samedi, juillet 03, 2010

Porté par l'été

L'été, le doux été répand des langueurs de temps et ses largesses de plaisirs. Il me pousse au paradis, au royaume des épinettes noires, à la mer des gens de causeries, J'y pêcherai des mots avec l'intention de vous ouvrir ma nasse.

Le doux vent d'été
Si tu prends la peine de l'écouter
C'est une chanson ancienne
Le doux vent d'été
Si tu prends la peine de l'écouter
C'est un air discret que tu peux chanter
Le doux vent d'été
C'est une chanson sereine
La, la, la, la, la
C'est un air discret
Le doux vent d'été

Dans la chanson du vent doux
J'entends des silences partout
(...)

dimanche, juin 13, 2010

Tous les gens d'Église ne sont pas admirables

Ou ce long titre.
Le pape et le sexe. Encore! Va-t-on finir de ternir, par ricochet, la réputation des religieuses, des religieux qui construisaient le Québec et des ailleurs. La romaine religion pourrait-elle s'occuper à autres "activités" humaines?

Acquiescement, parallèle, accord, aval, cohérence, entente, solidarité, complicité, compatibilité, disposition, syntonie. Substantifs désignant mon état de lecteur du dernier texte d'Yves Boisvert.

(Justification secondaire: en reconnaissance au Frère Ernest Rocheleau s.c. dont j'ai bu l'influence sans étancher ma soif de 'la nature', valeur qu'il m'a transmise. Il acceptait la familiarité, le surnom Ti-Ness et je glissais souvent sur Ti-Nestimable! - - Au bas de la page, on apprend qui est ce personnage-enseignant.)
Avis. La couleur verte met en exergue les mots du chroniqueur Yves Boisvert.

En voici, en décousus, tels des bouts de fil blanc, bien voyants, sur la soutane noire.

Il faut peut-être commencer par une sorte de note introductive: ceci n'est pas le texte d'un anticlérical.

Assez vieux pour avoir connu plusieurs religieux, (...)

Des frères et des soeurs de mes parents ont été dans les ordres, comme on dit, et c'étaient à mes yeux des gens remarquables. Mes tantes qui sont des soeurs sont des femmes supérieurement intelligentes, polyglottes, cultivées qui ont consacré leur vie au soin des autres. (...)

On ne peut pas transposer dans notre monde individualiste et hédoniste des vies (entendre religieux, religieuses) tout entières tournées vers autrui.

J'ai connu les dernières générations de prêtres enseignants. Des clercs de Saint-Viateur, à l'école publique, «naturalistes» héritiers de Marie-Victorin, pionniers de l'écologie, amoureux fous de la nature (c'est ainsi qu'on nommait «l'environnement»), passionnés de science biologique.
(…) j'ai eu la chance d'avoir quelques jésuites, professeurs érudits et généreux.

Aucun de ces enseignants ne m'a tripoté, soit dit en passant.
(...)
Tous les gens d'Église admirables que j'ai pu connaître avaient ceci en commun. Ils pensaient incarner l'exemple du Christ dans ce qu'on appelle l'amour du prochain: don de soi, aide, enseignement, etc. Ils n'avaient pas d'intérêt particulier et connu pour la morale sexuelle de l'Église et je ne me souviens pas qu'ils aient perdu beaucoup de temps à tenter de nous l'injecter. (...)

Ça semble pourtant encore et toujours la grande obsession de la hiérarchie catholique, ces jours-ci.

Avant de reformuler hier ses excuses ratées du printemps pour les milliers de victimes des prêtres pédophiles, Benoît XVI s'est lancé jeudi dans une apologie du célibat des prêtres.

Il ne lui suffisait pas de dire que le célibat forcé n'est pas la cause des scandales de pédophilie - (...)

Non, le pape est allé jusqu'à dire que le célibat est «le meilleur antidote» contre le péché et «d'autres scandales causés par nos insuffisances de mortels».

(…) Mais en quoi le fait de n'être pas marié ou en couple éloigne-t-il le prêtre du péché et des déviances? Voilà qui est bien mystérieux (...)

Le pape va jusqu'à dire que s'il fallait que disparaisse le célibat des prêtres, ce sont les racines mêmes de la culture chrétienne qui s'évanouiraient. Le «fondement de la culture chrétienne» serait donc ce mariage entre le prêtre et Dieu, comme entre un homme et une femme. Ce «oui définitif».

Les protestants connaissent pourtant des prêtres mariés comme d'autres célibataires qui tous se réclament du christianisme.

Le célibat des prêtres n'est rien d'autre qu'un dogme catholique historiquement daté. On peut s'attendre à ce qu'un pape, et celui-là en particulier, défende les anciens dogmes. Mais en faire un fondement de la culture chrétienne révèle plutôt une sorte d'obsession sexuelle. Une obsession de contrôle de la sexualité, qui se manifeste à intervalles réguliers sous différentes formes chez le pape comme chez le cardinal Ouellet.

Moi qui croyais que le fondement de la culture chrétienne était la vie de Jésus, pas dans son célibat, mais dans une certaine idée de l'amour. (...)

J'observe seulement cette Église crispée dans sa morale sexuelle, qui s'y accroche désespérément comme un noyé à sa bouée.
(...)
«La plus grande persécution contre l'Église ne vient pas de ses ennemis de l'extérieur mais naît des péchés de l'Église», a dit le pape le mois dernier.
(...)

