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dimanche, mai 17, 2009

Crépuscule aux oies

Comme bien des gens, j'ai l'habitude du repas du soir. Comme des voisins, j'ai souvent le réflexe d'épuiser la lumière du jour sur la rive du Saint-Laurent. À la décrue des eaux, j'ai planté ma chaise le plus loin que j'ai pu. En bord bord de l'eau. J'aime voir une chaise qui m'attend. Elle ne regarde pas l'égout pluvial qui sèche le chemin du Roi. Le béton est toujours laid quand il viole la nature.

Ma chaise encore m'a préparé un spectacle. J'y vois le fleuve jusqu'à la tour olympique, le mont Royal. Un peu et j'y verrais tomber les avions sur le tarmac de PET. Toutefois, j'y devine les gros navires sortant de l'emprise des écluses. Tout çà, dimensionné par l'immense coulée sortant du Haut-Canada.

À voir loin, on oublie la vie qui bat tout près.

Ce soir du 17 mai 2009, j'enligne ma chaise... Habitudinaire, m'attends à y voir pencher le jour. À quarante pas près... Ho! Là! Le tout autour de ma chaise bouge d'un « quoi c'est çà? ».

Pas vrai et aussi vrai, un couple d'outardes résidentes viennent me présenter, JOUR DE LA PRÉSENTATION, la petite nouvelle éclosion. Quel printemps hâtif!

Clic! et Reclic! Kid-Kodac s'exécute. Émotions encore neuves après tant de printemps! Mes « Charmants voisins », prudents, se glissent à l'eau quand ils aperçoivent deux chiens tirant leur maître. Le spectacle de l'ornitho achève sur une banalité à raser le gazon.

(L'énergie d'écrire ce billet à la noirceur me vient d'un si rare commentaire publié au billet précédent. La solitude ne m'a que très rarement pesée. Encore moins, la compagnie!)

Merci la vie!

Pour le sommeil et les rêves...Faute d'outardes, on photographie le merle.
Faute de grives, on mange des merles.
Faute de boeuf, on fait labourer par son âne.
Mieux vaut une chèvre qui donne du lait qu'une vache stérile.
Qui a des noix en casse, qui n'en a pas s'en passe.
Faute de grives on les remplace par des merles, par des pies.
Qui se fait brebis, le loup le mange.
Mange ou ne mange pas, on te le comptera pour un repas.
Le plus mauvais pourceau mange le meilleur gland.
Tu me grattes où ça me démange.
Qui avec son seigneur mange des poires ne choisit pas les meilleures.
Qui fait la faute la boit.
A faute de chapon - Pain et oignon.
Qui mange tout le soir - Le lendemain ronge son pain noir.
C’est la maison de Dieu, où on ne boit ni ne mange.

samedi, juillet 26, 2008

La vie qui bat.

Clore une journée par de petits plaisirs... C'était hier soir. Une soirée rare que cette complicité entre l'été et l'air doux du fleuve; une percolation exceptionnelle dans une saison. La parfaite image du banc au bord du fleuve...
Sur mon pas lent du retour à la maison, mon voisin, courtier en « petits plaisirs », me rattrape pour m'offrir des fraîcheurs du jour. Gene est un spécialiste en « fine bakery » et abuse de mon « pas capable de dire NON! ». Louise de me préciser que les chocolatines sont au choco-belge, que ces miniatures sont à la framboise, que les tartelettes garnies débordent de pomme, rhubarbe, fondant de... Et j'ajoute que les croissants seront juste pour moi! -- Je quitte l'antre d'Ali-Baba-au-rhum avec une pleine boîte qui m'écarte les bras à ne pas passer sous l'embrasure de la porte.

De l'autre côté voisin, ma soeur reçoit son ami Robert soulignant ses 63 ans. Et j'ai des gâteaux plein les bras... Gâteaux, gâteaux-de-fête! Bon anniversaire Robert! Le voilà gâté à son tour. Mamie-Margot en aura aussi pour ses tout-petits souvent chez elle, manière de laisser tabou un tout-petit-plaisir-gourmand... si peu caché!

Clore une journée par de petits plaisirs... C'était hier soir. Plaisir nature, donner, recevoir...

Au café de ce matin, chocolatine en bouche, Lucie, dégustant son plaisir, enchantée, prend tout son temps, entre deux eum! eum! pour me dire 'faites avec du vrai-vrai chocolat'.

Débuter une journée par de petits plaisirs... Hic et nunc!

vendredi, octobre 05, 2007

Belle.

