginables : elle constituait absolument tous les services du repas, depuis le potage en allant même jusqu'à la liqueur, qui en avait été, elle aussi, extraite.

Mot d'enfant.
-- Qui aimes-tu le mieux mon petit Jérôme, ton père ou ta mère?
-- Le patates, tabarnak!

samedi, août 16, 2008

Corollaire à Darwin 101 – Fin.

(précédaient, sept rencontres.)

Le champ de vos réflexions sera le cahier de votre évaluation et sanctionnera votre morale tenace à suivre mes misères.

NIVEAU UN.
Ce qui se place bien dans une conversation de type « Femmes savantes »...
-- Tout changement du vivant est le résultat de lois et non d'interventions miraculeuses.
-- L'homme ne descend pas du singe; il est un singe.
-- L'intelligence n'est qu'une adaptation dans un but de survie.
-- L'homme, c'est un animal de dernière minute.


NIVEAU DEUX.
Pour débuter
un conte à tenir les enfants sur le bout du lit... Depuis que l'homme développe une tête-chercheuse.

« Les créatures vivantes naquirent de l’élément humide, quand il eut été évaporé par le Soleil. L’homme était au début semblable à un poisson » (Hippolyte)
... ¤¤¤ °°°


« Les premiers animaux furent produits dans l’eau, enfermés dans une écorce épineuse. Avec le temps il firent leur apparition sur la partie la plus sèche. Quant l’écorce eut éclaté, ils modifièrent leur genre de vie en peu de temps. » (Aétius)
... ¤¤¤ °°°

« À l’origine l’homme naquit d’animaux d’une autre espèce. La raison en est que, tandis que les autres animaux trouvent tout de suite leur nourriture par eux-mêmes, l’homme a besoin d’une longue période d’allaitement. Il en résulte que s’il avait été à l’origine ce qu’il est maintenant, il n’aurait jamais survécu.» (Pseudo-Plutarque)
... ¤¤¤ °°°

Empédocle, né à Agrigente vers 495 avant J-C, stipule que la nature a d’abord créé des ébauches imparfaites, des êtres incapables de survivre et surtout de se reproduire.
« Des visages en ébauche, dit-il, ont bourgeonné sans être rivés à aucun cou ; des bras erraient sans épaules, des yeux privés de front... »

Ces membres épars se sont d’abord assemblés au hasard :
« Maints furent ceux qui naquirent alors avec deux poitrines et deux visages ; il y eut des boeufs à tête humaine, des têtes de taureau sur des bustes d’hommes ; les formes des mâles se mêlaient à celles des femelles... »

Finalement, toujours par cause du hasard, divers organes se sont assemblés de façon à former des êtres bien constitués, avec des sexes séparés. Ils survécurent, se reproduisirent et produisirent des êtres à leur image.
... ¤¤¤ °°°

Le grand poète latin Lucrèce s’exprime lui aussi sur le sujet. (...) On le décrit comme un précurseur darwinien en partie pour les affirmations suivantes :

On pourrait voir ici une théorie de sélection naturelle par adaptation :
« La nature du monde entier se modifie avec le temps : sans cesse un nouvel état succède au plus ancien selon un ordre nécessaire ; aucune chose ne demeure semblable à elle-même ; tout passe, tout change et se transforme aux ordres de la nature. »

« Ni la vision n’existait avant la naissance des yeux, ni la parole avant la création de la langue ; c’est bien plutôt la naissance de la langue qui a précédé de loin celle de la parole... Tous les organes sont antérieurs à l’usage qu’on en a pu faire. »

NIVEAU TROIS.
Implications philosophiques des innovations de la théorie darwinienne.

-- Le remplacement d'un monde fixe, statique, par un monde dynamique en évolution (cette proposition n'est pas originale à Darwin).

-- La démonstration de l'implausibilité du créationnisme.


-- La réfutation d'une théologie cosmique.

-- L'abolition de toute justification pour un anthropomorphisme absolu en appliquant à l'homme le principe d'ascendance unique.