Pour parfaire une réflexion sur le sujet, on se rend à l'intégral de monsieur Boisvert.
. . . o o o 0 0 0

Frère Ernest Rocheleau (Fr. S.-C.) (1984) Prix Raymond-Gervais Enseignement des sciences
Né à Saint-Gabriel-de-Brandon, il grandit et fit ses études primaires à Montréal. Il entra en religion chez les Frères du Sacré-Coeur à Saint-Hyacinthe en 1926. Il se spécialisa dans les sciences naturelles à l’Université Laval et étudia la biologie marine à Sainte-Anne-de-la-Pocatière. L’Estrie, la Gaspésie, la région montréalaise, les îles de la Madeleine furent l’objet des minutieuses investigations du frère Rocheleau ('disciple' du frère Marie-Victorin é. c.) Plusieurs spécimens qu’il a recueillis sont conservés à l’Université de Montréal et à l’Université d’Ottawa. Une magnifique collection de plus de 1 200 plantes identifiées et montées ainsi qu’une collection d’animaux (*) ont été le point d’admiration dans bon nombre d’expositions. Huit fois boursier du gouvernement provincial, ce grand éducateur fut honoré a maintes reprises. Il a reçu plusieurs trophées, médailles et décorations, dont le titre de l’Ordre du Mérite du Canada en 1976. Le frère Rocheleau a été durant 47 années au service des jeunes québécois. Pendant 28 ans, il a oeuvré comme professeur de sciences naturelles puis d’écologie au collège Roussin de Pointe-aux-Trembles (et Comm.scol. Jérôme-Le-Royer). À son palmarès, il faut aussi noter qu’il a été le fondateur de plusieurs clubs 4-H et qu’il fut le directeur du Bout-en-train pour jeunes naturalistes. Le frère Ernest Rocheleau est décédé en août 1985.

(*) Partie de 'sa' collection d'animaux. Ci-gît ma jeunesse! Moniteur-fondateur du « camp Boute-en-Train » et pédagogue en formation, cette belle 'job' d'été m'était facilité avec ce que je sortais du zoo-inventaire de Ti-Nestimable.


jeudi, juin 10, 2010

Encore un peu de cette sainte colère


Samedi, mai 29, 2010, je publiais, sur ce blogue, un billet intitulé

"À son tour" le chroniqueur Vincent Marissal du journal La Presse, reprend la lettre "punchée"...

Publié le 10 juin 2010 à 06h55 | Mis à jour à 06h56
   
La controverse provoquée par le cardinal Ouellet au sujet de l'avortement s'est calmée, celui-ci a tenté de corriger le tir, mais ses paroles sont restées coincées dans la gorge de soeur Marguerite Rivard.

Dans une longue lettre ouverte comme en entrevue, la frêle religieuse, qui a passé 36 ans cloîtrée dans un monastère clarisse avant de travailler bénévolement auprès de femmes détenues à Montréal et à Joliette, critique sans détour l'hypocrisie et le manque de compassion du cardinal. (suite... )

Vingt fois sur la tête de clou remettez votre marteau :
Frappez-le sans cesse et le retapez.
- - (Inspiration: 'Patience et travail' extrait de l'Art poétique, Nicolas Boileau)


mardi, juin 08, 2010

Amitiés imaginaires

DES P'TITS AMIS PLEIN LA TÊTE


Les amitiés imaginaires entretenues par les enfants stimulent le développement de leurs aptitudes en communication, a découvert Evan Kidd, chercheur en psychologie à l'Université La Trobe, à Melbourne (Australie). 'Son équipe a recruté 44 enfants; la moitié d'entre eux avaient un «ami invisible». Ces derniers avaient plus de facilité à exprimer leur point de vue que la moyenne. Ils étaient également plus créatifs. «Après tout, ils sont un peu les auteurs, les metteurs en scène et les acteurs de leur propre pièce de théâtre», souligne le psychologue. Environ 65 % des enfants entretiendraient une amitié imaginaire à un moment donné au cours de leur développement, souvent entre trois et cinq ans, certains la gardant jusqu'à l'âge de neuf ans.
(Lu dans « L'ACTUALITÉ » juillet 2010, p. 53 )


FLASH BACK


Dans une préparation de la période des Fêtes (l'Avant disaient Jadis et Naguère) d'une année bien antérieure, nous étions, mon amie Lucie et moi, à visiter le Salon des métiers d'art de Montréal. Une solution facile au questionnement « quel cadeau lui donner? ». Les meilleurs cadeaux sont « des coups de coeur » avance toujours Lucie.


Voilà que mon amie fige devant un ange de porcelaine imaginé, fabriqué pour suspendre à l'arbre de Noël. 


-Tu aimes? lui demandais-je.
---Moi, je crois à ça, aux anges, juste aux anges gardiens. Il me semble que souvent, j'en ai un qui m'accompagne...
-C'est le temps des fééries de Noël. Je veux bien partager ton rêve le temps d'une Sainte Nuit. Le mythe peut bien vivre quelques heures dans l'enfant que je suis resté...
---J'en achète plusieurs. J'en enverrai avec certaines cartes de voeux. J'en donnerai à l'occasion de dire à une telle ou à un tel, « je t'aime » ou encore « je partage ta peine; voici un compagnon » ou « il te dira que je pense à toi » ou « on est jamais seul(e) » ou « il t'aidera à te concentrer, à méditer » ou « parle-lui, il a des choses à te dire » et je ne sais... Je suis mon intuition 'féminine'.
-Bel exemple d'achat impulsif!.
...L'artiste vendeuse est toute chose. Son ange veille au gain!