Belle Marie, Maïténa Doumenach, chantez pour nous. Ha! Ho! Hi! Zut! ...la pensais québécoise. Alors. Alors. Le Temple Solaire? Ça vous rappelle??? C'ché pas si je devrais.... Bon, ben, alors. Vois la Belle, chez Thierry Ardisson. Extrait;

TA : Ordre du Temple Solaire, OTS
ML : Ordre du Temple Solaire. Or, il se trouve que, malheureusement, je suis en mesure de donner des informations, puisque j’ai moi-même… mon mari a essayé de m’entraîner dans cette secte. Donc, j’avais deux ou trois détails, et je me suis dit que dans le fond, ce pauvre monsieur qui a l’air de chercher des choses… j’ai convoqué Monsieur Cotten chez moi à Paris, je lui ai
ai donné les informations qui étaient à ma disposition puisque c’est mon témoignage et que je peux le prouver. Je lui ai donné ça, merci et au revoir. J’ai dit à Antoine, quand nous sommes rentrés tous les deux à Genève : on arrête là, c’est pas la peine d’essayer avec l
es Français. Nous avions déjà envoyé un dossier à la CIA et au FBI… Ca a l’air fou, ce que je dis, hein ? Ca a l’air vraiment fou !

JS : Tout à fait, oui.

TA : Alors, on veut soit vous faire taire…
ML : On veut me faire taire. Et comment donc, on veut me faire taire !

TA : … soit vous faire passer pour cinglée
ML : Avec ce que je raconte… sincèrement, on me raconterait une histoire comme ça… je suis la première à dire : mais attends, la fille, elle est piquée. Elle est… la vieille chanteuse, comme on dit dans je sais pas quoi… elle est malade, elle est en train de raconter n’importe quoi… sauf que quand même, quoi qu’il en soit, j’ai une masse de dossiers, qui ne sont pas écrits par moi, c’est bien évident. En l’espace de trois jours…

Quelle affaire, quelle carrière, quelle vie que la vie de tous et chacun!

Cette fin de jour me laissait au fleuve. L'air me touchait de partout. Le moment était onctueux. Rêve de figer à 25°C pour l'éternité d'un si beau jour. Le temps me disait que c'était ici, hic et nunc, le divorce des saisons. Pour tout vous dire, cinq sarcelles à ailes vertes, deux canards pilet, plus de vingt colverts, aucun limicole, aucun splash d'esturgeon mais au-dessus, une banderole d'outardes ayant, enfin, choisie la bonne direction! Et cette eau qui n'arrête pas de fuir vers le Bas-du-Fleuve... Gravité des gravités.

Paroles de l'Ecclésiaste, fils de David, roi de Jérusalem.
Gravité des gravités, dit l'Ecclésiaste, gravité des gavités, tout est gravité. Quel avantage revient-il à l'homme de toute la peine qu'il se donne sous le soleil? Une génération s'en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours. Le soleil se lève, le soleil se couche; il soupire après le lieu d'où il se lève de nouveau. Le vent se dirige vers le midi, tourne vers le nord; puis il tourne encore, et reprend les mêmes circuits. Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n'est point remplie; ils continuent à aller vers le lieu où ils se dirigent. Toutes choses sont en travail au delà de ce qu'on peut dire; l'œil ne se rassasie pas de voir, et l'oreille ne se lasse pas d'entendre. Ce qui a été, c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera, il n'y a rien de nouveau sous le soleil. S'il est une chose dont on dise: Vois ceci, c'est nouveau! cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés. On ne se souvient pas de ce qui est ancien; et ce qui arrivera dans la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard. Moi, l'Ecclésiaste, j'ai été roi d'Israël à Jérusalem.

OK. Autre réminiscence. J'y vas "par coeur" et en gras!

Tout n'est que vanité,
Mensonge, fragilité,
Dans tous ces objets divers
Qu'offre à nos regards l'univers,
Tous ces brillants dehors,
Cette pompe,
Ces biens, ces trésors,
Tout nous trompe,
Tout nous éblouit,
Mais tout nous échappe et nous fuit.

Telles qu'on voit les fleurs,
Avec leurs vives couleurs,

Éclore, s'épanouir,
Se faner, tomber et périr:
Tel est des vains attraits
Le partage;
Tels l'éclat, les traits
Du bel âge,
Après quelques jours,
Perdent leur beauté pour toujours.