-- L'explication du "dessein" du monde par le processus matérialiste de la sélection naturelle, entièrement étranger aux dogmes du christianisme.

Je sais; vous savez; nous disparaîtrons. Conjuguons nos efforts à éloigner ce temps relatif. L'espoir d'une vie meilleure ne me gruge aucune énergie. Et vous?




Note au lecteur. C'est à larges lampées que j'ai bu, que je me suis nourri du travail de Louise Gendron, L'Actualité, 15 mai 2008. Voir la note de départ.)

mercredi, août 13, 2008

Le téléphon qui son...

Nino Ferrer est mort, il y a dix ans. Suicide. Une balle au coeur. 64 ans. Parti dans les blés.

Dans mon échelle de valeurs, pour parodier « dans mon livre à moi », ce gars a marqué la chanson française.

Une bonne âme musicale entretient un
site dédié. Jetez un oeil, tendez une oreille... C'est charmantement inventif. Partage d'émotions.

Oui, oui, il y a le téléphon qui son...

Le contrôle du rythme. Petits mots, petites histoires, miettes de quotidien.

J'adore "le cornichon". Me penche bas, bas pour le cueillir. Fais mes prières. Je lui dis "Ave, Cucumis sativus", ça va chez vous? Le cucurbitacé me musulmanise.


Les Français de France l'ont oublié. Même son « Mao Mao » olympique!

Un rare journal français qui parle de lui, ce matin...
Le Parisien.

Cette histoire me rappelle. 'Attendez que je me souvienne'... Qui a écrit, chanté, '
Amène-nous à la ronde'... Triste destin.

Comme les Français, les Québécois savent tuer.

Darwin 101, 7e rencontre.

Si la société avait tenu compte de Darwin...

Conclusion de ces rencontres. Pour revoir, relire ces rencontres, on clique sur le tag ou le label « Darwin ».

En 1831, c'est un naturaliste amateur de 22 ans qui monte à bord du Beagle. Cinq ans plus tard, c'est un scientifique accompli qui débarquera.

Où est Darwin? Partout!

En être à la conclusion des six rencontres ayant pour but de jeter un regard contemporain sur ce que tout le monde sait, soit la description du cheminement de la vie selon Darwin, précurseur, maintenant entourés d'amis!, me contraint à un retour en arrière.

Quel contexte social portait le savant 'déducteur' à élaborer sa laborieuse réflexion? Lui qui a dû littéralement cacher « la transmutation des espèces » dans un fond de tiroir durant vingt ans... Comme Galileo Galilei, Nicolas Copernic ou Isaac Newton, il est devenu un des ces explorateurs immobiles sans presque jamais quitter leur bureau et ont réussi à changer profondément notre vision et notre compréhension du monde. Darwin n'était pas un reclus pour autant. Durant 30 ans, il entretient une correspondance avec 2000 scientifiques! Publie, publie, publie sur des dizaines de sujets.

Un jour décisionnel, 22 ans après être débarqué du Beagle, il est conduit à publier sa célèbre théorie, son explication causale; un autre naturaliste,
Alfred Russel Wallace lui écrivait pour lui soumettre sa théorie... qui se révélait à peu près la sienne! Et up! chez l'imprimeur...

Bien avant, le milieu philosophique, scientifique avaient poussé ses influences: «
l'esprit de Buffon », Antoine-Nicolas Duchesne , le Chevalier de Lamarck, Robert Edmond Grant.

L'époque... 1859. Publication « De l'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ». Tous les exemplaires s'envolent en un jour. Quel boucan dans l'aristocratie britannique, « nous sommes des singes »! Les esprits religieux se scandalisent, « contredire la Bible »!

Copernic, montrant que la Terre tourne autour du Soleil (et non l'inverse), avait ébranlé le piédestal sur lequel l'homme s'était juché. Darwin l'en a fait dégringoler en faisant de lui un animal comme les autres.