De l'intuition, Lucie est passé à l'exécution de son plan angélique. Tous les anges se sont trouvés un job de garderie. Il n'en reste qu'un à la maison. Suspendu à un pot de fleurs dans la chambre à coucher, tout à côté de l'écrin qui conserve nos alliances. Ni l'un ni l'autre n'aimons la bague au doigt. Autre bizarrerie, la vie, la vie commune nous a appris qu'un ange pour deux nous est suffisant.


C'est l'anniversaire de mon amie dans une semaine. Elle ne veut pas en entendre parler! Y a-t-il une sorte d'ange qui inverse les calendriers? Ce serait le plus beau des cadeaux d'anniversaire que de lui offrir l'archange « Back to the Future ».


- - - - - Une fable tire sa conclusion de ses prémisses.


«Après tout, mon amie est un peu l'auteur, la metteur en scène et l'actrice de notre propre pièce de théâtre» et mon ange!


...souvent entre trois et cinq ans, certains la gardant jusqu'à l'âge de neuf ans. Et, vu de mes yeux vus, jusque dans les septante ans.

vendredi, juin 04, 2010

"Prendre son pied", belle expression!


Cuisiner la PALOURDE ROYALE, 
prendre son pied... 
Eau chaude, eau froide...



A+ !!!

mercredi, juin 02, 2010

Ai-je assez vu mourir?

... passage de La peste.    Dans le roman de Camus, des personnages tentent de soulager leurs semblables dans Oran en quarantaine, accablé par une épidémie de peste. Autour de Rieux, le médecin-héros de La peste, qui ne croit pas en Dieu, il y a Tarrou, l'humaniste; Paneloux, le père jésuite; Rambert, le journaliste...

L'échange envoyé par M. Collin se déroule entre Rieux et Tarrou et évoque Paneloux, le jésuite moralisateur:

«Tarrou se carra un peu dans son fauteuil et avança la tête dans la lumière.

- Croyez-vous en Dieu, docteur?

La question était encore posée naturellement. Mais cette fois, Rieux hésita.

- Non, mais qu'est-ce que cela veut dire? Je suis dans la nuit, et j'essaie d'y voir clair. Il y a longtemps que j'ai cessé de trouver ça original.

- N'est-ce pas ce qui vous sépare de Paneloux?

- Je ne crois pas. Paneloux est un homme d'études. Il n'a pas vu assez mourir et c'est pourquoi il parle au nom d'une vérité. Mais le moindre prêtre de campagne qui administre ses paroissiens et qui a entendu la respiration d'un mourant pense comme moi. Il soignerait la misère avant de vouloir en démontrer l'excellence.»

(Les SOURCES liées:  s1,    s2,    s3. )

dimanche, mai 30, 2010

Froufrou d'ailes et gazouillis

Le printemps ramène les oiseaux, c'est connu. Plus, la migration, l'évolution de la société aviaire, un changement climatique, un jet-stream poussent parfois certains volatiles à apparaître dans un territoire où ils n'avaient jamais fait l'objet d'une observation attentionnée.


Tout comme les ornithologues amateurs tiennent un registre, une liste des oiseaux en voie de disparition, d'extinction, le font-ils aussi pour des observations rares.

Dernièrement, un malin aurait remarqué quelques apparitions d'un, ce qu'il croit être, un cardinal noir à tête blanche.

Faudra colliger cette constatation sur la liste des drôles de moineaux en voie d'apparition.

Dans le but d'éviter l'ombre d'un quiproquo pour tout cocorico, l'ornithologue sérieux, à carrure scientifique, utilise un minimum de trois langues pour désigner les sujets de son aérien savoir.

Nous en avons ici un bel exemple.

Le nom vernaculaire
en français: cardinal noir à tête blanche;
en anglais: white-headed Quebec's cardinal .

Quant au nom scientifique, il se compose habituellement d'une première partie dite générique et d'une seconde partie, spécifique.
En latin: Cardinalinegra albicephalus .

Le malin observateur n'a pas cru bon de nous faire parvenir une photo. Peut-être en parlerai-je avec l'éminent ornithologue québécois, photographe spécialisé, pour le nommer, le Père Roger Larose, natif de Repentigny!

samedi, mai 29, 2010

Lettre ouverte au Cardinal Ouellet

Criminelles ?
Lettre ouverte au Cardinal Ouellet

(Reçue par courriel, aujourd'hui. Merci Yves. Merci Gilles. Il ne faut pas que cet écrit du coeur s'empile dans ma boîte aux lettres...)


Montréal-Nord, 17 mai 2010

Monsieur le Cardinal Marc Ouellet,

Je ne peux me taire devant le discours que vous avez prononcé, ces jours derniers, au rassemblement « pro-vie » dans lequel vous déclarez « criminelles » les femmes qui se font avorter.  Ce sont pour moi des paroles odieuses. Il n’y a pas de mots assez forts pour qualifier ce que je ressens en moi : indignation, colère… Je travaille chaque jour auprès de femmes en prison, en leur apportant le message de l’Évangile. Tout ce débat autour de l’avortement passe complètement à côté de la triste et inconcevable réalité de ces femmes enceintes.  M. le Cardinal, il ne s’agit pas, certainement pas de « criminelles » comme vous le dites, mais de femmes en profonde détresse…  Avez-vous seulement déjà daigné vous approcher d’une de ces femmes pour « écouter » ce qu’elles vivent dans leur réalité de tous les jours, loin des grands discours ?