Oh! combien malheureux
Est l'homme présomptueux,
Qui, dans ce monde trompeur,
Croit pouvoir trouver le bonheur!

Dieu seul est immortel,
Immuable,
Seul grand, éternel,
Seul aimable;

Avec son secours,
Soyons à lui seul pour toujours.



Je suis certain que certainsss ont aussi retenu...
Quelle affaire, quelle carrière, quelle vie que la vie de tous et chacun!

Divaguement vôtre.

samedi, juillet 14, 2007

Françaîs Fêtent.

Quatorze juillet!

Le jour des baguettes en l'air plutôt que sous le bras. Belle manifestation européenne sur les Champs-Élysées; DES SOLDATS EN PARADES pour éviter les guerres... Vous avez vu à TV5?

Faut y voir que l'Union européenne "n'est plus" une extension de la France... Chirac, out!

L'anar Léo Ferré est mort un 14 juillet...

Pour partager la fierté des Français, je vous propose quelques écoutes.

ÉCOUTE

PAS

ÇÀ.

Et ça.

Et ça...

mercredi, décembre 06, 2006

LE ROCK'N'ROLL DU MARQUIS !

Bonne soirée samedi dernier au Firmament de Firminy (Firmament des stars !) salle de spectacles à cinq minutes à pied du Petit Trianon. Pas besoin de carrosse. Firmin, parti boire des canons (verre de vin) au centre...

Les 1 500 personnes chauffaient déjà la salle quand arriva un joli brin de femme, Natasha St Pier, la mignonne Canadienne, ovationnée par un public déjà conquis à sa dévotion. Qu’est-ce qu’on l’aime, Natasha !

Je venais découvrir celle dont j’ai parfois entendu les chansons à la radio mais qui ne m’a pas vraiment convaincu.

Pour mettre une salle en transe après 45 minutes de chauffe (chauffe Marcel, chauffe Marcel !) elle est très douée. Vous pouvez l’inviter à une garden-party, ambiance assurée.

Un orchestre du « tonnerre » ! Cinq costauds poussant à fond la sono, un son superbe mais écrasant la voix de la rockeuse au timbre plaisant mais au manque d’ampleur et de force. Au piano seul, se sera mieux.

Impossible pour moi et mes voisins d’ouïr la moindre parole de ses textes. La seule chanson audible fut la reprise de « Vivre ou survivre…1982 » de Daniel Balavoine. Vive émotion dans la salle, car ce chanteur contestataire et humaniste, décédé stupidement dans le non moins stupide rallye Paris/Dakar était très estimé dans l’Hexagone. Daniel aida Natasha à survire dans sa mer des mots inaudibles, dans un spectacle en débauche de lumières, de lasers, de fumées, de fonds de scène à géométries variables et colorées. La fête ! Beaucoup de plaisir visuel et musical pour tous les fans.

La moitié de la salle dansait, lâchait des ballons en forme de cœur, portait des roses à la star et allumait des bougies. Natasha coordonnait tout son monde avec des ondulations et une gestuelle très gracieuses. C’était comme ma « première surprise-partie ». J’en avais oublié mes varices. Aie !

Dans le registre rock au féminin, je suis toujours sous le charme de Diane Dufresne, Véronique Sanson, Bony Taylor, Tina Turner et j’en oublie… De plus grandes pointures que Natasha qui savent ne pas se laisser bouffer par l’orchestre. Faut la laisser pousser cette jeunette de 25 ans ! Et puis, le rock n’est pas une musique de chambre, spa !

Pour la galerie des Canadiens/Québécois, à part les grands anciens, j’apprécie bien Lynda Lemay, je me laisse aller à Isabelle Boulay, glamoureuse et charmeuse, et le beau Garou à la voix rauque et sexy de jazz singer.

La semaine dernière, nous avons entendu et vu la très classe Françoise Hardy (63 piges, mon âge !) et son joli filet de voix, chanter « Partir quand même… 1988 » avec Julio Ecclésiaste ( ?). Un CD, tous morceaux en duos. Henri Salvador (80 piges) sort un CD avec sa toujours belle voix de crooner et des mélodies jazz fort sympathiques.

Jazz, jazz…même mon idole (C’est toi mon idole, c’est toi dont je raffole !) la muse de Saint-Germain-des-Prés, était hier toute la journée sur France Inter pour assurer la promotion de son
dernier CD, « Le temps d’une chanson… » A 80 ans. Oui, Madame ! Et toujours soyeuse et tumultueuse, la diva. Puis ce violoncelle dans la voix veloutée et grave. Et là, tu comprends tout, tout, tout. Même qu’elle te chuchote à l’oreille : « Déshabillez-moi… et vous… ».