Sommes en pleine Révolution Industrielle, dans ses différentes vagues d'industrialisation. Darwin n'est pas seul à brasser la société...


« Au même moment, alors que s'achève enfin la première traduction anglaise du livre premier du Capital, Marx, selon certaines sources, écrirait à Darwin pour lui proposer de la lui dédier. Darwin déclinera cet honneur dans une lettre polie et réservée, tout comme il avait accueilli avec froideur l'envoi de l'édition allemande, quelques années plus tôt. Dans sa réponse, il qualifiera même au passage la propagande athée ou antichrétienne de « préjudiciable à la libération de l'esprit ». En réalité, cette histoire répétée par tous les biographes n'est pas exacte. Darwin répond dans cette lettre à un autre livre et Marx ne croit pas que les idées de Darwin soient transposables à l'analyse sociale.

Pourtant, que de points communs entre la théorie de la sélection naturelle (qui aboutit a la mutation des espèces vivantes), la théorie de la lutte des classes (qui aboutit à la mutation des espèces sociales), et l'autre grande théorie du XIXe siècle, celle de la thermodynamique (qui aboutit à la mutation des états de la matière)! Toutes trois parlent de variations infinitésimales et de sauts majeurs ; toutes trois parlent aussi d'un temps qui s'écoule irréversiblement: vers Ie désordre, dit Carnot; vers la liberté, dit Marx; vers le mieux adapté, dit Darwin. S'adapter aux désordres de la liberté: tel est ce qui réunit Carnot, Marx, Darwin, les trois géants de ce siècle. »

-- Karl Marx ou l'esprit du monde (Fayard) Jacques Attali page 403

(Pour apprécier Sadi Carnot .)


Une fois le travail « sur la vie » de Darwin localisé dans son époque, situons la vie et finalement, celle de l'homme dans le temps universel... Toute une tâche en quelques lignes! Une image classique aidera.



À partir de 600 Ma (10h25 sur l'horloge), il y aura une sorte d'accélération dans le développement de la Vie: d'abord de nombreux animaux étranges (la faune d'Édiacara), considérés par certains comme les premiers métazoaires connus (organismes pluricellulaires), ainsi que les premiers squelettes minéralisés; puis, ce que certains ont appelé le "big bang" de la vie, avec la faune de Burgess (-525 Ma). Pour présenter la relativité du développement de la vie, l'horloge indique la durée de vie des fameux dinosaures (de 11h19 à 11h48, soit de -230 à -66 Ma); quant à l'homme, c'est un animal de dernière minute, étant apparu vers les 11h58 (il y a moins de 1 Ma).

Par ignorance, comme moyen se survivre, l'homme s'était juché sur un piédestal... Il me vient une phrase de M. Pagnol (La gloire de mon père) que j'exprime dans mes mots: la faiblesse de notre raison justifie nos croyances.

L'animal pensant a mis du temps à saisir toutes les implications de la théorie de l'évolution; encore plus à en tenir compte. Il va le payer...

La médecine, notamment, en négligeant de penser de façon darwinienne, a permis l'apparition de micro-organismes résistants aux médicaments conçus pour les combattre, tels les antibiotiques. La pharmacorésistance pourrait bien être l'un des plus grands défis de la médecine du XXIe siècle. En exemple, arrive en 1940, la pénicilline, un vrai miracle contre la tuberculose. La pénicilline est maintenant presqu'innofensive... La tuberculose revient. Le Canada recense près de 2 000 nouveaux cas par année depuis quinze ans!

Pesticides, herbicides, même canon. Et la transgénèse qui en inquiète plus d'un. Lectures suggérées: «
Ni Dieu ni Gène.». « Alerte aux antibiotiques. »

Sans référence au psy Mailloux, au travers des bicycles de Darwin, on peut certainement s'interroger face aux beaux principes onusiens: égalité des chances pour tous; tous les hommes sont égaux. L'espèce humaine poursuivra-t-elle son existence avec les peuples, les races que nous connaissons maintenant? Puisqu'ils n'ont pas toujours été du parcours...