M. le Cardinal, une femme qui porte en elle un fœtus est une femme qui aime son enfant et aucune ne se fait avorter par plaisir, mais parce que sans aide, sans appui pour vivre cette grossesse, elle prend difficilement une décision…  quand ce n’est pas sous les menaces de la famille ou d’autres personnes!  Ça fait vingt ans que je côtoie des femmes en détresse.  Ignorez-vous, M. le Cardinal, qu’une femme ne devient pas enceinte par l’action du Saint-Esprit, mais bien par l’action d’un mâle, d’un homme?  Quand dans la société et dans l’Église hiérarchique a-t-on demandé à un homme d’honorer sa responsabilité?  Quand il y a fœtus, il y a deux adultes responsables…  savez-vous compter jusqu’à deux?  Pourquoi la femme qui se fait avorter est-elle plus criminelle que l’homme qui, si souvent, se sauve lâchement en laissant la femme seule avec tout le poids de la responsabilité?  Quelle hypocrisie de la part de la société et de la part de la hiérarchie de l’Église de se rabattre durement sur une femme en détresse plutôt que faire l’effort de rendre un homme responsable de ses gestes.  On condamne une femme qui subit un viol et on laisse le violeur irresponsable courir au large aller violer d’autres femmes.  Avez-vous déjà, une seule fois, tendu la main à une de ces femmes?  Jésus dans l’Évangile a toujours tendu la main aux femmes qu’Il a rencontrées…  et elles n’étaient pas en train de prier dans une église.  Jésus n’avait pas de crosse dans les mains pour en asséner des coups au nom d’une « supposée morale » aux femmes « non conformes » aux normes, c’est pourquoi il avait les mains libres pour leur tendre la main au nom de l’Amour.

Quelle hypocrisie ecclésiale, quelle prétendue morale : condamner des personnes, dont on ne s’est même jamais donné la peine d’écouter la souffrance, au lieu d’avoir le cœur et les bras ouverts pour accueillir avec Amour celles qui en ont le plus grand besoin!  Allez lire l’Évangile, c’est urgent, vous qui prétendez parler au « Nom de Dieu ».  Le Dieu de Jésus-Christ ne peut que se sentir trahi par votre attitude hautaine, sans compassion, sans justice véritable, sans Amour.

Je ne sais si je vous manque de respect en écrivant ces mots, mais c’est ce que ressent mon cœur qui a un infini respect pour toutes ces femmes que vous condamnez si allégrement.  Jésus dans l’Évangile ne condamne qu’une seule catégorie de personnes…  et ce ne sont pas des femmes, mais l’élite religieuse de son époque en leur disant : « Hypocrites, vous chargez les gens de fardeaux accablants et ne touchez pas vous-mêmes, d’un seul de vos doigts, à ces fardeaux ».  (Lc 11, 45-46)

Je ne suis pas en faveur de l’avortement, mais c’est la seule aide que la société donne à ces femmes et vous voulez la leur enlever sans la remplacer par quelque chose de plus humain et respectueux de la Vie, la vraie Vie.  L’avortement n’est pas une vraie solution, car après, la femme continue à porter son lourd fardeau et personne n’est là pour l’aider.

Impliquez-vous de façon adéquate et avec Amour auprès de ces femmes et votre discours ne sera plus le même, et surtout il sera beaucoup plus crédible.  Je vous invite à la « conversion du cœur »!

Marguerite Rivard, v.c.f.



Félicitations à Sœur Marguerite Rivard, la candidate au prix Taylor 2009 de la région du Québec.

Sœur Marguerite est une femme de cœur, prémunie d’un don de soi sans borne. Cette grande dame a su depuis l’âge de 16 ans qu’elle se destinerait à la vie religieuse. Elle prit cette décision froidement « par générosité pour Dieu ».

(Source, et suite du texte, un peu plus bas dans la page d'ouverture.)

Sujet connexe dans ce blogue

mercredi, mai 26, 2010

Échapper un retentissant : TABARNACQUE !

C’est pas parce qu’on comprend pas, c’est parce qu’on comprend trop! par Jean-Claude Germain ( en photo ), historien et écrivain

Allocution prononcée à la Bibliothèque nationale le 21 mai 2010  lors du Colloque Égalité et Laïcité

La société québécoise est une société laïque de fait depuis un bon moment déjà. Sauf qu’au Québec, on est spécial. Fidèle à sa devise secrète : La charrue avant les bœufs ! on l’a laïcisé fret, net, sec, avant d’en établir le protocole. Ce qui ne veut pas dire qu’elle est moins laïque pour autant.

La laïcité est née d’un mouvement concerté, bien sûr. Mais c’est une réaction viscérale qui l’a imposée. Elle s’est incarnée d’abord dans l’adverbe qui a lancé toute la Révolution tranquille : Désormais ! Autrement dit : Assez, c’est assez ! Désormais, le passé est passé date.

Quand la laïcité contemporaine s’oppose à la présence de la religion dans l’espace public, ce n’est pas sous le coup d’une quelconque intolérance mais avec l’assurance tranquille d’une excellente mémoire. Ce n’est pas tant qu’on saisit mal la différence de l’autre, mais plutôt qu’on saisit trop son inquiétante parenté avec un passé récent.

Mais avant d’évoquer nos antécédents, jetons un œil vers le futur. Dans cinq ou six cents ans –peut-être mille – on peut facilement imaginer un astronaute qui en réintégrant son astronef s’accrocherait dans le seuil de porte, piquerait une tête par en avant et à l’instant où son scaphandre s’écraserait contre la paroi du vaisseau spatial, laisserait échapper un retentissant : TABARNACQUE !

C’est tout ce qui restera de nous. Lui, l’astronaute, n’aura aucune idée de ce que ça veut dire, mais nous on l’aurait su. Pis encore là, c’est pas sûr, parce que j’ignore si vous l’avez remarqué, mais les jeunes n’ont plus aucune idée de ce qu’ils disent lorsqu’ils sacrent.

