jeudi, août 28, 2008

Une éducation-instruction parentales.

À partir de cette année, tous les enfants du Québec - qu'ils soient catholiques, juifs, musulmans ou bouddhistes - devront apprendre qui est Jésus, ce qu'est Noël, qui est Bouddha et quels sont les cinq piliers de l'islam. On leur expliquera que tout ça, ce sont des croyances et pas nécessairement des faits avérés.

En dehors de l'instruction, l'école usurpe un pouvoir détenu par les parents. L'éducation est un devoir parental. Notre « Ministère » s'affuble d'un substantif discordant :
Ministère de l'Éducation... (À écouter!) Comme on avait hâte d'enterrer la loi créant le Ministère (département) de l'Instruction publique votée en 1897. En 1964, démocratiser l'instruction était un développement nécessaire. Élargir le mandat public jusqu'à remplacer les parents, jusqu'à faire des enseignants des « surveillants éducatifs », il y a de l'errance. L'école publique n'a pas à transmettre de valeurs religieuses ni de valeurs a-religieuses. L'école n'a pas à 'transmettre' le doute...

Quand le système juge à propos, dans le curriculum de l'élève, d'enseigner l'histoire du Québec, l'évolution mondiale, il pourrait aussi enrichir ce contexte historique par un canevas étoffé sur les principales religions. Ça ne porterait pas le nom « d'éthique » mais d'un savoir transmissible qui, de tout temps, se nomme « histoire ».


Je prédis que dans moins de trois ans, le Ministère de l'Éducation parlera de réforme... du cours d'éthique!

1 Commentaire:

Florian Jutras a ?crit...

Éducation-instruction, qui fait quoi? Débat stérile à mon avis. La tâche de l'état, la mission de l'é cole, c'est éduquer c'est-à-dire rendre un enfant ex-des langes de l'enfance, capable de survivre ou on peut dire de fonctionner dans la société d'aujourd'hui et dans celle de demain. Quand les parents allaient à la messe ils y amenaient leurs enfants. Ont-ils fait pour autant un "éducation religieuse"?
L'école publique, dis-tu, n'a pas à transmettre de valeurs religieuses... Peut-on vraiment séparer "savoir" et "valeurs"? Le professeur d'éducation physique communique un peu de ses propres valeurs concernant le corps et la santé et non seulement le savoir faire un carpé renversé. Et, réfère à ton expérience, pense à Tinest, c'est surtout le transfert des valeurs qui éduque, qui marque...pour la vie. Le propre de notre époque c'est que notre monde de valeurs n'est pas monolithe. D'où une importance plus grande à de véritables échanges de valeurs.
Qu'on ne s'enfarge pas dans les mots. "Éthique" au lieu de morale peut jouer pour un temps le rôle pédagogique de faciliter un passage.Dans trois ans, le mot pourra être devenu désuet ou inapproprié et le programme aussi. Depuis que j'ai commencé à oeuvrer en éducation ou en instruction publique, on n'a fait que ça, changer de programme et amorcer des réformes pédagogiques. Prédiction pour prédiction je prédis que dans plus de trois ans on aura dépassé ou contré l'allergie qui nous empêche de voir un musulman face à face, de le présenter à nos enfants et de communier à ses valeurs. On aimera avoir du "live" même en "savoir" religieux.
Qui vivra verra!
Florian