Darwin est-il le précurseur du racisme moderne? Ha! Ah! crierait M'sieu Familiprix.

... ooo 000 ooo ...
La 8e et dernière rencontre apporte, en corollaire, trois niveaux de réflexions.

lundi, août 11, 2008

J'arrive du cinéma Star Cité, Montréal.

Tout à fait bien ressenti. J'ai les 'nerfs' à vif; sentiment d'épuisement; comme écrasé. Un honneur du vide mental dont j'ai profité. Durant plus de trois heures, incluant la conversation avec des gens de la salle, après la projection, « La graine et le mulet » m'a sorti de mon nombrilisme estival-pluvial-fluvial.

Un suspens de haut niveau. Inclassable. Aux antipodes des séries noires. Rien, mais rien d'hollywoodien. Une caméra collée aux visages. Visages paysages plein écran. Plans mimesques. Traduction de sentiments, d'états d'âme, d'éclats de présence; révélation du vrai ou rappel du cinéma vérité.

Pas un coup de feu. Pas une poursuite en auto. Pas un coup de poing. Aucun pétard. Des voix à vous déchirer le tympan. Des monologues d'une intensité à vous questionner sur la médaille d'or d'Yvon Deschamps. Du cinéma, sous tension, réinventé. Le spectateur est tenu en lévitation.

Il m'est arrivé, pulsivement, le désir d'aller à l'écran, de vouloir aider... Ridicule?

Les acteurs? Du vrai vrai monde. Illusion parfaite. On les écoute. On a le fixe. On veux goûter à ce qu'ils mangent ( La graine? Les petites graines dans le couscous. Le mulet? Le poisson méditerranéen dans la recette du couscous au poisson... Tellement bon à l'écran!). On touche à leur humanité. Des talents à faire école.

L'histoire? Bien petite et tellement grande de réalisme. Je vous la raconte.

Il était une fois, des algériens, voulant survivre, qui piétinèrent leur instinct d'appartenance, migrèrent dans le sud de la France, au point d'en acquérir la nationalité. Vous allez voir le film? Vous entrerez chez eux. Vous voudrez de leur chaleur.

Observations sociales de Français coupe-coupe, d'immigrés chargés d'amour et de haine.

L'entonnoir humaine. L'entraide. La survie. Du darwinisme pur et dur.

vendredi, août 08, 2008

Chaque pomme est une fleur qui a connu l'amour. F. L.

Superstition, crédulité, fétichisme, le 8 du 8, 2008 nourrit bien des chinoiseries. C'est par milliers, aujourd'hui, que des couples se passent mutuellement l'anneau 'olympique' au doigt. Je leur souhaite un nid, que dis-je, un stade de bonheur!

(Le spectacle d'ouverture! Quel chinois bonheur! Le globe terrestre devenant une lanterne chinoise...)

Au Québec, pendant ce temps, ce jour d'aujourd'hui, rappelle le départ de notre héros, géant culturel, pôle d'identification, repère dans nos valeurs.
Félix Leclerc est né le 2/08/1914 et décédait le 8/08/1988



Membres fondateurs de l’OBT et leurs invités au grand bal costumé du 12 janvier 1946, au Monument National, boulevard Saint-Laurent, à Montréal.

1er rang : Félix Leclerc, Yolande Cloutier, Madame Pierre Dupuy, Andrée Viens-Leclerc, Père Émile Legault c.s.c.;
2e rang : Gina Vaubois, Marcel Thérien, Roger Varin, Ninon Pedneault, Denyse Marsan, Rosario Fortin;
3e rang : Georges Kelly, Georges Groulx, Jacqueline Rathé -Varin, Noël Brunet, Louise D'Amours, Lionel Renaud et son épouse.

L’honorable jury comprend le jeune auteur-compositeur-interprète Félix Leclerc et le cofondateur du théâtre des Compagnons de saint Laurent, le Père Émile Legault.

jeudi, août 07, 2008

C'est bon pour le moral!