Elle reprend des airs du répertoire mondial comme « Mathilde » de Brel, « Volare… » avec un orchestre de jazz au son Miles Davis, son ami/amant. Pas de nouvelles chansons comme dans ses 2 derniers albums, chansons des Miossec, Biolay, Manset, Lavilliers. Enregistrement à New York, contrairement à ses habitudes très parisiennes du petit orchestre rive gauche, piano, contrebasse et accordéon.

Greco, la toujours libertaire, aimante, insolente, impertinente, pourchassant la connerie. Un jour dans les années 60, elle entre dans un restaurant avec Miles. Le propriétaire la reconnaît et la salue. Elle demande deux places. C’est oui. Le propriétaire voit soudain le grand noir derrière elle. Il se reprend. Plus de places. Gréco lui demande d’ouvrir les mains et lui crache dedans. Puis sort du restaurant avec Miles en claquant la porte.

Invitée au Chili, renommée internationale oblige, elle ne met à son programme que des chansons d’amour. Or, c’est bien connu, l’amour est révolutionnaire. Très applaudie au début du récital devant Pinochet, et rien après. On la reconduisit sous escorte militaire avec ses musiciens à l’aéroport. « Il fallait que je sois là pour témoigner que nous ne sommes pas dupes de la dictature du régime. » « Ces jours-ci, Pinochet agonise dans l’indifférence. » Libération 05/12/06. En échappant à son juste procès…

Bravo Juliette ! Voilà pourquoi on t’aime en plus de ta voix. A bas, toutes les exclusions… Pour moi, c’est toujours un modèle séduisant, sachant aussi bien l’intolérance envers les intolérants et la tendresse envers les tendres.

C’était mon COUPLET sur quelques aspects de la chanson art mineur, selon Gainsbourg, mais qui n’est pas toujours innocent.. Je vois Alain quand j’écris ces lignes. Quelles bonnes heures avons-nous passées à Granby à ce farcir les oreilles du hip parade du moment avec les magnétos du labo de langue, oubliant pour quelques heures notre état « monacal ». Pour un plaisir gratuit.

Honni soit qui mal y pince !

Une info : cette semaine, nous avons pu voir sur la 5 Arte, le superbe film « Macbeth » de Roman Polanski, 1971. Avis aux amateurs sur TV5.

Réjean
El Gringo del Gréco !

mardi, novembre 21, 2006

DITES, QU'EST-CE QU'ON MANGE AUJOURD'HUI?

DITES, QU’EST-CE QU’ON MANGE AUJOURD’HUI ?



Bonjour tout le monde !

Mais c’est le désert ici, ces temps…Pas âme qui vive sur ce blogue… Rien à se mettre sous la dent…

Je devine tout le monde préparant la congélation à venir…

Je vais m’occuper de mes deux blogues hexagonaux qui débattent, débattent et débattent…

Demain, conférence débat avec HUBERT REEVES, astrophysicien sur le thème « L’avenir de la vie…sur terre. » Salle de 2 000 personnes.

Il est tellement connu ici que les gens le prennent pour un Français. Ils me regardent étonnés quand je leur dis qu’il est Québécois. Vrai qu’il s’est tellement bien fondu dans le paysage d’ici, qu’il a toujours su jouer avec les médias d’ici que sauf un léger accent « berrichon » on peut le prendre pour un Gaulois pur jus.

Ca s’appelle, se fondre dans le décor. Je connais.

A plus…

Réjean
Le Fierminois

samedi, novembre 18, 2006

LE QUEBEC, CE N'EST PAS SEULEMENT MONTREAL!

LE QUEBEC, CE N’EST PAS SEULEMENT MONTREAL »


(Ici, j'ai mis une photo de myself et je ne la vois plus! Ce serait bien de me dire comment il faut faire...)












Hello boys and girls !

Je vous ai suggéré l’autre jour de vous procurer Le Courrier International, n° 836 du 9 au 15 novembre 2006 pour le « dossier Québec. » En feuilletant ce périodique l’autre jour chez un médecin de mes amis, j’ai vu une publicité en page 41 pour un Hors Série, n° 112 nov./déc. 2006 : LE QUEBEC HORS PISTE où il est question de l’Abitibi de Mont-Laurier et de Nunavik. Je ne l’ai malheureusement pas trouvé chez mes marchands de journaux. Je le trouverai sans doute chez mes anciens collègues bibliothécaires. Je vous le signale au cas où cela vous intéresserait.