Le sacre est devenu culturel, alors qu’à l’origine, il était cultuel. C’est pour ça qu’il serait temps de donner des cours de sacres dès le primaire. On ferait d’une pierre deux coups ! Ça serait également une initiation à la version québécoise du sentiment religieux qui a toujours été plutôt pragmatique.

Parce qu’encore là être québécois, c’est spécial. Tous les pays sacrent, mais la plupart s’en prennent au grand boss, à Dieu lui-même (Sacredieu ! Sacrebleu ! Tudieu ! Morbleu ! Vingdieu ! Torrieu !) ou à la Sainte Vierge – particulièrement en Espagne où elle passe un mauvais quart d’heure.

Dans toute l’histoire de la sacrure, les Québécois sont les seuls à s’en prendre au mobilier de l’Église (... suite>>> )

mardi, mai 25, 2010

Puisque tout devient souvenir.

...et que l'image, les écrits restent.



L"été n'arrive que dans un mois.




Ce temps de plomb achève...

vendredi, mai 21, 2010

Allez! Allez! Allez! Allez! Montréal!



Icitte au Québec y fait pas froid, y fait frette
C’est de même parce que c’est de même pis c’est ben correct
On a d’la place en masse
Pis nos face-à-face on les fait sur la glace
Alors, on lace nos patins pis nos casques
Et comme Maurice, on glisse dans l’arène avec la haine de la défaite
Et le feu dans les yeux, en fait
Quand on veut, on peut… GAGNER!

En des temps si lointain qu’les franco s’appellaient Canadiens
À une époque où les pucks étaient faites de crottin
On a réunit des hommes dont le destin commun est comme un film sans fin
En Technicolor, et tricolore :
Bleu comme le St-Laurent
Blanc comme l’hiver
Rouge comme le sang qui nous coule à travers
Le corps de l’équipe c’est le coeur de la nation
Et chaque année, faut clore avec une célébration

Ils diront jamais tel quel aux nouvelles
Mais le tissu social de Montréal
C’est de la Sainte-Flanelle
Quand y’est question de hockey
Nous on fait pas dans la dentelle, OK?
C’est plus qu’un sport : c’t’ une métaphore de notre sort
C’est ça qui nous ressemble
C’est ça qui nous rassemble
Anglo, franco peu importe ta couleur de peau
Si tu détestes Toronto le sang qui bouge dans tes artères
Est aussi rouge, mon frère, que le chandail de nos

Vingt cœurs de vainqueurs qui luttent avec honneur
Les Canadiens pour une fois rallient tous les Québécois
Vingt cœurs de vainqueurs pour le pire et le meilleur
Les Canadiens de Montréal : notre équipe nationale

Un plan de match qu’on respecte à la lettre
Un gardien alerte
Des bonnes mises en échec
Des passes drettes sur la palette
Pis des lancers précis et secs
C’est comme ça qu’on va gagner nos épaulettes!

Mais quand ça va mal, quand on cale ou on dévire
Que j’voie pas un sale quitter le pont du navire
C’pas à matin -non!- qu’on accroche nos patins
Un Flying Frenchman, franchement!, ça franchit sans flancher

Allez–y les Habitants, quand vous la mettez dedans
Y’a un petit peu de nous autres là d’dans
On est debout avec vous on ira jusqu’au bout
Durant la saison c’est toute la nation qui vibre au même diapason

Comme quand le gens criaient “Guy Guy Guy”
C’tait en dépit du combat constant de la vie
Ça leur donnait des forces
Ils pouvaient bomber le torse
Voilà l’amorce d’un ralliement réussi

On peut GAGNER!
On veut plus que participer nous on veut GAGNER!
À soir on fonce sur la patinoire pour GAGNER!
Si on se défonce pour la victoire, on va GAGNER!
On va GAGNER!

Enfin on fait les séries, fini les folies
Là c’est baston et rififi
Boston, Philadelphie
Avec les fantômes du forum
On n’a pas peur de personne
Chaque homme donne le maximum
Pour que cette année soit la bonne

Au printemps la fìèvre est universelle
Pis y’a juste une place où la glace il faut pas qu’elle dégèle
Ici le sang c’est de la sève qui monte jusqu’à nos lèvres
Le cri se change en un chant de ralliement qui s’élève
(Allez! Allez! Allez! Allez! Montréal!)

Nos chevaliers sont en cavale pour ramener le Graal à Montréal
Le tournoi est un chemin de croix parsemé d’émoi
Mais la coupe on y croit,
Comme autrefois, on a la foi
Pis si c’est pas c’t’année, ben comme dirait René “à la prochaine fois”
Québécois ! On va GAGNER!
On veut plus que participer nous on veut GAGNER!
À soir on fonce sur la patinoire pour GAGNER!
Si on se défonce pour la victoire, on va GAGNER!
On va GAGNER!

Allez! Allez! Allez! Allez! Montréal!

Du sang neuf depuis 1909 avec Jack Laviolette, Lach
Pitre et Pit Lépine en passant par Newsy Lalonde et Joe Malone
Aurèle et Morenz, Hains’, Plante, Gump et le Concombre,
Pocket, Rocket, Boum Boum, Cournoyer, Coco, Carbo, Casseau, Naslund
(Oublie pas les anglos, yo )
Toe, Dickie, Doug et Scotty, Shutt, Larry, Ken et Bobby

“L’arrêt de Roy , rebond, Butch Bouchard à Savard, vers Béliveau qui esquive un joueur… passe à Lafleur, Lafleur accélère remet au Rocket Richard, deux hommes  sur le dos, rien de trop gros ET LE BUUUUUT!”