Publicité cinéphile!!!
Bienvenue chez les Ch'tis! A et B

La graine et le mulet. A

mercredi, août 06, 2008

What a glorious feeling!!!

Vigneault parle bien du pays.
Bécaud chante bien la pluie.
Nous avons le pays et sa pluie.

"...I've a smile on my face
I'll walk down the lane
With a happy refrain
'Cause I'm singing
Just singing in the rain..."

Le jour où la pluie viendra
Nous serons, toi et moi
Les plus riches du monde
Les plus riches du monde
Les arbres, pleurant de joie
Offriront dans leurs bras
Les plus beaux fruits du monde
Les plus beaux fruits du monde
Ce jour-là

La triste, triste terre rouge
Qui craque, craque à l'infini
Les branches nues que rien ne bouge
Se gorgeront de pluie, de pluie
Et le blé roulera par vagues
Au fond de greniers endormis
Et je t'enroulerai de bagues
Et de colliers jolis, jolis

Le jour où la pluie viendra
Nous serons, toi et moi
Les fiancés du monde
Les plus riches du monde
Les arbres, pleurant de joie
Offriront dans leurs bras
Les plus beaux fruits du monde
Les plus beaux fruits du monde
Ce jour-là...

Tous ces jours-là.

dimanche, août 03, 2008

Changement de compteurs


Le visiteur aura remarqué un changement dans la colonne de droite: le compteur de visites.

Quand on offre un service sur le grand WEB, je ;-) ... Si, parfois, c'est bien vrai, dans d'autres occasions, la gratuité n'a qu'un temps. Au début, j'ouvrais la colonne de droite avec une horloge. Elle n'y est plus. Après un certain temps, un certain nombre de fois que le blogue était appelé dans vos ordinateurs, une 'PUB' a commencé à apparaître, une fois par jour, sur votre écran. si vous reveniez une deuxième fois dans la même journée, la 'PUB' ne vous importunait plus... Stratégie de marketing et gagne-sous pour les 'spamers'.

Feu le compteur en était rendu à une semblable stratégie. J'espère avoir bien ciblé l'importun.

Le nouveau compteur vient d'un site de 'malades des puces'. Du sérieux de jeunes français. Leur travail m'est sympa! Une offre à ne pas refuser pour les webmestres... Clique sur un des diptères... Si tu préfères écouter Joe Dassin!

samedi, août 02, 2008

Un conte pour vous, vos tout-petits...



Félix souhaite
une bonne nuit
à vos tout-petits.

Un petit bouton,

4 flèches,
vos permettra le plein écran.

La voix du fabuliste, du conteur, du paysagiste est unique...

(À la toute fin du conte, la possibilité d'envoyer le lien à un ami, des tout-petits, est offerte. Cette fonction "ne fonctionne pas" en mode grand écran. Faudra revenir au mode normal.)

Monument national. National.

Nous sommes au début du siècle dans une petite ville située aux marches du Québec habité. Un enfant de 12 ans fait l'apprentissage de la vie. Chaque rencontre, chaque expérience contient sa leçon. L'amitié, l'amour, la mort, la misère, mais aussi le bonheur lui sont tour à tour révélés. Et la nature vierge, où on peut s'échapper, est aux portes de la petite ville pionnière… Mais très vite--trop vite- arrive le moment où l'enfance devient « comme un vêtement trop étroit » qu'il faut quitter. Félix Leclerc fait ici la preuve qu'il savait mieux que personne magnifier la vie, celle des humains et celle de la nature. Cette chronique des jours heureux est aussi un tendre chant du monde.

Le voir, c'est l'entendre.

vendredi, août 01, 2008

L'homme noble. Né a'a Tuque.

La souveraineté vue par ..., c'était une chose grande, noble, tranquille et polie.

Exactement comme lui l'était.


S'il faut réécouter une seule chanson de ..., le choix sera déchirant - l'oeuvre sur disque est foisonnante, sans parler de la littérature qu'il a laissée aussi.