SEGOLENE, SEGOLENE, SEGOLENE, ON T’AIME !

Nous sommes nombreux ici, socialistes républicains, heureux de la victoire de Ségolène Royal, comme candidate élue pour la présidentielle de 2007. Les éléphants Fabius et Strauss Khan ont dû baisser pavillon devant le plébiscite pour cette femme qui promet beaucoup. Enfin une femme dans les hauteurs de la politique frse. Très bien pour tous ces machos cravatés, à la langue de bois.

Au fait Ségolène Royal, républicaine et socialiste c’est un peu comme Réjean, Marquis, Prince mais républicain et socialiste. Allez y comprendre quelque chose. Comme quoi on peut être de noble lignée et néanmoins près du peuple. Ha, ha, ha !

LIBERATION

Mon quotidien préféré battait de l’aile depuis plusieurs mois. Laurent Joffrin du Nouvel Observateur devient Directeur de Libération. Et le journal va se maintenir, ha, je respire d’aise ! Le Monde, c’est la vitrine de la France à l’étranger et la référence des journaux. Le Figaro est un journal très conservateur et pour les vieux. Il reste Libération, qui, par son ton, son impertinence demeure le quotidien dérangeant depuis 1972. Il serait dommage qu’il disparaisse. C’est le seul qui traite de reportages sur les marges de la société. Vous pouvez l’acheter, rue Sainte-Catherine, près d’Archambault, à la Presse Internationale. Juste pour voir…

PARANOIA

Je devrais écrire ceci en commentaire du billet « Réalité ou raciste ? » Tant pis, j’en fait une partie de mon billet.

Grammaticalement « Réalité ou raciste ? » est une faute de base. Le « ou » relie deux termes de même nature. On doit donc écrire : « Réalité ou racisme ? » ou bedon « Réel ou raciste ? Deux substantifs ou deux adjectifs. Va pour la leçon de français.

A cette interrogation, je répondrai « raciste ». Désolé, mais quand je lis le début et la fin de ce billet, je ne peux m’empêcher de penser que son auteur cultive des relents de racisme.

Les faits cités, je les connais, j’en ai entendu parler. Ils datent de deux, quatre ans…. De l’eau a coulé sous les ponts depuis. Aujourd’hui, personne n’en parle plus.

Ces faits sont relatés sur des supports sans références complètes. Comment les retrouver ? Source : Nouvel Obs, l’Express… De quelle date et quels numéros ? L’auteur a-t-il jamais lu une revue scientifique ou de bonne tenue sans la mention des références complètes des supports cités ? C’était il y a cinq, dix ou vingt ans, les faits cités ? On ne le saura pas et on peut les contester.

Je crois que notre webmestre, malgré ses grandes qualités, fait preuve de paranoïa anti-islamique. C’était le cas dans l’ancien bloque, je ne croyais pas retrouver la chose dans celui-ci. Je crois que personne parmi nous n’approuve les extrémistes de tous bords. De là à cultiver la psychose de la chose, il y a un grand pas.

Ces faits sont réels, mais est-ce que la France devient islamiste ? Est-ce que le Québec est en train de s’islamiser ? Non et non. C’est oublier Astérix le Gaulois. C’est oublier que le Québec n’a pas été assimilé par les Anglais. Et que cela ne se fera pas. Merde ! Il faut un peu réfléchir. Que dire des Témoins de Jéhovah qui nous harcèlent sans arrêt depuis 50 ans ? Ont-ils pris possession de nos âmes et de la société ? Que non.

Voici une suggestion pour tous les paranoïaques anti-islamistes. Ne pas confondre avec mes frères musulmans qui sont comme vous et moi des sujets raisonnables et paisibles :

-Aller vite chez Mohamed and Spencer, rue Saint-Laurent. Acheter un burnous de fine toile, un turban, des babouches de cuir jaune et le poignard large et court que les hommes portent sur leur bedaine. Ensuite, tu te teins les pieds et les mains au hénné. Ainsi paré, le jour ou les islamistes envahiront Repentigny, toi, tu pourras leur dire : « J’ai déjà donné, foutez-moi la paix ! » Tu passeras inaperçu. Pas mal, non ?

-Arrête de lire « Allo Police », si ça existe encore. Ce torchon nauséabond.