On a GAGNÉ! On a GAGNÉ! Allez! Montréal!
On veut GAGNER! On peut GAGNER! On va GAGNER!

Allez! Allez! Allez! Allez! Montréal!
On veut GAGNER! On peut GAGNER! On va GAGNER!

Pour continuer à soigner "ce" sentiment d'appartenance...



jeudi, mai 20, 2010

Au feu!

Série Canadien-Flyers  Là où c'en est,j'écoute le chant du bourdon (*) et après, de la dactylo... Pourquoi pas le Beau grelo de Gravel.

Le Québec brûle!    >>   (Québec)...  Avec le printemps précoce qu'on connaît cette année, les feux de forêt commencent déjà à causer des dégats importants à travers le territoire québécois.

Tout le monde tremble quand le Québec brûle...

(*) Version choisie.

mardi, mai 18, 2010

"Sac-à-femme"

La France est toute prête à légiférer sur le sujet. Les Belges ont précédé.



Les speakerines de France 2, de TV5 utiliseront bientôt l'expression « women's bags » pour signaler des burqas ambulantes!

Sac. Définition (une ou deux parmi mille): >> Habit simple et grossier, qui sert de signe et d'instrument de pénitence et d'affliction.  >>Espèce de poche en toile, en cuir ou étoffe, ouverte par le haut et cousue par le bas et par les côtés.

Un sac de crin. À la gueule du sac. L'entrée, l'ouverture du sac.

Sac de blé, de charbon, d'avoine, de plâtre, de farine, de pommes de terre, de femmes musulmanes inégales de l'homme, etc.,

...du lat. saccus, qui vient du grec, dérivé des langues sémitiques : hébreu, schak. - - Un autre fort lien avec ce peuple originaire de la péninsule arabique...
Les Hébreux et les Arabes sont frères. Par son épée, Mahomet est venu mettre une chicane atavique entre eux.

Une invention mahométane, l'Allah pour la nommer, est fortement récupérée, ces dernières décennies, par les intégristes de la violence sous biens des formes mêmes féminines.
  

Le parfait submitter, l'élogieux coraniste aiment à dire et s'en convaincre « Il y a tout dans le saint Coran », même l'humour.

lundi, mai 17, 2010

Pro-Vie et amalgame.


Ce sourire paternaliste est celui du berger Ouellet. 
Berger sous houppelande, tuque et belle crosse. La crosse épiscopale est un bâton surmonté d'une croisette entourée de deux figures de serpents affrontés qui symbolisent la prudence et la sagesse. ---- Tout comme l'habit ne fait pas le moine, la crosse ne donne pas la sagesse.


(...)pour dénoncer le barbarisme, on trouve toujours dans ces zones désespérées des prêtres et des religieuses catholiques héroïques, prêts à tout pour sauver des vies de civils innocents.

C'est à ces prêtres et à ces religieuses, de Montréal ou de Kinshasa, que le cardinal Ouellet plante un couteau dans le dos. C'est le drame de tout ça: les bonnes actions des églises sont constamment sapées par les salopards du Vatican comme Ouellet.

Je refuse de croire que tous les prêtres catholiques du Québec pensent comme le cardinal Ouellet. (...)

Pour remonter à LA SOURCE.


«Déconnecté.» «Rétrograde.» «Inacceptable.» Le cardinal Marc Ouellet est sévèrement critiqué pour ses déclarations prononcées vendredi dernier au congrès de Campagne Québec-Vie. Devant environ 200 personnes, (...)
Autre SOURCE.


(...) Mais de quel Dieu fait-vous la promotion (...)
(...) Dans la religion catholique, la femme n'a aucun droit. Elle sert presque exclusivement à faire des enfants. Alors c'est sur que l'avortement et la contraception pour eux...ça les bousculent. (...)
Autre SOURCE. (LIRE LES COMMENTAIRES)


Ad nauseam jusqu'au mal de mère!
Corollaire.
L’obscurantisme du Vatican alimente l’homophobie.
Des religieux s’engagent contre les LGBTphobies.


mercredi, mai 12, 2010

Pilule anticonceptionnelle, moeurs, libération.

Il y a 50 ans ce mois-ci que les autorités médicales américaines ont autorisé la vente de la pilule anticonceptionnelle. Le Canada, qui n'a emboîté le pas que neuf ans plus tard, a tout de même été plus précoce que la France, qui n'a autorisé la pilule anticonceptionnelle qu'en 1973. Mathieu Perreault (La Presse)


Bien que mise au point en 1955 par un Américain, le Dr Gregory Pincus (1903-1967), elle est tout d'abord commercialisée en Allemagne fédérale en 1956, quatre ans avant les Etats-Unis. RTL INFO.

Situons-nous en France, au début du XIXe siècle. La Révolution avait guillotiné suffisamment pour inquiéter le clergé de la disparition des fidèles. Après la Restauration, il n'y avait que des femmes dans les églises. Fallait travailler à renouveler le cheptel, reprendre autorité. La solution envisagée: créer de nouveaux péchés!

La sexualité conjugale, le « péché d'Onan » n'étaient pas à l'ordre des visites aux confessionnaux du temps. On s'attaquera donc aux femmes toujours présentes sur le parvis. Une théologie rigoriste condamnera la sexualité sans natalité, et Vlan! Contraception et masturbation seront, dans un premier temps, « valorisées » quelque peu par le trop tolérant bureau pastoral bien nommé « Sacrée Pénitence ». Le Saint Office, héritier de l'Inquisition, en fera des défenses très strictes. Une encyclique viendra nourrir ce sujet de sexe.