Pourtant, il en existe bien une qui a été conçue presque en forme de testament, par laquelle il rejoint certainement le cercle fermé des grands chansonniers humanistes et imagistes où on trouve aussi Léo Ferré, par exemple - ... est tout juste moins enclin au désespoir.

Cette chanson, c'est Mon Fils (1978), orchestrée aussi par Dompierre, une parabole qui montre un dieu s'adressant à sa créature, cet « orgueilleux tas de glaise» C'est un poème qui élève l'esprit et serre le coeur, et qu'il faudrait citer au long pour en donner une juste idée. C'est un condensé du regard qu'a posé ... sur le monde et sur la vie. Et, autant que la noblesse, on y trouve la sérénité, celle qui vient après «soixante ans d'une vie», après «les migrations / les transits, les voyages»

Extrait de l'édito de Mario Roy.




Je le cite au long.

Je t'ai montré, mon fils
Ce que j'ai fait de mieux

Un soleil plein les nues

Des aurores boréales

Des cascades d'étoiles

Tombant dans le néant

Sur les branches du vent
Je t'ai prêté, mon fils

Soixante ans d'une vie

Cinq fois celle du cheval

Deux fois celle de Jésus

T'en a passés quarante

À te ronger d'angoisse

À boucher l'horizon

N'y laissant que des fentes
Ne t'ai-je pas donné

Talent, santé, salaire

Enfants, saisons, maison

Et femmes à aimer

T'as préféré les routes

Nu comme un épervier

Manteau de la déroute

Sur blessures cachées
Orgueilleux tas de glaise

Tu me mets mal à l'aise

Quand ils ont vu la mer, tes yeux

Quand ta langue a goûté le vin

Tu m'as souri, je crois

Une des rares fois
Il est temps que tu rentres

Finis les migrations

Les transits, les voyages

Il est l'heure, couche-toi

Et viens dans mon Royaume

Tu ne partiras plus

Viens pour te reposer

Viens savoir si j'existe

Je ne peux le quitter. Standing ovation... Je cris encore.... Il revient sur scène.




Bloque de l'Édito... Félix Leclerc: votre chanson préférée?

La discographie de Félix Leclerc.

jeudi, juillet 31, 2008

Août, Dany Boon , Claude Stratz

J'aoûte
tu aoûtes
il aoûte
nous aoûtons
vous aoûtez
ils aoûtent

La "Départementale" vous y conduit....
Ça me donne le goût de retourner sur les petites routes de France quand les maudits Français sont retournés au travail! Quand le Français dégage la route, ça en fait une maudite bonne route à tout rêve, de dépaysement plein, full paysages. Paisible et cool voyagement.

Puis j'attends à 17 heures pour choisir ma nuit... C'est full vide partout.

Tout juste, j'arrive du Pas de Calais. J'étais Bienvenue chez les Ch'tis. Allez-y; vous vous bidonnerez. C'est dans un cinéma pas loin de vos repères. Humour français, humour gestuel, humour quiproquo. Pas de pipi-caca. Pas de gros gnagna tarte à la crème. Pas de curé-absorbant. Juste un beau gag de société.

Un parallèle est à établir avec "t'sé le film su'a Côte-Nord, pi le m'dcin, là"...

La semaine dernière, théâtre du Nouveau-Monde, je spectatais "Le Malade Imaginaire" d'une troupe de la Comédie française... quintessence du génie moliéresque.

À vouloir renouveler de vieux cierges culturels dans nos mots d'aujourd'hui, on cultive l'obscurantisme sur ce qu'était le verbe qui a consolidé notre langue. -- Je vous déconseille cette adaptation de Molière. Je haiiis le caca-pipi et la jouissance anale pour amuser. Mon quotidien abuse assez de ma personne sans que j'ai à chercher ailleurs.

lundi, juillet 28, 2008

Déplaisir.