C’était le conseil d’un ami qui veut du bien à un ami webmestre. Mieux vaut un ami, qu’un ami béni-oui-oui !

ILES DE LA MADELEINE

Hier, nous avons pu voir sur la 3ème chaîne, chez Thalassa de ce toujours excellent Georges Pernoud, un reportage superbe sur les Iles de la Madeleine, avec des parties sur Québec et le Saint-Laurent l’hiver. Les Acadiens…les homards bleus (wouaw !) et le « massacre des loups de mer » contesté par la planète et approuvé par le gouvernement canadien. No comment ! Cela vous plairait de terminer votre vie à coups de bâtons sur la tête ?


A votre bon cœur !

Réjean
Marquis de Firminy et Prince de France

mardi, novembre 14, 2006

LE REJEANDEFRANCE NOUVEAU EST ARRIVE !

BONJOUR CHERS TOUS, ME V’LA !
" J’arrive…oui, j’arrive ! N’ai-je rien fait d’autre…"

Me voilà avec mon boa, mes paillettes, ma lyre et mes délires dans cette nouvelle maison, belle, claire, design, bourrée de gadgets. Je n’ai pas encore appuyé sur tous les boutons, il y en a trop. Dans six mois, je saurai tout. Garantie.

Le chalet qui nous a menés au Pied de la chute était fort sympathique. La page en est tournée. C’est bien aussi de s’installer dans un autre lieu, de voir d’autres cités.

Ne me demandez surtout pas tous en chœur si je vais bien. Je vais très bien, merci. J’aurai deux ans de séniorité au 1er janvier prochain. Ma vie se déroule de façon très satisfaisante entre des activités associatives et culturelles qui me donnent le sentiment et la réalité de mon utilité sociale et le plaisir de continuer à m’enrichir. C’est tout ce qu’il me faut. Pas trop, ni trop peu. Ce qu’il faut. J’ai trouvé l’équation qui me convient. J’ai aussi le temps du loisir gratuit, des palabres, de la méditation, de la lecture et du rien…ne rien faire tout en ne se sentant pas coupable. Sympa, non ?

JOSEPHINE

La semaine dernière, j’attendais Joséphine. Et bien Joséphine, elle est venue. Et je crois qu’elle a aimé ça!

Joséphine c’est l’une de mes dernières tantes, jeune tante de 68 ans, de Thunder Bay (La Baie du Tonnerre !) vue une seule fois en 1987 lors du décès de mon père. La famille de ma mère étant très dispersée et spécialement en Ontario, chez nos « ennemis ». Vue une seule fois, mais séduction réciproque assurée. Puis quelques années plus tard, une correspondance régulière qui dure toujours. En « inglish » obligatoirement car elle n’articule pas un mot de Mr Molière. So sad!

Il y a quelque mois, elle m’annonce qu’elle va « cruiser » dans la Méditerranée et qu’elle viendra à Firminy pour trois jours. A flight from Barcelona to Paris, another one to Lyon et la tante est dans ma voiture avec ses 29 kilos de suitcases. Neuf de trop pour lesquels elle paiera 14 euros de Lyon à Paris et plus pour Paris/Toronto/Thunder Bay. No problem, I’ve got the money. Just too bad !


Qu’est-ce qu’on a pu rire ensemble ! C’est une « vive la joie » cette tante. Tout lui plaît. Un soir, je sors une belle soupière en porcelaine pour mettre la soupe du Marquis, légumes de saison… « Don’t put it in that dish, let it in the casserolle. – Damned, Josie, what about the French gastronomy! » Cela me faisait penser à une personne marginale que j’ai connue et qui mangeait une boîte de thon à même la boîte. Va pour la survie mais exit le plaisir!

DOSSIER QUEBEC

Jacques Dufleuve m’a signalé il y a quelques jours la parution d’un Dossier Québec dans la revue Le Courrier International, n° 836 du 9 au 15 novembre 2006. Une revue d’excellente qualité que tout humain conscient et qui ne veut pas mourir idiot se doit de lire et de relire de temps en temps au moins. Surtout si on s’intéresse à autre chose qu’à son pré carré.

Je l’ai achetée et lue. Du pour et du contre. Je n’en dis rien aujourd’hui, j’attends vos réactions si vous le voulez bien. Une manière de concours aussi, différend des concours du blogue. Un petit défi. Etes-vous "game"?

Je vous salue bien et salue aussi vos épouses et tous les vôtres.

Réjean
Le Fierminois