jeudi, mars 29, 2007

Ma vie me glisse entre les mains

Comme dit « mon Dépanneur » quand je le quitte, « Bonjour et bonne journée »! Sur ça, je ne lui remets jamais son change.

Plutôt, le texte qui suit pourrait changer un peu l'humeur de votre journée... Si l'auteur le savait, il s'en excuserait. --- Il y a peu, je rencontrais ce parkinsonien « avancé », généreuse maladie s'il en est. J'ai aussi une soeur qui m'a fait pleurer au téléphone, il y a huit ans, m'apprenant son propre diagnostique...

Je ne change rien de son texte, même pas une frappe sauf la couleur des caractères. À chacun d'imaginer un atteint de la MP au clavier.

J'ai reçu un appel d'une préposée de la SAAQ: plus de permis de conduire.
ça m'écoeure au plus haut point: je n'ai pas fini d'entendre les moralisateurs et les éternels bien pensant qui ont toujours le mot juste auquel on n'a rien à répliquer tellement
leur gros bon sens s'inspire des racines les pluis profonsdes
de la sagesse paysanne.

"C'est peut-être mieux comme ça tu aurai pu avoir un accident,tuer quelqu'un ou te tuer SO What
Je me sens mourir à petit feu
C'est pire maintenantque c'est officiel
Puis il y aura la lettre officielle la semaine prochaine
Je la ferai laminer, preuve de la déchéance humaine
Même dans mon pire, je conduis mieux que la moitié de la population
"Vous êtes considéré comme reprérsentant trop de risques d'accidents
Je sais que ma conduite n'était pas parfaite mais j'en étais triplement conscient et prudent
Je n'ai pas eu d'accidents depuis des lunes
Je me sens mourir à petit feu
"C'est dur de mourir au printemps tu sais...
Quelle déchéance quelle humiliation Quel affront
C'était mon plan:en attendanrt la lettre
Je sais ce que j'avais ressenti en perdant mon auto
Dans une banlieue tout est planifié en fonction de l'automobile
On commenc à jouer aux autos tout jeune
puis on a notre première auto
Puis on a notre dernière auto
C'est-y jeune pour perdre le privilège de conduire un véhicucle motorisé
60 ans c'est jeune
Et pourtant sivieux
Je me sens telement vieux
C'est dur de vivre au printemps...
C'est dur de ne pas mourir au printemps
C'est dur de ne pas vivre au printemps
Je ne t'écrirai pas un roman
Je glisse vers le fond du gouffre
Inexorablement
Je ne sais plus si je pourrai m'arrêter
Il y a tellemetn longtemps que je n'ai pas pris un momentde répit

Toujours,
la vache
elle me précède toujours
Toutes les étapes arrivent plus vite et plus fortes que prévu
Ma situation se dégrade
Ma vie me glisse entre les mains
Je ne crois pas à l'En Haut
Je ne crois pas au gros lot
Voilà que je tiens à ce monde par le petit lait
Je ne sais même pas ce que c'est
Mais c'est laid
Je devrais mon salut à ces maudites grosses bêtes tellement stupides
C'èst dur d'être un veau au printems
C'est dur de ne pas être un petit veau au printemps
"La pire chose qu'on peut faire à un homme c'est": de lui enlever sa liberté, sa mobilité, son auto-nomie
Et dire qu'elle n'est même pas encore payée.
Quelle pourrait-être la prochaine vacherie ?
...
Je le sais mas je ne le dis pas
IL l'a écrit le monsieur qui faisait , l'ergo quoi!
"ne semble pas conscient de son état, de ses limitations
Non bien sûr
il est téméraire
Il faudrait peut-être que je passe mes journées en marchette et en jaquette pour un petit Veillette
(Je ne retrouve pas non plus le rapport de l'ergot...
en regardant les gens passer
Pourquoi pas leur envoyer la main comme faisait le "Mongol" de service sur la rue Frontenac toujours avec son sourire de trisomie 101
"Tu as gardé ton sens de l'humour " Ah ah ah!"
Voilà, tu as esssuyé la 1ere salve , je m'en excuse
(Je compte écrire à l'ergot eet à la SAAQ
Usé par l'érosion de la vie je veux bien, mais subir le déplacements des glaciers, ça gruge un peu trop
Bonne journée à toi
(Au fait, comme mes préoccupations sont petites et niäiseuses)
tellement que j'envoie ce texte dans brouillon,
d'où je l'en ai tiré)
(Je ne sais pas comment je vais craler jusqu'aux pilules
et ensuite ramer sur mon lit)
Finalement je n' apporte que des plaintes et du trouble

Bonne nuit à nous tous

Cette généreuse maladie est assez répandue pour que votre famille vive un « cas ». Car c'en est un. Ici, toute la famille en tremble. Tout de même, j'ai une fierté. À l'été 2000, j'ai convaincu ma soeur (de trois ans mon aînée) « se sentant diminuée physiquement » de m'accompagner... J'allais descendre le Saguenay en kayak. Elle m'a donné sa confiance. Cinq jours de rives à fjords et de campings sauvages, de pagayage contre vent, pluie et marée, d'épuisement physique et de confiance en la belle vie. À l'arrivée, dans la baie de rêve de Tadoussac, ne voulant plus quitter son frêle esquif, elle m'a dit quelque chose comme « tu m'as fait me prouver que j'étais une capable! Quel merveilleux voyage!»

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