L'Église respirant lentement et constante dans ses erreurs, le 50e anniversaire de ce décrétale sera soulignée par Pie XI, en 1930, pour sa condamnation du divorce et sa réprobation de la contraception.
(texte rappel, largement inspiré des travaux de Mathieu Perreault et de la revue catho-franco Esprit, no: février 2010, LANGLOIS Claude)

Puisqu'il faut bien en rire, je vais tenter l'impossible.
Situons-nous en Gaspésie, Québec profond, à l'été de 1970. Je campe un temps divin avec une belle « ma blonde ». Les chansons de Georges Dor et sa poésie nourrissent les émotions des plus blasés hippies errant de Matane à Havre-Aubert. J'ai besoin de condoms! Coudon! Faut bien que le corps exulte dans ce bain d'influences.

« Courageusement », j'entre dans la pharmacie du village (dont je ne me souviens pas du nom). Ce n'était pas une surface Jean-Coutu! La gentille commis me dit d'adresser ma requête qui la rend rougissante, directement au pharmacien.
  • Bonjour, je désire une boîte de préservatifs... Des capotes.
  • Oui, oui. J'avais compris. Avez-vous votre prescription du médecin?
  • Non. Pourquoi?
  • Le clerc (*) confirme: « Je ne peux vous en vendre sans ordonnance! »
(*) Clerc... clergé. Oui, encore en ce temps, la Gaspésie était dominée par un clergé d'obédience strictement catholique romaine.
De retour à Montréal où ce « problème » n'existait plus, j'en parle à un ami d'origine gaspésienne. Après son gros rire, il me dit cette histoire commerciale.
« Quand je projète de descendre en Gaspésie, j'achète des boîtes de capotes. Je les revends aux gars d'en-bas. Le profit paie mon voyage! ». Un marché noir caché par les soutanes noires des curés.

lundi, mai 10, 2010

Vers la Coupe Stanley...

n'Y'en aura pas d'facile!


Le Canadien de Montréal me tiendra-t-il réveillé durant cette soirée (aujourd'hui) au Centre Bell?


En cas de déception, je me suis préparé à retourner dans mes souvenirs... du temps où les cartes des joueurs de hockey sentaient bon la gomme rose.


Beaux souvenirs conservés dans les Archives de Radio-Canada.


Bonne soirée aux amateurs.

samedi, mai 08, 2010

L'eau, souffle de vie.

Tout chaud, un courriel amical me donnant une idée de vacances... L'été et l'eau de plage... Des images roulantes! Quels boudins d'eau! En conjonction, je viens de conclure une conversation avec un ami qui manque de souffle de manière bien ponctuelle. Je sais qu'il lit ce blogue...

Pourquoi pas lui couper le souffle, quant à faire!








(Un clique sur chaque photo?)
Waimea Bay - Californie >> Clark Little est un des pionniers du surfing. Marié, père de deux enfants, il est connu pour ses contributions photographiques à des programmes à tres haute cote d'écoute comme Good Morning America et Inside Edition. Tout a commencé en 2007 lorsque sa femme lui demande une belle photographie afin de décorer un mur. Sitôt dit, sitôt fait, Clark attrape son appareil photo, descend vers la mer, saute dans l'eau et commence à saisir sur la pellicule la beauté et la force brutale de ces monstrueuses vagues, vues de l'intèrieur ! Depuis, il a acheté un appareil photo un peu plus perfectionné et surtout il a affiné sa technique. Ses photos ont fait le tour du monde : Today Show, ABC World News Now, Nature's Best Photography, Paris Match (France), La Vie (France), Hana Hou (Hawaiian Airlines) magazine, Surfer magazine, Surfer's Journal .

(...c'était quelques poissons. Voici deux cannes à pêcher  #1,     #2...)

vendredi, mai 07, 2010

Invitation - - - Colloque


Les 19, 21 et 22 mai à Montréal,
à la Grande Bibliothèque,  au 475, boul. de Maisonneuve Est

et le 20 mai, à Québec,
au Musée de la civilisation,  au 85,  rue Dalhousie

Ouvert à tous      Pas de réservation, ni d’inscription    Prix d’entrée 10.00$

Pour consultation du programme: voir la source.

dimanche, mai 02, 2010

Cache-tête

C'est à pleurer.

Pleurez...
Mômannnn.
Cent 100sures. Wo. Sommes des tchickens...
Bon ben là, ça va ferrr comme le fer de la Côte-Nord!
Représentation de Mahomet. "Mahomet" introzéternisé, non canonisé...

Allah en image, en imaginazzzion, ne pouvant faire autrement...
Ci-git l'image du mythe Internetisé...

Plouk!...



 Ainsi, l'a-t-"IL" créée.
Bien pourquoi la cacher??
S'il y a qqcs de comparables entre la femme et l'homme, c'est bien leurs capacités intellectuelles, leur tête!

Allah l'a pas encore une fois.


dimanche, avril 25, 2010

Un islamiste et son devoir religieux de tuer; un résultat.

Pourquoi?


Extrait de « Ma vie rebelle », Ayaan Hirsi Ali, Nil Editions, 2006, p. 461...