Hors de ma volonté, ce blogue est "attaqué" par une page publicitaire "bien française de France!". Je tente de nous en débarasser! Que votre patience m'accorde encore quelques temps! (Clique sur l'image)



samedi, juillet 26, 2008

La vie qui bat.

Clore une journée par de petits plaisirs... C'était hier soir. Une soirée rare que cette complicité entre l'été et l'air doux du fleuve; une percolation exceptionnelle dans une saison. La parfaite image du banc au bord du fleuve...
Sur mon pas lent du retour à la maison, mon voisin, courtier en « petits plaisirs », me rattrape pour m'offrir des fraîcheurs du jour. Gene est un spécialiste en « fine bakery » et abuse de mon « pas capable de dire NON! ». Louise de me préciser que les chocolatines sont au choco-belge, que ces miniatures sont à la framboise, que les tartelettes garnies débordent de pomme, rhubarbe, fondant de... Et j'ajoute que les croissants seront juste pour moi! -- Je quitte l'antre d'Ali-Baba-au-rhum avec une pleine boîte qui m'écarte les bras à ne pas passer sous l'embrasure de la porte.

De l'autre côté voisin, ma soeur reçoit son ami Robert soulignant ses 63 ans. Et j'ai des gâteaux plein les bras... Gâteaux, gâteaux-de-fête! Bon anniversaire Robert! Le voilà gâté à son tour. Mamie-Margot en aura aussi pour ses tout-petits souvent chez elle, manière de laisser tabou un tout-petit-plaisir-gourmand... si peu caché!

Clore une journée par de petits plaisirs... C'était hier soir. Plaisir nature, donner, recevoir...

Au café de ce matin, chocolatine en bouche, Lucie, dégustant son plaisir, enchantée, prend tout son temps, entre deux eum! eum! pour me dire 'faites avec du vrai-vrai chocolat'.

Débuter une journée par de petits plaisirs... Hic et nunc!

lundi, juillet 21, 2008

À Québec, il y a un monde fou. "Shocking my dear!"

« Le christianisme disparaîtra. Il s'évaporera, décroîtra. Je n'ai pas à discuter là-dessus. J'ai raison, il sera prouvé que j'ai raison. Nous sommes plus populaires que Jesus, désormais. Je ne sais pas ce qui disparaîtra en premier, le rock 'n' roll ou le christianisme […]. »

Qui a dit ça? John Lennon. Popularité des Beatles non démentie.

Une foule record de plus de 200 000 personnes s’est entassée sur les plaines d’Abraham pour entendre Paul McCartney... (LeSoleil)

Ouff! Ouf! Ou...

Le 49e Congrès eucharistique international a pris fin dimanche à Québec avec la célébration d'une grande messe. Environ 60 000 personnes ont convergé vers les plaines d'Abraham pour le déroulement de cet événement.

Du 15 au 22 juin s’est tenu le 49ème Congrès eucharistique international, à Québec. Quinze mille participants, un enthousiasme soutenu, de splendides liturgies, des centaines d’évêques et de prêtres présents, beaucoup de jeunes, dont de nombreux membres de communautés nouvelles, mais un temps détestable, frais et pluvieux, trois fois pire que ce que l’on peut connaître en Belgique à pareille saison.

samedi, juillet 19, 2008

Encore des math!





Fait pas beau :-(

Et le service en ligne d'Hydro-Québec est hors d'atteinte pour la fin de semaine... Déveine!

Pour retrouver le ;-), je me revois parmis mes "potaches" d'élèves...


Perles de MATHS :


a) Un polygone est une figure qui a des cotés un peu partout.

b) L'ovale est cercle presque rond, mais quand même pas.

c) Le losange est un carre tordu en biais.

d) Le zéro est très utile surtout si on le met derrière les autres nombres.

e) Un nombre réel est un nombre qu'on peut toucher du doigt.

f) La loi des probabilités s'appelle ainsi car on n'est pas sûr qu'elle existe.

g) L'ordinateur peut faire plus de calculs que le cerveau de l'homme car il n'a que ça à faire.