« Quelques jours plus tard, j'avais rendez-vous avec la production d'une émission de télévision on' ne peut plus néerlandaise, Les Invités de l'été, à laquelle je devais participer à la fin du mois d'août. C'est une émission où les invités parlent d'eux pendant trois heures et sélectionnent des extraits d'autres programmes qui les ont marqués : vieilles sitcoms, événements sportifs historiques, documentaires ou émissions pour enfants. Les spectateurs prennentplaisir à se remémorer ces souvenirs inscrits dans la
mémoire collective, en même temps que la personne interviewée. N'ayant pas vécu assez longtemps aux Pays-Bas pour avoir ce genre de souvenirs, j'ai demandé à l'équipe de production si elle accepterait de diffuser à la place un court-métrage sur lequel je travaillais avec Theo Van Gogh. Il pourrait être prêt le 29 août, le jour de l'enregistrement de l'émission. Je leur ai décrit le film dans ses grandes lignes. Ils m'ont dit que ce serait inhabituel, mais ils ont
accepté. J'ai appelé Theo, et nous avons décidé de nous lancer.

Le film que nous avons fait ensemble, Submission, Part One, s'intéresse avant tout à la relation entre l'individu et Allah. L'islam se distingue du christianisme et du judaïsme par le fait que l'homme doit à Dieu une soumission totale : c'est une relation de maître à esclave. Le culte d'Allah implique l'obéissance absolue aux règles qu'Il a édictées et le renoncement absolu aux pensées et aux actes qu'Il a proscrits. Moderniser l'islam, l'adapter aux idéaux contemporains requerrait de remettre en question ces règles, mais l'islam est ainsi fait que tout désaccord avec Dieu est blas­phème : on n'a pas le droit de se considérer comme Son égal.

Le Coran raconte l'histoire frappante de la façon dont Satan fut chassé du royaume des anges. Après la création d'Adam, Allah ordonna aux anges de s'incliner devant premier homme, mais Satan refusa d'obéir. Il tint tête à Allah : pourquoi lui, ange éminent, devrait-il s'humilier devant une créature de boue? Pour le punir, Allah l' expulsa du paradis, et depuis ce jour Satan essaye de détourner Adam et sa descendance du Droit Chemin. Tout homme qui doute du bien-fondé des lois d'Allah est la proie de Satan.

On raconte cette histoire à la plupart des petits musulmans. Enfant, elle m'obsédait. À présent, je me rendais compte que pour réussir à émanciper les musul­manes il fallait d'abord libérer l'esprit de l'ensemble des musulmans de cette obligation rigide et dogmatique d'obéissance. Le Coran décrit sans cesse Allah comme «L'Indulgent, Le Très Miséricordieux» et répète qu'Il nous a donné une volonté propre. Dans ce cas, me suis-je dit, pourquoi s'opposerait-II à un petit débat?

Quand j'ai commencé l'écriture du scénario, j'ai décidé d'utiliser la forme de la prière pour un dialogue avec Allah. J'ai imaginé une femme debout au milieu d'une pièce. À ses pieds, un tapis de prière. Dans chaque coin, quatre autres femmes illustrent les souffrances provoquées par le respect littéral de certains versets du Coran. La femme au centre de la pièce est voilée, mais son voile est transparent de façon à mettre Allah au défi de contempler ce qu'II a créé, le corps de la femme. Sur son torse nu est inscrite la première sourate du Coran, la Sura Fatiha, par lequel les musulmans doivent commencer chacune de leurs prières. 
  La femme garde la tête baissée et le regard fixé sur l'ex­trémité du tapis, où se pose d'habitude son front quand elle se prosterne pour exprimer sa soumission absolue. Mai après avoir récité la Sura Fatiha, elle relève la tête. Et, tandis que la caméra se déplace vers la femme qui se trouve dans le premier coin, elle s'adresse à Allah. Elle lui dit qu'elle s'est toujours efforcée de lui obéir, mais que, sur Ses ordres, on l'a blessée et brisée. Parce qu'elle est tombée amoureuse, on lui a infligé, en Son nom, cent coups de bâton. Elle termine, très simplement, par la phrase : « Je pourrais ne plus me soumettre. »

Dans le deuxième coin, il y a une femme que l'odeur de son mari dégoûte. On l'a forcée à l'épouser, et à présent elle doit se soumettre à lui sexuellement, car le Coran dit : « Quand vos femmes se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d'Allah. » Dans le troisième coin, une femme battue par son mari au moins une fois par semaine : « Celles dont vous craignez l'infidélité, admo­nestez-les, reléguez-les dans des lits à part, battez-les.» Dans le quatrième coin, enfin, une jeune fille qui vit cloîtrée dans sa propre maison. Violée par son oncle, enceinte, elle attend son châtiment pour avoir eu un rapport sexuel sans être mariée.

J'ai intitulé le film Submission, Part One parce que la soumission à l'islam cause beaucoup d'autres souffrances que je comptais évoquer plus tard. Je voyais ce film comme le premier d'une série qui remettrait en question la relation de maître à esclave entre Dieu et l'individu. Le message que je voulais faire passer, c'était que le Coran était l'œuvre de l 'homme, non de Dieu. À ce titre, nous devions nous sentir libres de l'interpréter et de l'adapter à l'époque moderne plutôt que de tenter, par de douloureuses contor­sions, de vivre comme les premiers fidèles, dans un passé lointain et terrible.

Le film était facile à réaliser. Theo ne voulait pas s'em­bêter à constituer des dossiers de demande de subventions: on allait tourner un petit film de dix minutes, on verrait bien ce qu'il deviendrait. À la fin du mois de juillet 2004, j'avais terminé le scénario. Theo a loué un studio avec quelques accessoires et engagé une actrice et une maquilleuse. » ...

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Mohammed Bouyeri, 27 ans, l'assassin du cinéaste néerlandais Theo Van Gogh, a fait, jeudi 2 février 2006, un rappel que Mahomet « a prêché la violence ».